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MP 787: The Week In IndyCar, April 4, with Sebastien Bourdais   

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The French Fry & Hamburger Show continues as Sebastien Bourdais returns to The Marshall Pruett Podcast to answer questions for The Week In IndyCar show using items submitted by fans via social media.

Episode Time Stamps:

  1. Show open 
  2. Seb's shelter-in-place routine (starts at 2m04s)
  3. Thoughts on iRacing and his Ikea sim rig (6m36s)
  4. Future racing plans (16m51s)
  5. First memories of the 24 Hours of Le Mans (23m13s)
  6. Relationship with Simon Pagenaud (27m47s)
  7. Driving the Panoz DP01 Champ Car (31m10s)
  8. Fun team recollections (32m39s)
  9. French racing legend Jean Pierre Jarier and Seb's crazy first Le Mans race (38m54s)

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Quand Bach interprète la Passion selon saint Jean    

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Quand Bach interprète la Passion selon saint Jean

7 avril 1724 à Leipzig (Allemagne). Le cantor de la ville, Jean-Sébastien Bach, monte à la tribune de l'église Saint-Nicolas pour y diriger une œuvre qu'il a composée spécialement pour ce Vendredi saint. L'espace géographique de cette église baroque de la bonne ville marchande de la Saxe devient une nouvelle scène jamais imaginée en Europe. Depuis Mendelssohn qui les a redécouvertes, les "Passions" de Bach sont jouées chaque année partout dans le monde. Sauf cette année....

Ce vendredi saint d’avril 1724, une foule de luthériens se presse pour les vêpres dans l’une des deux églises de Leipzig, la Nikolaikirche. Un cantique Alors que Jésus était sur la croix ouvre la prière et introduit un immense oratorio du nouveau cantor, Jean-Sébastien Bach. Une invocation au Christ par trois fois, Herr, unser Herrscher (Seigneur, notre souverain) annonce la première Passion selon saint Jean : arrestation de Jésus, rencontre avec Caïphe, reniement de Pierre. Fin du premier acte. Le surintendant Deyling monte en chaire pour le sermon. Bach reprend les chœurs : Christus, der uns selig macht (Christ qui nous rend bienheureux) pour le procès devant Pilate, la crucifixion (poignant alto du haute-contre et viole de gambe Es ist vollbracht, Tout est accompli), la mise au tombeau et le majestueux Ruht wohl (Repose en paix). Eblouissante composition ! Mais le consistoire de Leipzig, irrité, trouve la Passion trop lyrique et admoneste le Cantor. Le chef anglais John Eliot Gardiner imagine l’assemblée municipale et paroissiale désemparée par cette musique concertante empiétant sur ses méditations.

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La géographie de l’église Saint-Nicolas forge le caractère scénique de ce drame. Avec ses loges, elle ressemble à un théâtre italien. Ici, pas d’assemblée unie : aux femmes les bancs de la nef, aux hommes les tribunes, les plus riches étant bien placés pour voir les chanteurs. Les instrumentistes aux violons, violoncelles, bassons, flûtes et hautbois, violes d’amour, luths, gambes, orgue, deviennent avec le chœur les témoins contemporains de la passion du Christ. Le chœur se serre entre orchestre et balustrade, portant les peurs des disciples, la violence des soldats et d’une foule fanatique : Kreuzige (crucifie-le !), assurant les méditations et les chorals reliant «scène» et fidèles qui puisent dans le chant un effet cathartique. Des solistes (Jésus, Pierre et Pilate) s’étaient peut-être dispersés sur les tribunes pour développer l’effet dramatique.

Comment ce drame musical joué dans cette province luthérienne fascine tant trois siècles plus tard ? Pour Gardiner, Bach met en forme le récit du témoin direct que fut Jean adressé à tous ceux qui sont en quête de nourriture spirituelle. De quelques décennies cadet d’un autre Leipzigois très célèbre Leibniz, Bach met en oeuvre la pensée du philosophe, affirmant que «c’est par le calcul et l’exercice de sa pensée que Dieu a créé le monde». Pour Gilles Cantagrel, créé à l’image de Dieu, c’est par le calcul et l’exercice de sa pensée que Bach créé à son tour un nouveau monde sonore.

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Pour en savoir plus

John Eliot Gardiner, Musique au château du ciel. Un portrait de Jean-Sébastien Bach, Flammarion, 2014. UN livre magistral.

Gilles Cantagrel, J.-S. Bach, Passions, messes et motets, Fayard, 2011.

La plus récente interprétation de la Passion (BWV 245) par le Collegium Vocale Ghent dirigé par Philippe Herreweghe le 13 mars 2020 à Bruges (Belgique) avec un orchestre un peu trop présent. Ou encore celle de la Netherlands Bach Society à Narden (Pays-Bas) dirigée par Jos van Veldhoven le 11 mars 2017 avec des interprètes (méritants) âgés de moins de 35 ans.

Extrait d’un entretien (très géographique) avec Raphaël Pichon, qui a dirigé l’ensemble Pygmalion à la Philharmonie de Paris

Quel type de spatialisation envisagez-vous ? C’est très simple : l’idée est de n’avoir ni mise en espace, ni mise en scène, donc de ne pas chercher à faire jouer nos personnages. L’idée est d’habiter l’espace à la Philharmonie de Paris, en essayant de s’affranchir de certains codes de représentation du concert, et assumer qu’on raconte une histoire. Cette histoire a besoin d’être lisible, d’être structurée en tableaux, elle a besoin d’espaces qui permettent la compréhension. L’idée est donc d’aider la mise en regard, de permettre des jeux de miroir entre certains personnages, de créer une atmosphère d’écoute. La Philharmonie de Paris est un lieu inouï où l’acoustique, l’espace en lui-même, vous permettent de jouer avec tout cela.

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Le trailer d’une des plus impressionnantes interprétations de la Passion à la Philharmonie de Berlin, le 16 mars 2019, avec Simon Rattle et Peter Sellars.


          

Comment on Current Events Discussion Thread by Janno Nimus    

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In reply to <a href="https://God.blue/forward.php?url=https://cuttingthroughthefog.com/2018/11/09/current-events-discussion-thread/comment-page-29/#comment-49734">Kieran</a>. Thank you for your response Kieran. Yes I know about the theory of Justins dad being Fidel (he he). The Trudeaus have been good friends of Castro and rarely did Castro went out of Cuba except in Canada for Pierre Trudeau funeral. Thanks for the details about "HPC Consortium is a bee , in light of Gerry’s research" I did not stumble on that one ;-)
          

‘He is world class’, Bacary Sagna heaps praise on Arsenal star   

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Former Arsenal defender Bacary Sagna has acknowledged that he has changed his opinion on Pierre-Emerick Aubameyang after watching the forward in action over the past year. The Gabon international has spent more than two years with the Gunners since his move from Borussia Dortmund and he has been the standout performer in this period with […]
          

23 Avr 2020 14:30 : Séminaire Aitia - Pathos (REPORTE)   

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jeudi 23 avril : 14h30-18h30 (Maison de la Recherche, salle D323)

Olivier CAÏRA (Centre Pierre Naville, Université Paris Saclay/EHESS) : Plaisirs paradoxaux : peine, peur et frustration dans les expériences fictionnelles

Séance reportée


          

DLV-Nachwuchsläufer kamen rechtzeitig heim   

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Interview de Bernard Derosier sur Weo, le 12 juin 2013   

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Le 12 juin 2013, à la veille de l’hommage officiel que la ville de Lille allait rendre à son ancien maire, Bernard Derosier, futur co-président de l’Institut Pierre Mauroy était l’invité du journal télévisé de la chaîne régionale Weo. A cette occasion, il a rappelé l’amitié qui a lié les deux hommes pendant près d’un […]
          

Histoire de la justice -Numéro 2020/1 - N° 30 - Punir et réparer en justice   

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Page 7 à 8 : Denis Salas - Préface | Page 9 à 15 : Claude Gauvard - Introduction générale | Page 17 à 36 : Philippe Contamine - Le procès en révision de la condamnation de Jeanne d’Arc (1450-1456) : raisons, obstacles, procédure, résultats | Page 37 à 41 : Andrée Chauleur - L’expertise en écritures dans l’histoire judiciaire : l’affaire Dreyfus | Page 43 à 52 : Marc Hédrich - L’affaire Durand, ou la « nouvelle affaire Dreyfus » (1910-1918). Autopsie de l’erreur judiciaire du siècle | Page 53 à 62 : Jean-Numa Ducange - La justice et le mouvement ouvrier au début du XXe siècle en France | Page 63 à 73 : François-Louis Coste - Deux révisions. Les affaires Dils et Sécher | Page 75 à 96 : Michel Biard - 1793, la réhabilitation de la mémoire du chevalier de La Barre | Page 97 à 107 : Denis Salas - Les Fleurs du Mal de Baudelaire ou l’impossible réhabilitation ? | Page 109 à 118 : Anne-Emmanuelle Demartini - « Elle était en fait un prix de vertu. » La réhabilitation de la parricide Violette Nozière | Page 119 à 123 : Jean-Paul Jean - Rendre justice à Jules Durand | Page 125 à 131 : Henri Leclerc - La justice perdue et retrouvée : l’affaire Jules Durand | Page 133 à 136 : Jean-Pierre Castelain - La réhabilitation judiciaire de Jules Durand : un combat contre l’oubli, pour la mémoire et la vérité | Page 137 à 145 : Jean-Luc Dron - L’affaire Durand à travers les archives : une mémoire amputée | Page 147 à 159 : Sylvestre Meinzer - Une réhabilitation inachevée : de quoi Jules Durand est-il le nom ? | Page I : - Illustrations | Page 161 à 178 : Antoine Meissonnier - Construire la procédure au parlement de Paris, de Saint Louis à Philippe le Bel : étude de cas | Page 179 à 193 : Jean-Claude Farcy - Erreur judiciaire et réforme de la justice au XIXe siècle | Page 195 à 207 : Didier Cholet - Raymond Lindon, acteur et penseur de la justice du XXe siècle | Page 209 à 225 : Pascale Deumier - Les conclusions de l’avocat général Raymond Lindon | Page 227 à 236 : Aude Denizot - Le « Rapport annuel de la Cour de cassation » par Raymond Lindon, et son évolution | Page 237 à 246 : Pierre Bourdon - Les rapports entre la justice et l’exécutif dans la pensée de Raymond Lindon | Page 247 à 259 : Jean-Paul Jean - Raymond Lindon et les procès de l’Épuration | Page 277 à 282 : - Notes de lecture.
          

Pierre Bouteiller 1934-2017   

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Un professionnel de la radio. La preuve : - 2b. Radio /
          

Quelle chouette idée! 👏 sur La fille du ciel : drame chinois de Judith Gautier et Pierre Loti   

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Quelle chouette idée! 👏
          

Classification, traitement des effets indésirables du baclo   

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Merci à toutes et tous pour la mise en forme et le récapitulatif des ES
Ceci est une pierre de plus pour avancer vers l'indépendance
A bientôt

Pépé, qui vous remercie du fond du coeurhttps://God.blue/forward.php?url=http://www.baclofene.com/images/smileys/fsb2_oui.gif
          

Classification, traitement des effets indésirables du baclo   

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Encore une belle pierre ajoutée à l'édifice!

Excellent boulot les gars!
          

Classification, traitement des effets indésirables du baclo   

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Bonjour à vous.

Bidibule et Frankolo nous avaient promis voilà quelques temps, de s'atteler à l'élaboration d'un tableau répertoriant les effets indésirables et leur traitement éventuel.
L'apparition récente sur le forum de Philippe, médecin, lui aussi libéré de sa dépendance par le baclofène, leur a permis de finaliser ce tableau grâce à sa collaboration.

Voici le résultat de leur travail.
Merci à eux !


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QUELQUES GENERALITES SUR LES EFFETS SECONDAIRES OU INDESIRABLES


Ces effets indésirables ont parfois découragé certaines personnes qui ont arrêté le traitement ou n'ont pas réussi à augmenter les doses suffisamment pour atteindre leur dose seuil.
60% des échecs sont dus à l'abandon face aux EI.

Or, il faut savoir que les EI, même s'ils peuvent être intenses, ne sont jamais mortels.

On sait d'expérience que sur les milliers de patients traités au Baclofène, les EI varient dans une large fourchette allant d'"aucun EI" à "EI très forts".
Si ceux ci ont tendance à s'accentuer avec le dosage, il arrive assez fréquemment que des personnes ne ressentent que peu d'effets incommodants dans des dosages élevés,
tandis que d'autres en subissent à d'assez faibles dosages.


Avant toute chose, il est important et judicieux de demander un bilan sanguin global à son médecin.

On décide de se soigner, de se refaire une santé, et la forte consommation d'alcool peut avoir généré des carences qu'il convient de combler.



Il existe quelques règles de base pour limiter l'impact des effets secondaires sur l'organisme :



La récupération :

L'insomnie est l'effet indésirable le plus fréquent et comme il est essentiel de dormir, il est primordial d'essayer de se reposer le plus possible
afin de ne pas se trouver affaibli physiquement et moralement ; ce qui amènerait à lutter moins efficacement et à se décourager plus vite.
Siestes, micro sommeils, tout est bon à prendre quand l'emploi du temps le permet.

Dormir est VITAL : En cas de trop fortes fatigues liées à l'insomnie, contacter votre médecin pour vous faire prescrire un inducteur de sommeil.


L'alimentation :

---> Elle doit être aussi saine et équilibrée que possible, ce qui ne coule pas toujours de source pour un alcoolo-dépendant. Respecter le nombre de repas est un minimum.
---> Un cocktail de Magnésium et de vitamines aide sensiblement à la tolérance du traitement.


La répartition et le temps :

Etaler ses prises sur la journée quand les ES sont trop importants est une solution qui peut s'avérer efficace dans la plupart des cas.
Exit le ciblage de craving pour les personnes qui ont du mal à les supporter.
Les ES, la plupart du temps, ont vocation à s'atténuer puis disparaître les semaines passant, le corps s'habituant peu à peu à la molécule.
Quand ils sont trop importants, il convient de faire de plus longs paliers avant de procéder à une augmentation de dosage ou de redescendre à la dose inférieure,
d'y rester quelques temps avant de ré-augmenter doucement.
Une fois la dose seuil atteinte, en descendant doucement au fil des semaines ou des mois, les ES restants disparaîtront, eux aussi.


Baclofène et alcool :

S'il n'est pas demandé au malade d'arrêter de boire pendant son traitement, pour l'évidente raison que justement, il se soigne car il lui est impossible de s'arrêter de le faire,
nous savons que les ES sont plus importants en cas de forte consommation d'alcool couplée à celle du Baclofène.
L'alcool fragilise le corps et celui-ci encaisse moins bien l'action de la molécule dont les effets secondaires sont amplifiés.
En outre, l'alcool étant un inducteur enzimatique, il est probable que le baclofène perd en efficacité en cas de forte et régulière consommation d'alcool.


Les ES ne s'anticipent pas.

A les attendre avec suspicion et crainte, on risque d'attribuer au baclofène tout mal être ou toute gêne survenant lors du traitement.
Ainsi, quelqu'un qui n'a pas d'effet secondaire pourrait attribuer des maux de ventre à celui ci alors qu'il a tout bêtement une gastroentérite.

Il s'agit de ne pas voir le baclofène comme un ennemi responsable de tous les maux mais comme un allié utilisé pour combattre le mal qui nous ronge le plus : notre maladie.
Si parfois c'est dur pour certains, c'est vrai, il faut se souvenir.
Les ES de l'alcool aux moyen et long terme sont les pires de tous.

Le baclofène n'a jamais tué personne. L'alcool, lui, tue plus d'une centaine de personnes chaque jour.


Comme il est donc exclu de stopper le traitement, les effets secondaires sont à considérer en tant que tels et demandent à être traités isolément.


Nous avons tenté de répertorier, de synthétiser, les différents effets et d'éventuels recours médicaux, à partir des infos glanées ici et là,
et depuis les différents fils ayant tourné autour des ES.
Ce travail est resté en stand-by, nous avions besoin de l'aide d'un médecin, de ses conseils, de sa validation, et de ses apports de professionnel.
C'est chose faîte grâce à l'arrivée toute récente sur notre forum de Philippe, le médecin urgentiste de Nantes,
qui a fait beaucoup pour enrichir le tableau de solutions concrètes et appropriées.

Nous le remercions sincèrement pour sa générosité et son investissement.


Ce tableau est le résultat de ce travail commun.


Il apparaît sous format Pdf en téléchargement en bas de page.

Vous pourrez poser des questions, demander des précisions, ou apporter votre pierre à l'édifice si vous ou votre médecin,
avez trouvé un recours médical efficace pour une gêne particulière.


Nous vous souhaitons à toutes et à tous un traitement le plus doux et serein possible, en route vers votre libération.



2 petites précisions concernant le tableau :

- Le point de vue de Philippe sur l'homéopathie : "Je n'ai aucune connaissance en homéopathie et je considère globalement que cela relève de l'effet placébo.
Il n'en demeure pas moins que cela peut être une aide dans des pathologies bénignes d'évolution spontanément favorable comme la majorité des effets secondaires du baclofène"
.
- La fréquence des ES notée est celle correspondant à l'étude de Renaud de Beaurepaire effectuée sur une centaine de patients.
Elle ne saurait être exacte mais donne une idée de la récurrence de certains des ES.


Fichier joint
Télécharger
Fichier téléchargé 13973 fois (EFFSEC-baclo.pdf ; 103.8 KO)

          

Chef - Infiniment Chocolat   

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J'aurai pu intituler ce cake Confinement Chocolat mais je n'ai pas osé transformer le Infiniment Chocolat de Pierre Hermé de peur de m'attirer les foudres de l'un de mes chefs...
          

Les artisans poissonniers ne profitent pas de la situation   

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Pas facile de trouver actuellement du poisson varié et à un prix abordable. Au nom des 350 artisans poissonniers bretons qu’il représente au niveau régional, Pierre Labbé rappelle la difficulté de...
          

Carnets d'inspiration : Pierre le Charpentier, professeur d'EPS et formateur en éducation prioritaire (académie de Créteil, vidéo, 17:07)    

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Son travail ? « C'est lutter contre des déterminismes socio-scolaires et cela demande l'implication de plein d'acteurs différents »
Découvrez Pierre le Charpentier professeur d'#EPS et formateur en #éducationprioritaire à l' @AcCreteil
Vidéo : 17:08
Découvrir :
Extrait de carnet d'inspiration
Recherche sur le mot inspiration

- Enseignants (Témoignages, Portraits) / , , , , , , ,
          

PIERRE AUBAMEYANG: Investește în următoarea posibilă destinație a gabonezului!   

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Pierre Aubameyang este unul dintre cei mai curtați jucători ai acestei perioade. Bookmakerii oferă oferă o cotă de 1.40 pentru ca acesta să rămână la Arsenal, însă destinații precum FC Barcelona sau Real Madrid nu sunt excluse. Vezi cotele! Emisiunea ”Un Pont pe Zi” este transmisa de luni pana vineri, live pe B1 TV, incepand cu ora 00:00. Bogdan Socol ...

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« Les placements immobiliers de long terme traversent toujours la tempête »   

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Evolution des marchés de l’ancien, du neuf, investissements locatifs, SCPI…Guy Marty, fondateur de pierrepapier.fr et spécialiste des questions relatives à l’immobilier, livre son point de vue en cette période de confinement.
          

Le Coronavirus n’émousse pas vraiment l’envie de pierre des Français   

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Dans un contexte de très forte incertitude économique, un sondage montre que l’épidémie a très peu d’impact sur les projets immobiliers des Français. Du moins pour l’instant.
          

Nouvelles April: « La Nation apprenante » et comment répondre à ces besoins en temps de crise - Pouhiou - Framasoft - CPU   

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Pouhiou - Framatalk

Titre : « La Nation apprenante » et comment répondre à ces besoins en temps de crise
Intervenants : Pouhiou, porte-parole de Framasoft - Da Scritch
Lieu : CPU - Carré, Petit, Utile
Date : 2 avril 2020
Durée : 29 min 50
Écouter ou enregistrer le podcast
Présentation de l'émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Pouhiou sur Framatalk - Licence Creative Commons By-SA 4.0
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description

Afin de palier à la fermeture des écoles, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale a annoncé que ses services informatiques étaient prêts pour l'éducation à distance de millions d'élèves et a annoncé un ambitieux programme appelé « La Nation apprenante ».

Transcription

Da Scritch : Afin de palier à la fermeture des écoles, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, a annoncé que ses services informatiques étaient prêts pour l'éducation à distance de millions d'élèves et a annoncé un ambitieux programme appelé « La Nation apprenante ».
Pour parler de la « La Nation apprenante » et de comment répondre à ces besoins en temps de crise, nous recevons Pouhiou, porte-parole de Framasoft1, blogueur fluo et ex-collègue de micro sur Radio FMR.

Pouhiou : Salut Da Scritch.

Da Scritch : Merci de nous recevoir par satellite en charognant le wifi du voisinage. Pouhiou comment as-tu connu Framasoft ?

Pouhiou : J’ai connu Framasoft – hou la, ça ne nous rajeunit tout ça – sur Internet, tout simplement parce que je crackais des logiciels privateurs et que sur la mule [eMule, NdT], quand tu crackais des logiciels privateurs, eh bien tu recevais des logiciels gavés de pubs, de machins, il y avait plein de malwares, alors que si tu allais prendre des logiciels libres ça marchait mieux, c’était plus rapide. Du coup, j’ai commencé à me mettre au logiciel libre parce que ça marchait mieux, tout simplement. J’allais sur l’annuaire du logiciel libre qu’était framasoft.net. C’est comme ça que j’ai commencé à connaître. Du coup, dès qu’il y avait un ordinateur qui s’installait dans la famille, j’utilisais Framapack et on pouvait installer, comme ça, plein de logiciels libres d’un seul coup d’un seul, avec un seul exe sous Windows, parce que ma famille achetait les ordinateurs à Carrefour avec Windows installé obligatoire dessus.
J’ai commencé à connaître Framasoft comme ça et puis j’ai commencé à écrire des romans sur un blog. Un jour je me suis dit « Framasoft, ils ont aussi un blog qui parle de culture libre et de plein de choses libres, je vais leur dire que j’ai mis mon roman dans le domaine public. Peut-être que ça va les intéresser, qu’ils vont en parler, que ça fera venir des gens sur mon blog ». Voilà ! C’est là que Framasoft m’a répondu : « Coucou, on a une maison d’édition, on n’a jamais fait de romans, on a envie d’en publier un, est-ce que ça t’intéresse de passer en comité de lecture ? » Du coup je suis rentré à Framasoft par le projet Framabook qui est une maison d’édition de cette association et c’est comme ça que j’ai connu l’association intimement on va dire.

Da Scritch : Framasoft, à la base, ce sont deux profs.

Pouhiou : C’est trois plus exactement !

Da Scritch : Merde, j’avais oublié le troisième oui, forcément.

Pouhiou : Ce n’est pas grave ! Dans la légende on dit toujours qu’il y a deux profs pour Framasoft, « fra », « ma », français mathématiques, c’est de là que vient le mot « frama » et « soft » parce qu’à l’époque Microsoft c’était le grand méchant du logiciel, du numérique, donc pour faire la nique à Microsoft on a fait « Framasoft ». C’est l’idée. Maintenant Framasoft, si on a nos racines dans l’Éducation nationale, qu’on a bien connu l’Éducation nationale et que certains de nos membres sont encore au sein de l’Éducation nationale, on se revendique aujourd’hui de l’éducation populaire parce que, on va peut-être en parler, on a tourné en quelque sorte non pas à l’Éducation nationale, ça me ferait chier de dire ça, parce que les profs, le personnel encadrant et les élèves font des choses formidables, par contre oui, on a fermé la porte à la hiérarchie de l’Éducation nationale.

Da Scritch : Framasoft est partie sur une initiative qui était Dégooglisons Internet2, donc essayer de trouver un maximum de projets alternatifs, de reprendre en fait plein de logiciels qui existaient déjà en service SaaS [Software as a Service], c’est-à-dire prêts à être utilisés par l’utilisateur sur des clouds, c’est-à-dire des ordinateurs qui appartiennent à d’autres personnes, donc qui sont susceptibles de faire plein d’autres choses. Vous avez fait pas mal de services prêts à être déployés, mais c’était d’abord chez vous que la plupart des gens allaient tester pour voir ce que ça donnait. Avant le Confinement avec un grand « C » combien aviez-vous de serveurs ?

Pouhiou : Grosso merdo une cinquantaine de serveurs répartis en 83/84 VM, à peu près, VM pour machines virtuelles, c’est-à-dire que sur une seule machine physique, un ordinateur, on peut créer plusieurs ordinateurs de manière logicielle, faire croire à cette machine qu’il y a un, deux, trois, plusieurs ordinateurs sur cette machine. En fait, il y avait 50 serveurs physiques que nous louons en Allemagne, chez Hetzner pour être précis, même si on n’a pas d’actions chez eux.

Da Scritch : Ça s’appelle un placement publicitaire.

Pouhiou : Pas du tout en plus ! J’aimerais bien toucher de la tune de Hetzner, ça serait cool ! Tout ça pour dire qu’on avait ça, sachant que le principe même de Dégooglisons Internet c’était d’une part d’informer « c’est la merde, les GAFAM, les géants du web… »

Da Scritch : Ce n’est pas sympa quand même de dire du mal de Qwant !

Pouhiou : Qwant n’est pas un géant, il aimerait le devenir, c’est ça qui est pire. Bref ! C’est un autre détail. Il va se faire bouffer. Attention, bonjour, Pouhiou sort sa boule de cristal qui ne vaut rien : Qwant risque de se faire bouffer soit par Microsoft, soit par Huawei, soit par les deux, on ne sait pas.

Da Scritch : Retrouvez ses prédictions tous les dimanches sur le marché de Saint-Aubin.

[Rires]

Pouhiou : Anyway! Tout ça pour dire qu’au départ c’était de dire « c’est gravissime ce qui se passe, ces géants du Web – Google n’est qu’un symbole parce que tu coupes un Google il y en trois qui repoussent – mais c’est gravissime ce qui se passe parce qu’ils colonisent notre Internet ». Sauf que quand tu dis ça, quand tu parles de cette colonialité, parce qu’on va quand même laisser le colonialisme aux personnes qui en ont souffert, qu’est-ce qu’on fait ? Or, il y avait des logiciels libres qui existaient, mais quelqu’un qui me disait « moi qu’est-ce que je fais pour remplacer mon Google Docs ? – Écoute, c’est super simple, tu prends Etherpad, tu le mets sur un serveur » et là j’ai perdu 99 % des gens. Nous on les a mis sur nos serveurs comme tu as dit. On les a mis sur nos serveurs en disant « coucou, venez essayer chez nous. Bonjour. Renseignez-vous sur nous, nous sommes une association loi 1901 ». Framasoft c’est une association de 35 membres. Ton club de bridge, ton club de théâtre ou de karaté a plus de membres que Framasoft, très probablement. 35 membres, 9 salariés – là, par contre, c’est vrai que c’est quand même plus qu’un club de bridge en général. « On est une association, vous venez essayer chez nous, mais le but c’est que vous deveniez indépendants, que vous vous autonomisiez, puisque comme on a mis ces logiciels sur nos serveurs, d’autres peuvent le faire. »
La troisième étape de Dégooglisons c’est l’étape essentielle, c’est celle d’essaimer, c’est-à-dire faire en sorte que les gens, une fois qu’ils ont essayé les services chez nous, qu’ils disent « oui, c’est cool, oui ça me convient » ou « non ça ne me convient pas », ce n’est pas le moment et ce n’est pas grave, mais si ça te convient comment est-ce qu’on peut faire pour que tu l’adoptes ? Il y a tout un tas de solutions auxquelles on a contribué. Je pense qu’on va en parler ensuite. Mais vraiment, l’objectif c’est de dire qu’on est une association, notre budget annuel c’est de l’ordre de 500 000 euros. J’avais fait le calcul : si le chiffre d’affaires annuel de Google c’est 24 heures, c’est une journée, Framasoft, je ne sais plus, on est à quelques minutes, quelques secondes, ce n’est rien du tout ! On ne va pas Dégoogliser à nous seuls. Pas une association ! C’est hors de question et, en plus, on n’a pas envie de grandir en mode start-up qui veut devenir licorne, ce n’est pas notre délire.

Da Scritch : Alors pourquoi tu écoutes CPU ?

Pouhiou : Parce que j’ai du goût, monsieur !

Da Scritch : Oh, ça c’est un coup bas ! D’ailleurs vous êtes à la base du mouvement CHATONS, mais on ne va pas y venir puisque l’idée c’est de faire une émission complète sur les chatons. On l’a programmée depuis deux ans.

Pouhiou : On peut juste dire en deux mots qu’on a contribué à des solutions d’auto-hébergement de type YunoHost3 et aussi de type Nextcloud4. On a contribué à un collectif qui s’appelle CHATONS5 qui est un collectif qui fait la même chose que nous, qui dégooglise, utilise des logiciels libres pour dégoogliser sans faire de pub. Au lieu de faire tout chez Framasoft, c’est comme un réseau d’AMAP [Association pour le maintien d'une agriculture paysanne ], sauf que ces AMAP, au lieu de donner des fruits et légumes bio et responsables, elles donnent du service numérique bio et responsable. On a participé à plein de choses comme ça. On a aussi publié, bien sûr, tous nos tutoriels, toute notre documentation sur comment on a fait pour installer ces choses-là sur nos serveurs. Il y a toute cette démarche de dire « on est une énorme expérimentation à portes ouvertes, mais on veut que cette expérimentation soit reprise et adaptée, améliorée ».

Da Scritch : On redonnera justement les liens vers YunoHost, le CHATONS et tout ça sur la page web de l’émission cpu.pm/0134.
Donc vous aviez une cinquantaine de serveurs. Arrive le confinement. Vous vous doutiez quand même que vous alliez avoir une vague de trafic, qu’il y a plein d’entreprises, de PME, d’indépendants, d’associations, de petites municipalités qui allaient avoir besoin d’échanger des données rapidement et qui allaient se dire « ah oui, mais attendez, il y a le truc qui est monté, collectif, solidaires, machin, allons dessus !»

Pouhiou : On s’en doutait oui et non. En fait, de notre point de vue, on a eu deux vagues. La première vague qu’on a eue, avant le confinement français, quand notre président est allé au théâtre et que tout le monde disait qu’il fallait continuer l’école et tout ça, il y avait quand même tous les Italiens et les Espagnols qui étaient absolument aux abois, qui étaient confinés où là, d’un coup d’un seul, on a eu typiquement notre solution de visioconférence qu’on appelle Framatalk6, qui est basée sur le logiciel Jitsi Meet7, où on est passé de 2000 visioconférences par jour à 16 000, donc fois huit. Comment t’expliquer que ça pique ? Là je t’ai donné l’exemple de la visioconférence, mais il y a aussi les pads qui sont des feuilles d’écriture collaborative, un peu alternatives à Google Docs ou à Word 365 en ligne. On a aussi un support et on reçoit des tickets, donc des demandes d’aide pour l’utilisation. Je te le fais au pifomètre, vraiment à la grosse louche, 90 % de notre support se fait en français, il y a 10 % qui se fait en anglais et les rares personnes qui nous font un message en allemand ou en italien, eh bien on utilise un traducteur automatique et c’est tout. Et là, d’un coup d’un seul, on commence à avoir des tonnes et des tonnes de demandes de support en italien. OK ! Qu’est-ce qui se passe ? On voit bien le truc. Du coup Framatalk a besoin d’aide, Framapad a besoin d’aide. Le salarié qui d’habitude développe chez nous un logiciel qui est une espèce d’alternative à YouTube, qui s’appelle PeerTube8, s’arrête de développer PeerTube et vient prêter main forte à l’équipe technique d’administration système pour essayer de renforcer les serveurs. On prend des plus gros serveurs, des plus grosses machines. On commence à essayer d’optimiser l’installation des logiciels et tout ça, à voir que les documentations ont été écrites de manière bénévole, parfois un peu hâtivement, on essaie de contribuer à ces documentations en donnant nos méthodes d’optimisation, etc. Bref ! On a un petit coup de bourre avec les vagues italienne et espagnole, mais on s’en sort. Ça nous coûte un peu plus cher, ce n’est as si grave, on s’en sort. Et là, arrive le confinement.

Da Scritch : Quand les services du ministre de l’Éducation nationale ont renvoyé professeurs et scolaires vers vos services, vous deviez être heureux quand même d’une telle reconnaissance au niveau national par le gouvernement français !

Pouhiou : Non, clairement pas. Bien sûr que non !

Da Scritch : La France, monsieur !

Pouhiou : La France, quelle honte ! Là je parle en mon nom et pas au nom de Framasoft, mais quelle honte que la France n’ait pas mis en place les moyens numériques qu’elle devrait avoir ! Là, du coup, je reprends ma casquette Framasoft parce que je ne sais pas si on utiliserait le mot « honte » collectivement, par contre nous sommes tous et toutes d’accord pour dire que nous savons que le ministère de l’Éducation nationale a les moyens financiers, les moyens humains, les moyens techniques, les savoir-faire, les compétences pour installer ce que nous avons fait sur nos serveurs, l’installer à disposition de ses 800 000 enseignantes et enseignants et de ses 12 millions d’élèves. Quelle honte qu’une petite partie de l’Éducation nationale nous recommande, nous association loi 1901, avec 500 000 euros de budget, face au ministère de l’Éducation nationale, c’est 72 milliards d’euros de budget. Quelle honte ! Ça fait des années qu’on connaît la rengaine ! Ça fait des années ! En 2016 nous avons écrit un article sur le Framablog qui s’appelle « Pourquoi Framasoft n’ira plus prendre le thé au ministère de l’Éducation nationale »9, parce que c’était juste après les accords de la ministre de l’Éducation nationale, à l’époque c’était madame Najat Vallaud-Belkacem, qui avait signé un accord avec Microsoft.

Da Scritch : Je croyais que c’était parce qu’ils n’avaient que du Lipton à proposer !

[Rires]

Pouhiou : Bref ! Ce n’est pas ça, c’est parce que Microsoft offrait gracieusement 13 millions d’euros de trucs pour les collèges et tout ça. Tu parles ! Ils enfonçaient les collèges à 13 millions d’euros dans des produits Microsoft et ils pompaient les données de nos gosses grâce à 13 millions d’euros. C’est un petit peu comme si McDo offrait 13 millions d’euros de frites aux cantines scolaires. Est-ce qu’on accepterait que nos gosses soient obligés de bouffer McDo à la cantine parce que McDo essaie de leur refourguer la première dose en fait, c’est la bonne vieille technique du dealer, la première dose est gratuite ; on la connaît.
Donc là on a fait un article rappelant l’historique. Le problème c’est qu’on se rend compte que dans les plus hautes sphères du ministère de l’Éducation nationale, la mentalité est celle d’un consommateur de services numériques ; ils consomment et ce qu’on entend quand ils nous reçoivent, je te jure que c’est ce que nous avons entendu texto, c’est : « Écoutez, c’est formidable ce que vous faites, le logiciel libre, parce que ça nous permet de mettre en tension les offres du propriétaire ! » Je traduis pour les auditeurs qui ne connaissent pas, qui ne comprennent pas forcément les tenants et les aboutissants : le logiciel libre, ce sont des gens passionnés, ce sont souvent des bénévoles, ce sont des salariés qui arrachent leur salaire avec les dents parce que c’est difficile de le financer ; souvent des bénévoles qui vont prendre du temps sur leurs gosses, sur leur vie, sur leurs loisirs, etc., parce qu’ils croient qu’on peut faire du logiciel par les gens et pour les gens. Et cette personne-là nous dit : « Merci parce que vous nous permettez d’avoir une ristourne sur Microsoft ! » C’est un crachat à la gueule et la personne ne s’en rend pas compte. À chaque fois la réponse qu’on a c’est : « Si vous voulez qu’on considère les offres du logiciel libre par rapport à celles de Microsoft, faites des offres », parce qu’ils ne considèrent le logiciel que comme quelque chose qu’ils consomment ! Alors qu’une volonté politique de faire du logiciel libre ce serait de dire « nous devenons acteurs de notre autosuffisance, de notre autonomie numérique. Nous devenons acteurs, nous contribuons et notre contribution va profiter à nous et à tous et nous allons profiter des contributions de tous ». Ça ce serait de la volonté politique, ce serait de la vision à moyen et long terme, ce serait formidable. Le ministère de l’Éducation nationale n’a jamais fait ça !
Juste pour rectifier, le ministère de l’Éducation nationale en lui-même n’a pas, à ma connaissance, recommandé les services Framasoft, par contre il y a eu un mémo10 ou une directive du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche mettant en valeur nos services, puis ils sont venus nous parler, on leur a dit : « Stop, arrêtez, au secours, vous allez nous couler ». Ils ont essayé de les mettre un peu moins en valeur, mais ils ne les ont pas enlevés, bref ! Ils sont libres, ils sont libres ! Ç s'est passé au niveau du ministère. Par contre, évidemment, dans beaucoup d’académies et tout ça, comme on est connus, il y a énormément de dirigeants qui ont fait passer le mot que dans les solutions, vu que chez nous ça ne marche plus, vu que dans les académies ça ne marchait plus, vu que dans les services numériques de l’État ça ne marchait plus, il y en beaucoup qui se sont fait passer le mot : « Vous avez plusieurs solutions » et dans les solutions, bien sûr, Framasoft existait.

Da Scritch : C’est CPU, l’émission confinée, programmée, ubuesque et nous sommes avec Pouhiou de Framasoft pour parler de la gigantesque vague de nouveaux utilisateurs qu’ils ont réussi à avoir grâce au confinement et à nos amis des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur.
Bon, d’accord, on a bien compris une chose, ce qui agace quand même Framasoft, et tu l’as bien fait comprendre, c’est au niveau du budget. Dans ce cas-là, si vous aviez aimé être payés, pourquoi ne vous voit-on jamais répondre aux appels d’offre publics ?

Pouhiou : Parce justement non, on ne veut pas être payés. Ce qui nous agace ce n’est pas une question de budget, ce qui nous agace c’est qu’à un moment donné nous, ce que l’on veut c’est du service public et on ne veut pas qu’une association ou que du privé, que la startup nation compense le service public. Dans l’Éducation nationale, comme on l’a dit, on connaît suffisamment bien, on a suffisamment de monde et d’amis ou de membres de nous-mêmes qui y sont, on sait très bien qu’il y a des talents, qu’il y a des savoir-faire, sauf que ces personnes-là ne sont pas écoutées. On est sur un système qui a raté son virage numérique, mais aussi sur une hiérarchie qui, si elle dit oui à quelqu’un de volontaire et qui a une super idée et tout ça, prend un risque. Or, si elle dit non et continue dans le mode consommateur, là il n’y a pas de risque. Forcément ça favorise le fait de ne pas avoir de politique, mais de rester consommateur du numérique. À un moment donné, il faut juste que quelqu’un pose ses gonades sur la table et dise : « Stop, maintenant on va faire en sorte de ne pas filer les données de nos profs et de nos gamins aux géants du Web ou à des privés – ça déjà c’est catastrophique – et d’autre part, on va faire en sorte acquérir notre indépendance numérique. »
Le jour où l’Éducation nationale ou l’Enseignement supérieur, etc. vient nous voir en nous disant « voilà on a tel projet d’autonomisation, de, je ne sais pas, de mise en place de pads pour les écoles, etc., est-ce que vous pouvez venir partager votre expérience ? » Mais on viendra avec plaisir ! Il n’y a aucun problème. Framasoft est une association et souhaite le rester. Je sais que dans le monde capitaliste dans lequel on vit, dans la culture capitaliste dans laquelle on vit, c’est très étrange que quelqu’un dise « en fait nous on veut rester petits, on veut rester à taille humaine, à chaleur humaine ». Très souvent on explique aux gens qu’on a des projets, qu’on fait des choses, si vous nous jetez plus d’argent à la figure, on n’ira plus vite, on n’ira pas plus loin ; on ira plus longtemps, ça oui, on va continuer à vivre – Framasoft ne vit que par les dons – mais il est hors de question qu’on recherche la croissance à tout prix, on veut juste continuer à faire ce que nous faisons. Faire ce que nous faisons c’est aussi, du coup, la question du modèle économique. Tu parlais de pourquoi on ne va pas faire des dossiers de subvention. Notre modèle économique est pour l’instant, en tout cas depuis quelques années, celui du don. Il nous confère 98 % des 500 000 euros de budget que nous avons chaque année, c’est du don et c’est du don principalement de particuliers, il y a deux/trois gros dons, mais c’est tout. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’on est indépendants, qu’on fait ce qu’on veut. Là, typiquement, avec le confinement on a tout changé, on a chamboulé tous nos plans. Tout notre planning de l’année est chamboulé et ça on peut se l’autoriser justement parce qu’on a cette liberté d’action.

Da Scritch : Et justement, du coup, combien avez-vous dû mettre en place de serveurs supplémentaires au bout de 15 jours puisque nous enregistrons le 31 mars ? Qu’est-ce que cela a comme implication réelle directe et immédiate pour Framasoft, je vais dire sur le bilan financier, c’est-à-dire sur le nombre de VM, donc sur la facturation de ces VM ?

Pouhiou : On a de la chance, on avait du budget et on avait prévu, de toute façon, plus de budget au niveau des serveurs, etc., vu les gens qui étaient généreux avec nous, donc on a de la chance, on avait un petit peu de coussin, de confort. Donc là on a pu dire « OK, on dépense. On investit dans du serveur, on investit dans des choses comme ça, parce qu’il y a un besoin ». On a pas mal parlé de l’Éducation nationale. Si, à un moment donné, on a affiché sur nos services « Gens de l’Éducation nationale, abstenez-vous d’utiliser nos services parce qu’il y en a d’autres qui n’ont pas les moyens d’un ministère derrière eux », ce n’est pour rien. Quand tu as un CHU qui vient te voir et qui dit : « On a des malades, des patients qui sont isolés, qui veulent pouvoir parler à leur famille, et c’est peut-être urgent de parler à leur famille parce qu'on ne sait pas s’ils vont s’en sortir, est-ce qu’on peut utiliser Framatalk ? » Oui ! Et là c’est notre devoir que Framatalk fonctionne. Tu comprends ?

Da Scritch : Oui.

Pouhiou : Du coup, ouais, faire cours à 30 élèves en visio est-ce que c’est vraiment nécessaire à ce moment-là face à des patients qui veulent juste parler à leur famille ? C’est affreux de devoir faire un arbitrage, mais on l’a fait.
Du coup on a mis en place des serveurs supplémentaires. Je n’ai plus le compte exact, mais il y en a eu au moins huit et c’est vraiment de la très grosse puissance, ce sont minimum des octo-cœur, SSD, machin chose, je ne sais plus si c’est 16 ou 32 gigas de RAM, des grosses machines. Typiquement le service Framatalk, la solution de visioconférence sur Jitsi Meet, fait travailler plusieurs machines d’un seul coup, je crois qu’il y a trois ou quatre machines directes, alors qu’avant il n’y avait qu'une petite machine, ensuite, avec les Italiens, on est passés à une grosse machine et là on est passés à trois/quatre machines, direct. Pareil, on a investi du temps pour améliorer le code des logiciels Etherpad et MyPad qui permettent d’avoir le service Framapad11 qui est cette page d’écriture en ligne. Ces améliorations de code ont été reversées à la communauté, du coup ça va bénéficier à tout le monde que ça marche plus vite même s’il y a plein de personnes qui viennent sur le serveur.
Donc a vraiment tout chamboulé et je pense que le plus gros changement c’est au niveau de ce que Framasoft va faire à l’avenir.

Da Scritch : Je cite Jean-Michel Blanquer dans Challenges de cette semaine : « Il a fallu aussi faire face à des attaques informatiques multiples, notamment venues de Russie, mais nos pare-feu sont robustes ». C’est donc ce qui expliquerait que les outils d’ENT [Environnement numérique de travail] de l’Éducation nationale à distance ne fonctionnent pas extrêmement bien. Quelle est l’astuce secrète de Framasoft pour ne pas être visée par ces hackers russes et peut-être soviétiques ?

Pouhiou : C’est évident, enfin, Christine Albanel l’a dit, c’est le pare-feu Open Office, le fameux pare-feu Open Office ! Franchement en plus, je peux t’annoncer que Framasoft a eu des problèmes avec d’autres pays. D’une part, c’est quand même relativement assez facile de géobloquer certaines adresses IP et nous l’avons fait quand nous avons eu des utilisations criminelles de certains de nos services qui semblaient être localisées, je ne sais pas, au Vietnam…

Da Scritch : Chut ! On a déjà assez d’emmerdes avec la nation pangoline, n’en rajoute pas une guerre.

Pouhiou : Je suis désolé ! Du coup, on a géobloqué certains pays comme ça. Ce n’est pas forcément très complexe. Le coup des pirates russes, honnêtement je n’en sais rien, je ne suis pas à l’Éducation nationale. Maintenant, ça fait un peu « je n’ai pas rendu mon devoir parce que le chien a mangé ma copie ! » Je cite un compte Twitter que j’aime beaucoup !

Da Scritch : Tu veux dire que c’est éculé comme excuse. Enfoiré ! Comment tu m’as cité ! Ça m’appendra à tester mes blagues sur les réseaux sociaux. Est-ce que tu veux dire par là que l’excuse est à peu près aussi éculée que Sony qui se fait attaquer par la Corée du Nord ?

Pouhiou : Ce que je veux dire, ce que je sais, c’est que je connais les gens qui travaillent dans les académies, dans les services informatiques, ce ne sont même pas des membres de Framasoft dont je parle, et je peux te dire que clairement ils n’étaient pas prêts pour le confinement et qu’ils ne se sont pas préparés. Que même les personnes qui travaillent dans le numérique, là elles ont du mal à télétravailler tellement leur infrastructure est mal foutue.
En fait aujourd’hui il faut écouter, il faut juste aller interroger des gens qui travaillent dans les services numériques des académies ou du ministère, juste écouter et poser des questions à vos profs en primaire, en collège, en lycée. Les outils informatiques qu’ils utilisent ce sont des outils de Windows 3.1, de cette époque-là. C’est vraiment indigent et c’est révoltant qu’on ait encore de tels outils, parce que, encore une fois, on a des gens à la base, des travailleurs et des travailleuses qui ont plein de compétences, qui ont plein de savoir-faire, qui ont plein de vision politique et plus tu montes et moins ces personnes-là sont écoutées et plus ça devient la chienlit.
Tant que personne ne s’occupe du problème, tu as des gens à la base qui bricolent des trucs et qui essaient de faire des choses avec les moyens qu’ils n’ont pas. Quand le problème commence à remonter un petit peu au niveau de la hiérarchie, ça va être au niveau de l’académie puis au niveau du ministère, à chaque fois c'est : « Vous arrêtez tout ce que vous faites, j’ai la bonne solution. — Non, c’est moi qui ai la bonne solution, vous renvoyez tout chez mémé. » Donc c’est le bordel chez tout le monde, c’est aussi simple que ça. Quand tu entends que des gens te disent : « Mais moi je ne demande que ça, là, en urgence, installer un Etherpad, mais tu te rends compte : pour ouvrir une VM il faut que je fasse une demande, j’ai trois semaines d’attente ! »

Da Scritch : Oui, mais c’est tamponné et double tamponné. C’est la procédure !

Pouhiou : C’est kafkaïen. À un moment donné si tu ne laisses les moyens à tes talents et à tes savoir-faire de faire le taf, eh bien forcément le taf est mal fait, forcément le service tombe et ils ne sont pas prêts. Clairement pour moi, encore une fois ma boule de cristal sur le marché de Saint-Aubin, ils n’étaient pas prêts.

Da Scritch : Est-ce que les services du ministère vous ont demandé de les aider à installer du C, H, A, T, O, N, du chaton souverain ?

[Miaulement]

Pouhiou : Je ne suis pas assez dans tous les échanges pour pouvoir le dire. En tout cas, je sais qu’il y a des personnes volontaires au sein des ministères, au sein des académies pour justement faire du chaton, c’est-à-dire pour faire de l’hébergement souverain, autonome et éthique. Il y a des initiatives, il y a des volontés. Malheureusement, ce sont les personnes qui sont les moins écoutées et ça a été d’ailleurs notre grande crainte au sein de Framasoft quand on a mis les pieds dans le plat et qu’on a dit : « Stop ! Une association loi de 1901 ne doit pas parer aux carences d’un ministère », on s’est dit « est-ce qu’on ne va pas griller les personnes qui font le taf à l’intérieur ? » Et on espère qu’au lieu d’être grillées, ces personnes seront plus écoutées, parce que si vous ne voulez pas que des associations comme nous crient et hurlent à l’indigence numérique de notre ministère et au scandale que c’est, eh bien écoutez les personnes qui savent ce dont elles parlent. Vous avez les talents chez vous.

Da Scritch : Pouhiou, ça fait un bail, ça fait trois ans qu’on n’a pas fait d’émission en duo ensemble, comment es-tu devenu porte-drapeau de Framasoft ?

Pouhiou : Ça ne va pas, porte-drapeau !

Da Scritch : Est-ce que le précédent était pété ?

[Rires]

Pouhiou : Il n’y a pas de tête de gondole chez Framasoft, on ne veut pas de ça chez nous. Attention, on est tombé dans le panneau comme tout le monde à une époque et tout ça, et justement, comme on a vu que le fait d’incarner un collectif, une association, avec une seule tête, ça ne marchait pas, forcément ça coince à un certains moments, du coup on a révisé la copie. Non, je ne suis pas porte-drapeau de Framasoft.
Comme je t’ai dit je suis rentré à Framasoft en publiant mes romans dans la maison d’édition Framabook, après ça s’est fait un peu tout seul, c’est-à-dire que j’ai commencé à dire « eh, on va sortir le framabook, ça ne vous dit pas de faire un communiqué de presse, un dossier de presse ? » Là on m’a dit : « On ne sait pas faire ! — Eh bien je vais bidouiller, je vais le faire. » Du coup j’étais toujours sur la liste et après moi est sortie une BD. Je leur fais : « Je vous ai montré comment on fait un communiqué, un dossier de presse ! – Oui, mais on n’a pas le temps. – Bon, eh bien je vais le faire. » Et puis ils m’ont dit : « Viens ! », du coup je suis devenu bénévole pour l’association. À un moment donné l’association a eu besoin d’une personne pour sa communication, j’étais disponible, j’ai été embauché et c’est comme ça que je suis devenu un des chargés de communication de Framasoft, sachant qu’on essaie vraiment de travailler en équipe. C’est-à-dire que là, par exemple, on est un trinôme avec Angie Gaudion et avec pyg, Pierre-Yves Gosset pour tout ce qui est justement la stratégie, les partenariats, la communication. Tout ça se répond les uns aux autres et s’entremêle. On a chacun et chacune nos accointances et nos domaines favoris, mais on essaie vraiment de travailler ensemble, en trinôme sur ces points-là et avec tout le reste de l’équipe salariée et de l’équipe bénévole.

Da Scritch : C’est sur cette magnifique histoire que nous refermons cette page magazine de ce journal. La preuve, une fois de plus, que contribuer au logiciel libre peut se faire de mille et une manières et peut donc mener à un emploi en traversant en face !
Pouhiou, merci.

Pouhiou : Merci Da Scritch.


          

Nouvelles April: Revue de presse de l'April pour la semaine 14 de l'année 2020   

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Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNet France] Comment Huawei cherche à protéger ses brevets

✍ Steven J. Vaughan-Nichols, le .


          

Nouvelles April: Libre à vous ! Radio Cause Commune - Transcription de l'émission du 31 mars 2020   

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Bannière de l'émission

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 31 mars 2020 sur radio Cause Commune
Intervenant·e·s : Marie-Odile Morandi - William Gonzalez - Étienne Gonnu - William de Cause Commune à la régie
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 31 mars 2020
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou enregistrer le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière de l'émission Libre à vous ! de Antoine Bardelli, disponible selon les termes de, au moins, une des licences suivantes : licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo de la radio Cause Commune utilisé avec l'accord de Olivier Grieco.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

logo cause commune

Voix off : Libre à vous !, l’émission pour comprendre et agir avec l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre.

Étienne Gonnu : Bonjour à toutes. Bonjour à tous.
La politique logiciel libre de Fleury-les-Aubrais c’est le sujet principal de l’émission du jour, avec également au programme un mois de Décryptualité et aussi le livre Une expérience libre.
Nous allons parler de tout cela dans l’émission du jour.

Vous êtes sur la radio Cause Commune, la voix des possibles, 93.1 FM en Île-de-France et partout dans le monde sur le site causecommune.fm. La radio diffuse désormais également en DAB+ en Île-de-France, c’est la radio numérique terrestre.

Soyez les bienvenus pour cette nouvelle édition de Libre à vous !, l’émission pour comprendre et agir avec l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre.
Je ne suis pas Frédéric Couchet, délégué général de l’April, mais Étienne Gonnu en charge des affaires publiques pour l’association. Si vous êtes une auditrice ou un auditeur réguliers ce changement de voix vous aura peut-être étonné. Rassurez-vous, Frédéric va bien et vous le retrouverez dès la semaine prochaine. L’objectif est simplement de se répartir la charge et que Libre à vous ! soit aussi peu dépendant que possible d’une unique personne, une pratique de pérennisation qui vaut aussi bien pour un projet logiciel que pour une émission de radio.

Le site web de l’April est april.org, a, p, r, i, l, vous pouvez y trouver une page consacrée à cette émission avec tous les liens et références utiles, les détails sur les pauses musicales et toute autre information utile en complément de l’émission et également les moyens de nous contacter. N’hésitez pas à nous faire des retours pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi des points d’amélioration.

Nous sommes le 31 mars 2020, nous diffusons en direct, mais vous écoutez peut-être une rediffusion ou un podcast.
Je précise que, comme les deux précédentes, l’émission est diffusée dans des conditions exceptionnelles suite au confinement de la population. Toutes les personnes qui participent à l’émission sont chez elles. Nous diffusons en direct depuis Saint-Denis, Clamart, Fleury-les-Aubrais et Verbania en Italie. D’un point de vue technique, nous utilisons Mumble un logiciel libre de conférence audio. Nous espérons que tout se passera bien et je vous prie de nous excuser par avance si des problèmes techniques se produisent. Problèmes techniques ou problèmes humains, il s’agit après tout de mon baptême du feu !

Si vous souhaitez réagir, poser une question pendant ce direct, n’hésitez pas à vous connecter sur le salon web de la radio. Pour cela rendez-vous sur le site de la radio, causecommune.fm, cliquez sur « chat » et retrouvez-nous sur le salon dédié à l’émission #libreavous.
Nous vous souhaitons une excellente écoute.

Voici le programme de cette émission :
nous commencerons par la chronique « Les transcriptions qui redonnent le goût de la lecture ». Marie-Odile Morandi reviendra sur un mois de Décryptualité ;
d’ici dix/quinze minutes, nous aborderons notre sujet principal qui portera sur la politique logiciel libre de Fleury-les-Aubrais avec William Gonzalez délégué à la protection des données de la ville ;
en fin d’émission nous poursuivrons toujours avec William Gonzalez avec qui nous échangerons sur son livre Une expérience libre.
À la réalisation de l’émission William de Cause Commune.

Tout de suite place au premier sujet.

[Virgule musicale]

Chronique « Les transcriptions qui redonnent le goût de la lecture » de Marie-Odile Morandi et son analyse de l'évolution des sujets du Décryptualité de ce dernier mois

Étienne Gonnu : Nous allons donc commencer par la chronique de Marie-Odile, animatrice du groupe Transcriptions et administratrice de l’April qui aujourd’hui nous propose son analyse de l’évolution des sujets du Décryptualité de ce dernier mois. Elle nous précisera d’ailleurs ce qu’est ce Décryptualité. Je précise aussi que Marie-Odile vit et nous parle depuis l’Italie où l’intensité de la crise sanitaire, et je ne fais là aucun commentaire sur la gestion de cette crise d’un côté ou de l’autre, est un peu en amont de ce qu’on vit en France donc ça donne aussi une valeur particulière à la lecture qu’elle va pouvoir nous apporter. Bonjour Marie-Odile et je vais te laisser la parole.

Marie-Odile Morandi : Bonjour à tous.
En cette période inédite que nous vivons, je souhaitais parler de l’évolution des thèmes traités dans chacun des Décryptualité depuis un peu plus de un mois, c’est-à-dire depuis l’édition du 17 février 2020.

Qu’est-ce que Décryptualité ? Depuis le début de l’année 2017, un petit groupe de membres de l’April se réunit chaque semaine. Il y a le noyau dur avec Luc, Manu et Magali et, au gré des semaines, viennent s’ajouter Nico et Nolwenn ainsi que d’autres personnes. Les sujets concernant l’actualité informatique sont commentés de façon simple et accessible à toutes et tous, sans prétention, mais les choses sont dites.
Chaque Décryptualité commence par la revue de presse dont les articles sont choisis par Manu. Quelques articles principaux sont cités, accompagnés d’un court commentaire. Je rappelle que chacun d’entre nous peut envoyer à Manu, par divers canaux, les articles qu’il estime dignes de faire partie de cette revue de presse hebdomadaire.
La discussion s’articule ensuite autour du sujet choisi par les intervenants. L’ensemble dure une quinzaine de minutes. Chaque Décryptualité est transcrit et publié sur le site de l’April.

Le 17 février 2020 le sujet était : « Ce que l'affaire Griveaux rappelle sur les enjeux de la vie privée ». Évidemment le jeu de mots était facile et personne ne s’en est privé « ce soir on va parler de choses grivoises. » Chacun d’entre nous se souvient de cette affaire : sur un site internet un artiste russe a publié des documents pour montrer la soi-disant dualité qu’il y a entre le discours politique moralisateur et la vie privée de certains personnages politiques. Le député Griveaux avait envoyé à une jeune femme des vidéos intimes qui ont fuité. Les noms des protagonistes ont été clairement affichés, divulgués. Divers politiques ont réagi en demandant la levée de l’anonymat sur Internet, thème récurrent pour certains, alors qu’il s’agit là d’abus de confiance et de divulgation de contenus pornographiques condamnée par la loi.
Occasion de rappeler que notre vie privée est essentielle avec un sage conseil : à l’heure des réseaux sociaux, il faut être prêt à assumer certes ce que l’on fait aujourd’hui, mais se demander si on sera prêt à l’assumer aussi plus tard. Internet et l’Agence nationale de la sécurité américaine n’oublient rien, tout y est centralisé.

Le Décryptualité du 24 février 2020 restait dans la suite de l’affaire Griveaux : « La liberté d'expression sur Internet attaquée sous tous les prétextes ». Un certain nombre de politiciens s’attache à essayer de casser la liberté d’expression sur Internet et les réseaux sociaux avec un projet politique qui voudrait limiter la capacité des gens à partager des informations. Il est rappelé que la Chine a essayé, au début, de contrôler l’information concernant le Covid-19, information qui est finalement ressortie et la crédibilité de l’État central a bien diminué.
Les intervenants reviennent sur la question de la haine sur Internet. Certaines personnes se font harceler et c’est dramatique. Des lois existent, pas forcément toujours appliquées. La nouvelle loi qui est en train d’être élaborée, la loi anti-haine sur Internet, était-elle bien nécessaire ? En effet, ce sont les plateformes – Twitter, Facebook – qui devront s’assurer que les contenus dits haineux soient effacés automatiquement en moins d’une heure. Ce côté automatique ainsi que le fait de déléguer à des plateformes privées la responsabilité de déterminer ce qui relève de la liberté d'expression ne manquent pas d'inquiéter. N'est-ce pas là le rôle des pouvoirs publics et avant tout de la justice ? »
L’exemple de Mastodon est cité : décentraliser, gérer des petites communautés est une solution qui a montré ses atouts. Il faut aussi éduquer les gens et surtout les jeunes. Personne n’a jamais été réellement formé à l’utilisation des réseaux sociaux et bien informé des responsabilités que leur utilisation entraîne pour chacun de nous.

« Puisque les virus sont de saison, occasion de rappeler les bonnes pratiques pour ne pas se faire infecter », c’ était le thème du Décryptualité du 9 mars 2020.
Cette fois le mot virus est bien là. Les divers symptômes que peut présenter notre ordinateur sont décrits et il nous est rappelé ce qu’est une bonne hygiène informatique :
avoir un bon système d’exploitation sur son ordinateur ou son téléphone, un système d’exploitation sain dans un ordinateur sain, par exemple une bonne distribution GNU/Linux ;
faire des mises à jour, toujours, tout le temps, le plus tôt possible ;
faire des sauvegardes, c’est-à-dire enregistrer ses données à l’extérieur de son ordinateur pour le cas où on aurait un problème, sur un disque dur externe, sur une clé USB ou chez un hébergeur fiable ;
ne pas télécharger n’importe quoi ;
éviter de mettre sa clé USB n’importe où, sur des ordinateurs mal gérés, de gens qu’on ne connaît pas ou en qui on n’a pas confiance.

À partir du 16 mars, on passe à l’échelon supérieur : interdiction de sortir et télétravail pour toutes les personnes dont l’activité le permet. « Télétravailler et garder des contacts à l'extérieur en période de confinement avec le libre ».
Avec toutes les incitations à se mettre au télétravail, plein d’outils commencent à être utilisés dans tous les sens. Les gens sont obligés de se lancer et ont tendance, malheureusement, à se tourner vers des outils propriétaires, ceux qui sont les plus connus, ceux des GAFAM, et c’est bien dommage ! C’est en gros une période où on sait qu’on va se faire avoir, on va se faire embrigader dans des briques logicielles et des outils que les entreprises vont payer pour obtenir et utiliser. C’est effectivement rageant parce qu’on sait que ces manœuvres vont rendre les gens captifs.
Conseil est donné de se tourner vers les services proposés par Framasoft. Framasoft victime de son succès : dans une circulaire du ministère de l’Enseignement supérieur intitulée « Plan de continuité pédagogique », parmi les actions possibles pour les activités de travail collaboratif, les solutions libres de Framasoft sont conseillées sans qu’aucun contact n’ait été établi avec les responsables de l’association comme l’affirme Pierre-Yves Gosset. Suite à cette incitation, Framasoft a subi une énorme affluence et a dû répartir l’utilisation de ses services sur les divers chatons, les associations et entreprises qui proposent des logiciels hébergés sur leurs propres serveurs et qui font partie du Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires.
Pour pouvoir discuter avec les personnes de manière efficace, Jitsi occupe une place de choix. Cette application fonctionne directement dans le navigateur : on va sur le site, on crée un salon et on transmet l’adresse de ce salon à tous les participants qui rejoignent alors la discussion en cliquant et en chargeant la page dans leur navigateur.
Une pensée particulière est dédiée à tous les élèves qui sont confinés chez eux avec leurs parents. Sont citées les ressources éducatives libres AbulÉdu, Sésamath, Gcompris.

Le dernier Décryptualité transcrit et publié est celui du 23 mars dont la description est « Face à la pandémie, de nombreuses initiatives s'appuient sur le Libre et ses principes pour proposer des solutions rapides, faciles à mettre en œuvre et mieux travailler ensemble. »
Il est à nouveau question de Jitsi pour communiquer, mais surtout sont cités les cas de hackeurs, bidouilleurs qui imaginent des solutions pour venir en aide à toutes les personnes, aux malades et à leurs soignants : fabriquer des masques, fabriquer des valves avec des imprimantes 3D, mettre au point des respirateurs. Toute cette inventivité est saluée : des gens compétents utilisent ces solutions offertes en partage, construisent rapidement, souvent avec des moyens modestes. On vit une période de crise, on n’a pas le choix, il faut agir même si les produits qu’on obtient ne sont pas de qualité optimale.

La conclusion nous laisse une lueur d’optimisme et revient à Magali : « c’est incroyable toutes les choses positives, collaboratives qui peuvent arriver en temps de crise, qui sont faites et ça mérite d’être salué ». Dans l’urgence et face à de tels enjeux de santé, on peut parler de l’intelligence des foules, de l’intelligence du monde quand on lui demande de contribuer dans un esprit de solidarité, en partie grâce à Internet et au logiciel libre.

Étienne Gonnu : Merci Marie-Odile, c’est une très belle chronique. C’est vrai que c’est important aussi de voir ce qui sort de positif de ces situations qui sont par ailleurs particulièrement difficiles.
Je vais rebondir sur deux choses que tu as évoquées. Tu parles de Jitsi. La semaine prochaine on va recevoir le créateur de Jitsi, justement, qui va pouvoir nous parler un peu de ce logiciel et puis je rappellerai aussi que là on utilise Mumble qui est donc un outil d’audioconférence et le Chapril, qui est le chaton de l’April, met à disposition, a ouvert un Mumble accessible.
Grand merci à nouveau Marie-Odile. Je suis ravi que tu sois la première intervenante de la première émission que j’anime. Je te souhaite une très bien fin de journée, sauf si tu avais un dernier mot.

Marie-Odile Morandi : Merci à vous. Toutes ces solutions qui sont trouvées sont effectivement à saluer. On remercie toutes les personnes qui donnent de leur temps pour les mettre œuvre. Bonne journée. Bonne continuation. Au revoir.

Étienne Gonnu : Salut Marie-Odile. Au revoir.
J’ai oublié de saluer Framasoft qui participera également à notre émission la semaine prochaine, donc une belle émission qui se profile.
Avant de passer à notre sujet principal nous allons faire une pause musicale.

[Virgule musicale]

Étienne Gonnu : Nous allons écouter Allons voir (cercle circassien) par Demi-sel. On se retrouve juste après. Belle journée à l’écoute de Cause Commune, la voix des possibles.

Pause musicale : Allons voir (cercle circassien) par Demi-sel.

Voix off : Cause Commune, cause-commune.fm, 93.1.

Étienne Gonnu : Nous venons d’écouter Allons voir par Demi-sel, disponible sous licence Art libre. Vous retrouverez les références sur le site de l’April, april.org.

Vous écouter l’émission Libre à vous ! sur radio Cause Commune, la voix des possibles, 93.1 en Île-de-France et partout ailleurs sur le site causecommune.fm. Je suis Étienne Gonnu chargé de mission affaires publiques pour l’April. Nous allons passer au sujet principal.

[Virgule musicale]

La politique logiciel libre de Fleury-les-Aubrais avec William Gonzalez, délégué à la protection des données et membre de l'April

Étienne Gonnu : Sujet principal qui porte sur la politique logiciel libre de Fleury-les-Aubrais avec William Gonzalez, délégué à la protection des données pour la ville. Bonjour William.

William Gonzalez : Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Étienne.

Étienne Gonnu : William, tu n’es pas « que », et je mets bien sûr des guillemets autour de ce que, délégué à la protection des données pour Fleury-les-Aubrais, DPO pour faire court, tu es aussi un libriste convaincu, tu es membre de l’April à titre individuel, tu as écrit un livre sur le logiciel libre dont on parlera tout à l’heure. Avant d’être DPO tu as été plusieurs années en charge du service informatique de la ville. À ce titre, tu as été un acteur important de l’engagement de Fleury-les-Aubrais pour le logiciel libre, notamment marqué par l’adhésion de la ville à l’April.
William, avant qu’on rentre dans le détail de cet engagement de Fleury-les-Aubrais, est-ce que tu veux bien nous parler un peu de ton parcours et notamment de comment tu es venu au logiciel libre ?

William Gonzalez : Oui, bien sûr. Tout d’abord je tenais à remercier l’April pour cette invitation, c’est d’ailleurs pour moi une grande première d’intervenir à la radio dans l’émission Libre à vous !, donc merci encore pour cette invitation.

Je suis arrivé à Fleury en septembre 2002. J’ai d’abord commencé en tant que technicien et j’ai pris assez vite le poste de responsable informatique après le départ de l’ancien responsable. Nous étions une petite équipe de trois personnes pour gérer l’ensemble du parc informatique de la ville de Fleury-les-Aubrais. Ça représentait environ, à l’époque, une centaine de postes de travail. Aujourd’hui on est à plus de 350 machines et une quarantaine de serveurs.
J’avais avec moi un technicien support pour toute l’assistance aux utilisateurs, un chef de projet applicatif et puis un administrateur système et réseaux. C’est vrai qu’avant Fleury j’avais travaillé dans le secteur privé pendant un an et demi et je ne connaissais pas du tout le logiciel libre. J’avais bien sûr connaissance des systèmes d’exploitation GNU/Linux, mais sans vraiment les avoir utilisés.
Dès mon arrivée à Fleury, j’ai travaillé avec un prestataire informatique, un consultant, une société qui avait de très bonnes connaissances dans l’open source, le logiciel libre, et ça m’a vraiment permis de comprendre qu’il existait une autre informatique, des alternatives à Microsoft notamment. Du coup je me suis intéressé au sujet et j’ai commencé à travailler ce sujet avec mon équipe.

Étienne Gonnu : OK ! Super. Comment ça a été accueilli ? Tu es donc arrivé, tu as voulu initier à un moment donné une pratique plutôt alternative vers du logiciel libre. Comment ça s’est mis en place justement et comment ça a été accueilli au sein de Fleury-les-Aubrais ?

William Gonzalez : J’ai commencé par un projet de migration vers la bureautique libre. À l’époque, en 2002, on utilisait principalement, comme l’ensemble des collectivités de la métropole d’Orléans. la bureautique Microsoft, donc Excel, Word, PowerPoint, et je me suis aperçu qu’il existait une alternative, à l’époque Open Office, c’était en 2004/2005. On était, quelque part, assez précurseurs sur le sujet puisqu’aucune ville de la métropole d’Orléans n’avait commencé à s’intéresser à cette migration, donc ça a été vraiment le projet important pour Fleury-les-Aubrais.
Comment convaincre pour aller dans ce sens-là ? J’en ai d’abord parlé à mon élu qui était l’adjoint à la communication et aux systèmes d’information. Il a très vite compris les bienfaits du logiciel libre pour une collectivité. Dans un premier temps ce qui l’a séduit c’était de pouvoir réduire un peu la dépense publique, les budgets, puisqu’on sait très bien qu’en collectivité les budgets sont contraints, on a de moins en moins de subventions de l’État. En tout cas, c’était une possibilité pour faire baisser les dépenses, notamment les dépenses en licences puisqu’on avait beaucoup de licences Microsoft.

Étienne Gonnu : C’est intéressant ce qu’on voit. Il y a deux choses, non pas qui me frappent, le terme est exagéré, mais d’une part que le travail a démarré par la bureautique, parce qu’on a déjà vu avec d’autres collectivités avec qui on a pu faire des émissions, je pense par exemple à la ville de Fontaine, que ça commence très souvent, en fait, par la bureautique qui est finalement un des premiers besoins et peut-être j’imagine, tu pourras me corriger, les premiers pas les plus simples à faire, en termes de démonstration, notamment parce qu’il y a un logiciel performant qui existe. Et puis cet argument du budget qui est assez souvent, finalement, également une première approche, une première manière de convaincre.
Est-ce que c’est allé plus loin par la suite ? C’est resté très budget ? Est-ce que l’intérêt politique et pas seulement financier a aussi fonctionné auprès des élus ? Quel est le rapport, finalement, après plusieurs années ?

William Gonzalez : Oui. Après on a dépassé aussi le côté budgétaire. C’était aussi une façon de dépenser autrement l’argent public puisque, par exemple pour la migration vers la bureautique libre, ce que j’ai émis c’était de dire que l’économie faite en licences on va pouvoir la redistribuer aux utilisateurs sous forme de formation, puisqu’on s’est aperçu qu’en fait beaucoup d’agents n’avaient jamais eu de formation sur la bureautique et c’était aussi l’occasion de leur fournir une formation et aussi de montrer aux élus une certaine indépendance vis-à-vis des éditeurs du marché. Il faut savoir qu’en collectivité on utilise beaucoup d’applications métier, on a beaucoup de contrats de maintenance, on subit ces contrats de maintenance parfois assez onéreux. Donc l’idée c’était aussi d’être un peu plus indépendants vis-à-vis des éditeurs du marché.

Étienne Gonnu : Ce sont effectivement des points cruciaux et c’est vrai qu’on les met beaucoup en avant à l’April quand nous défendons une priorité au logiciel libre. Ça me fait penser qu’on entend souvent cet argument, moins maintenant, mais celui des coûts cachés et je pense que tu résumes très bien qu’il ne s’agit pas de coûts cachés mais de repenser la dépense, en fait d’être plus dans une démarche d’investissement, de réappropriation des systèmes d’information, notamment aussi entre les mains des agents publics qui vont la pratiquer au quotidien. Par ailleurs, on voit aussi cette notion d’indépendance. Comment s’exprime, finalement, cette notion d’indépendance au quotidien ? Tu l’as déjà un peu expliqué, mais si tu peux creuser un peu.

William Gonzalez : Oui, bien sûr. Après la bureautique libre on a continué à développer le logiciel libre au sein de la collectivité. Nous, service informatique, on devait montrer l’exemple, donc on a mis en place GLPI qui est le Gestionnaire Libre de Parc Informatique, c’est le logiciel qui nous permet de gérer l’ensemble du parc informatique, de recenser les postes de travail, les imprimantes, les copieurs, d’avoir aussi un outil de ticketing, de support vis-à-vis des utilisateurs. Donc, au lieu d’avoir un contrat de maintenance avec un logiciel, on a été capables, en interne, de pouvoir assurer la maintenance de l’outil sans recourir à un contrat de maintenance avec un éditeur, de pouvoir assurer nous-mêmes les montées de version du logiciel. C’est aussi ça l’indépendance, c’est peut-être se réapproprier les compétences en interne. Évidemment, il a fallu que les agents du service informatique se forment puisque mon équipe n’avait pas forcément de compétences dans l’open source donc il a fallu vraiment monter en compétence, mais après ça nous a permis, entre guillemets, de « reprendre la main » sur certains outils.
Si je rebondis sur le choix des élus, les élus ont vraiment bien compris le fondement de ce projet-là, du coup ils ont même adhéré, la ville de Fleury-les-Aubrais a adhéré à l’April en tant que ville, donc ça a été aussi un moteur de ce point de vue.

Étienne Gonnu : Oui, c’est effectivement un signe très positif. On peut aussi mentionner le fait que Fleury-les-Aubrais a été récompensée par le label 3 du Territoire Numérique Libre, qui est une initiative de l’association ADULLACT qui est un spécialiste du logiciel libre pour les collectivités. Ce sont aussi des signes qui sont encourageants parce qu’il est important, lorsque ce genre de démarche est initiée, qu’elle ne repose pas uniquement sur une personne, en l’occurrence toi, et qu’on puisse imaginer que si tu vas vers d’autres aventures – d’ailleurs c’est un peu ce que tu as fait, on en parlera plus tard – il y ait une pérennité dans cette ambition du logiciel libre. Elle te semble donc acquise, à priori oui d’après ce que tu nous dis, à Fleury-les-Aubrais ?

William Gonzalez : Oui, bien sûr. Après la bureautique on a enclenché vers la messagerie électronique puisqu’on avait le client Outlook et on voulait aussi s’affranchir des licences Microsoft Outlook. On s’est orientés vers la solution Zimbra et ensuite on a développé d’autres outils. On utilise GRR pour la gestion des réservations de ressources, on utilise aussi beaucoup d’applications métier, web-delib pour la gestion des délibérations. Aujourd’hui, les élus sont partie prenante en fait de cette orientation. Je pense qu’une fois qu’on a convaincu les élus, c’est vraiment une bonne chose.

Étienne Gonnu : Oui, ça me semble essentiel effectivement et on voit bien combien il est nécessaire qu’à la fois les pôles techniques et les pôles, entre guillemets, « plus politiques » travaillent main dans la main sinon on sait bien que ça peut vite traîner ; ce que tu nous dis est encourageant .
J’en profite aussi pour préciser, parce que tu cites de nombreux logiciels et c’est important d’utiliser une variété de logiciels libres pour les différents besoins que peut rencontrer une collectivité, qu’on les listera autant que possible sur le site. N’hésitez pas à venir sur le salon pour éventuellement nous le rappeler ; on citera tout ça suite à l’émission.
Je pense qu’il est aussi intéressant, tu parlais du service technique interne, tu parlais de formation en termes d’acquisition de compétences, etc., c’est quand même aussi un point névralgique, c’est la capacité en interne des équipes techniques de porter cette ambition. Quand toi tu as lancé tout ça, comment justement est-ce que les équipes techniques ont reçu cette envie, ont accompagné cette dynamique ? Est-ce qu’il y a eu des résistances ? Est-ce que, au contraire, il y a eu un plaisir à s’engager là-dedans ? Comment tu as ressenti tout ça et comment ça s’est déroulé de leur point de vue ?

William Gonzalez : En tout cas mon équipe n’avait pas forcément de compétences sur l'open source et du coup, tout de suite, je les ai formés et ils étaient assez emballés, en fait, de découvrir d’autres outils, donc ça s’est fait assez naturellement. En informatique, de toute façon quand on est informaticien il faut se remettre en question : aujourd’hui on peut être très bon, demain, si on ne se forme pas on peut être le plus mauvais, donc c’est aussi ancré dans notre culture. J’ai aussi profité de ça. On était une équipe jeune, dynamique et mes collègues ont vraiment bien accueilli cette nouvelle orientation d’aller vers le logiciel libre. On a d’ailleurs mis en place des serveurs sous Linux. On n’administre pas un serveur Windows comme on administre un serveur sous Linux, donc il a quand même fallu du temps pour s’approprier les choses. On s’est aussi fait aider par une société qui était spécialisée dans le domaine de l’open source qui nous a accompagnés justement pour être autonomes.

Étienne Gonnu : Une question qui est, je pense, importante et qui nous est revenue plusieurs fois quand on parle de collectivités. Tu nous as expliqué que le nombre de postes a augmenté donc j’imagine que dans tout ce processus il y a eu des besoins de recrutement. Est-ce que le côté libriste était un critère de recrutement ou pas forcément ? Il était simplement question de former la personne.

William Gonzalez : C’était un plus. Effectivement, quand je suis arrivé à la ville, au départ j’étais tout seul, j’ai dû recruter mes collègues et c’est vrai que même si mes collègues n’avaient pas forcément de compétences dans l’open source ce n’était pas un frein pour moi parce qu’on a la chance, en collectivité, de pouvoir se former assez facilement. On a des organismes, le CNFPT [Centre national de la fonction publique territoriale] notamment qui permet aux agents territoriaux de se former. Non, ce n’était pas un frein cette partie-là.

Étienne Gonnu : On sait aussi un autre aspect : puisque qui dit travailler sur des logiciels libres en général, veut peut-être aussi dire avoir des interactions avec des communautés qui sont d’ailleurs ces logiciels libres, donc on peut imaginer que les agents de Fleury-les-Aubrais vont peut-être interagir avec les communautés. Déjà, est-ce que ça s’est fait ? Est-ce qu’il y a des échanges positifs avec les communautés ou plutôt vous récupérez des logiciels – d’ailleurs ce n’est pas une critique si c’est le cas – et vous les utilisez en interne. Est-ce qu’il y a une politique de contribution aux projets logiciels ? Comment tout cela s’est mis en place ?

William Gonzalez : Il n’y a pas eu de politique de contribution aux logiciels. On utilisait les logiciels qu’on avait sur le marché. On utilisait beaucoup le projet openMairie, c’est un très bon exemple, puisqu'il dispose d’un catalogue de logiciels libres vraiment dédiés spécifiquement aux communes. Je citerai par exemple OpenADS qui est un logiciel libre de gestion des autorisations du droit des sols, openCimetière, etc. On s’est plutôt appuyés sur ce qui se faisait, on n’avait pas forcément le temps de pouvoir contribuer directement dans les communautés.
Moi, par contre, j’ai réalisé un rapport sur la migration vers la bureautique libre que j’ai mis à disposition sur le site officiel francophone Open Office à l’époque, au moins pour partager mon expérience, comment je m’y étais pris, ma méthodologie. C’était aussi une façon de contribuer à cette dynamique.

Étienne Gonnu : Très bien. C’est important, on le sait bien.
Tu avais évoqué quelque chose, je pense qu’il serait intéressant de rentrer un petit peu plus dans le détail. Parfois tu nous parles de compétences qui ont été formées en interne pour pouvoir, j’imagine, faire les développements nécessaires directement en interne, faire l’administration système en interne, etc. Par ailleurs, tu nous as aussi évoqué du recours à des prestataires. Les besoins techniques sont 100 % internalisés ? Est-ce qu’il y a un équilibrage ? Comment tout cela s’est mis en place ?

William Gonzalez : Non, ce n’est pas 100 % internalisé. Du fait qu’on est une petite équipe, trois personnes, on gère à la fois l’informatique, la téléphonie, l’assistance aux utilisateurs, la gestion des serveurs, des réseaux, donc c’est, en fait, en fonction du projet. Je prends l’exemple de la messagerie Zimbra. Pour Zimbra il faut quand même des compétences pour mettre en œuvre ce type de système et là on a fait appel à un prestataire qui avait vraiment les compétences pour mettre en place cette messagerie électronique. On a même contracté un contrat de maintenance avec ce prestataire pour nous aider à mettre en œuvre le projet et aussi à suivre et à maintenir ces outils.
En fait ça dépendait du type de projet, du type d’outil. Pour GLPI, le logiciel de gestion de parc informatique, on a pu le faire nous-mêmes en interne, mais sur la mise en place d’infrastructures importantes on s’est fait aider par des sociétés spécialisées dans le domaine. En interne on n’avait pas forcément les compétences et pas forcément le temps non plus, la disponibilité pour pouvoir le gérer.

Étienne Gonnu : D’accord. Si je comprends bien c’est plus en termes d’opportunités par rapport à vos propres compétences, aux compétences de l’équipe, et arbitrer en fonction des besoins.

William Gonzalez : Et aussi par rapport à la criticité d’une application. C’est vrai que la messagerie c’est très critique, il faut que ça fonctionne 24 heures sur 24, donc ça demande aussi un peu plus d’expertise qu’on n’avait pas en interne du fait de notre petite équipe.

Étienne Gonnu : Tu parles de la messagerie, ça permet peut-être de faire une transition. Là on parlait des équipes techniques. Bien sûr, j’imagine que les autres agents publics qui ne sont pas forcément techniques, qui vont avoir différents métiers au sein de la collectivité, sont inclus dans le processus, ils ont besoin d’être formés, ils vont peut-être avoir besoin de remonter des besoins. Est-ce que tu peux nous expliquer déjà comment ils ont été inclus dans le processus, au début, par cette bureautique et comment ça a pu évoluer par la suite ?

William Gonzalez : C’est vrai, c’est un point très important d’organiser vraiment une bonne communication autour du projet de migration. On l’a fait à Fleury-les-Aubrais. On a organisé plusieurs réunions d’information avec l’ensemble des utilisateurs pour leur expliquer pourquoi on voulait s’orienter vers tel logiciel de bureautique. Leur dire qu’on allait aussi les accompagner pour les rassurer puisque la bureautique touche quand même au quotidien des utilisateurs. C’est difficile, il y a beaucoup de conduite de changement, donc il a fallu les rassurer, leur donner aussi envie d’utiliser la suite bureautique. À l’époque j’avais distribué des CD avec Open Office pour que les agents puissent l’installer chez eux et ça a plutôt bien marché. On a vraiment été à l’écoute de leurs demandes et le service informatique a surtout été très réactif. À chaque fois qu’il y avait des questions posées sur cette suite bureautique on a essayé d’y répondre le plus rapidement possible pour vraiment que ça soit le plus transparent vis-à-vis de l’utilisateur.
Donc beaucoup d’accompagnement. Vraiment donner envie aux utilisateurs d’utiliser cet outil et qu’ils puissent en tirer un bénéfice. Ce bénéfice a été aussi de leur fournir une formation adaptée à leurs besoins et à leur niveau d’utilisation.

Étienne Gonnu : Entendu. Là c’était le stade bureautique. J’imagine qu’ensuite il a fallu aussi faire les migrations sur des logiciels métier. Est-ce que ça été plus simple du coup, le premier pas le plus difficile c’est la bureautique ? Ou, au contraire, peut-être que c’est plus difficile sur les logiciels métier ? Comment tu as vécu tout cela ?

William Gonzalez : J’ai trouvé que le plus difficile c’était la bureautique parce que finalement ça concernait l’ensemble des agents. Il y avait forcément des à priori. En plus, on passait sur un outil libre, gratuit, la gratuité ce n’est pas forcément à mettre en avant puisque souvent on se dit « si c’est gratuit ce n’est pas forcément un outil de bonne qualité ». La difficulté c’était plutôt sur la bureautique puisqu’en plus c’était le premier projet à Fleury-les-Aubrais.

Étienne Gonnu : Est-ce que tu peux nous rappeler sur quelles dates ça s’était fait ? Je pense que c’est important de se aussi remettre dans le contexte des époques. Vous avez entamé quand cette migration bureautique ?

William Gonzalez : On a entamé ça en 2005. On l’a fait sur plusieurs années, on a migré service par service, on l’a fait sur trois ans. On a commencé la migration dès 2005, c’était à l’époque d’Open Office, la version 2 qui venait de sortir. Donc 2005 pour la bureautique, Open Office.

Étienne Gonnu : D’accord. Je t’ai interrompu. Ensuite sur les logiciels métier du coup, dans un second temps, ce que tu nous expliquais.

William Gonzalez : Les logiciels métier c’était plus facile parce que, finalement, ça touchait moins d’utilisateurs. L’essentiel, en fait, c’était de répondre aux besoins du service. Je mets toujours en avant qu’il faut que le logiciel réponde aux besoins ; si c’est un logiciel libre tant mieux ! C’est ce qui avait été décidé dans la collectivité et les élus avaient bien compris qu’à chaque fois qu’on avait un nouveau besoin logiciel, on regardait ce qui se faisait du côté du logiciel libre, mais la priorité il fallait que ça réponde aux besoins du service.

Étienne Gonnu : D’accord. La priorité c’est le besoin du service, mais quand même le facteur logiciel libre restait aussi un facteur pas exclusif mais du moins quand même discriminant dans le choix, le caractère libre du logiciel ?

William Gonzalez : Oui, bien sûr parce qu’on a beaucoup de logiciels métier en collectivité. En fait, de mon expérience, on s’aperçoit qu’on n’utilise pas toujours 100 % des fonctionnalités du produit et pourtant on paye 100 % de la licence, en tout cas on règle la totalité de la facture. Du coup, en utilisant des logiciels libres on a des coûts moins élevés. Ça me semblait aussi intéressant de ce point de vue.

Étienne Gonnu : En fait, ce que tu décris est très intéressant. C’est justement ce qu’on dit, on le répète souvent quand on défend la priorité au logiciel libre, il ne s’agit pas de dire que les collectivités, les administrations, même à un niveau personnel, qu'on a une sorte d'obligation hors-sol d’utiliser du logiciel libre. Il faut juste, effectivement, que ce soit un facteur important, qu’il y ait conscience de tous les intérêts que tu as pu évoquer en termes d’indépendance, en termes de bonne gestion des deniers publics, etc., s’appuyer là-dessus, prendre conscience que c’est important, mais il ne faut pas être hors-sol, il faut lier aux besoins. C’est juste un facteur important de décision, c’est surtout ça que veut dire priorité. Si on n’utilise pas les logiciels libres il faut qu’il y ait de bonnes raisons de ne pas le faire.

Avant de passer à la suite, je pense qu’on va pouvoir faire une pause musicale.

[Virgule musicale]

Étienne Gonnu : Je vous propose d’écouter My Little Kingdom par Golden Duck Orchestra. On se retrouve juste après. Je vous souhaite une belle journée à l’écoute de Cause Commue, la voix des possibles.

Pause musicale : My Little Kingdom par Golden Duck Orchestra.

Voix off : Cause Commune, cause-commune.fm, 93.1.

Étienne Gonnu : Nous venons d’écouter My Little Kingdom par Golden Duck Orchestra, disponible sous licence libre Creative Commons Attribution. Vous retrouverez les références sur le site de l’April, april.org.
Vous écoutez l’émission Libre à vous ! sur radio Cause Commune, la voix de possibles, 93.1 en Île-de-France et partout ailleurs sur le site causecommune.fm.
Je suis Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l’April, et nous échangeons avec William Gonzalez délégué à la protection des donnés de la ville de Fleury-les-Aubrais et ex-responsable de son service informatique. Nous parlons donc de la politique logiciel libre de la collectivité.
N’hésitez pas à participer à notre conversation sur le salon web dédié à l’émission sur le site causecommune.fm, bouton « chat ».

Avant la pause musicale nous discutions de toute la politique mise en place en termes de migration, notamment de la formation et de l’importance de former et de convaincre les agents publics pour les intégrer dans le processus.
Je voulais juste mentionner rapidement une expérience personnelle. J’étais venu à Fleury-les-Aubrais, j’ai oublié de noter la date, mais il y a deux ans de mémoire pour le Forum du Numérique et j’avais été très marqué par l’enthousiasme. J’avais discuté avec l’agent public qui était un peu en charge d’organiser l’évènement, qui n’était pas du tout une personne libriste à la base, qui n’était pas une technicienne, qui était une personne du service administratif, qui était extrêmement emballée et qui disait : « William nous a tous convaincus. Depuis j’utilise aussi à la maison. » J’avais trouvé que c’était un super compliment déjà vis-à-vis de ton travail et puis un bel exemple, une belle illustration de comment essaimer un peu le Libre et l’intérêt d’aller vers le Libre.
Là on a parlé pas mal de l’intérieur. Avant de se tourner aussi un peu vers l’extérieur, les administrés, en gros pour résumer, quel bilan tires-tu de cette migration et quels conseils, quels points clefs donnerais-tu à une collectivité qui voudrait se lancer dans cette démarche ?

William Gonzalez : Les conseils que je pourrais donner à une collectivité, c’est bien sûr de bien former son équipe en interne vraiment sur les produits open source, bien maîtriser en interne ces systèmes-là. Je trouve que c’est important d’explorer cette direction, c’est un avantage pour une collectivité. C’est une façon, je l’ai dit tout à l’heure, d’être moins dépendant des éditeurs. C’est une façon d’optimiser la dépense publique et ça c’est important, dépenser autrement. C’est aussi une façon de mieux protéger les données personnelles et c’est vrai que maintenant je suis bien concerné par le sujet. Donc il y a vraiment des bienfaits pour les collectivités. C‘est aussi le rôle d’une collectivité de montrer aux citoyens qu’il existe des alternatives. On n’a pas beaucoup de marketing autour du logiciel libre et je pense que les collectivités ont leur rôle à jouer de ce côté-là pour promouvoir un peu ces outils.

Étienne Gonnu : Oui, ce rôle me semble particulièrement important, déjà parce que par la dépense publique, ça va pouvoir enrichir les logiciels de la collectivité qui, puisqu’ils sont libres, pourront être réutilisés par les citoyens que ce soit à titre individuel, dans le cadre d’entreprises. Ils pourront être utilisés par d’autres collectivités, donc on va avoir une forme d’investissement commun justement à la création d’un commun logiciel qui pourra bénéficier à toutes et à tous. On voit vraiment l’importance de ça. Et puis par l’exemple, comme tu le dis. Finalement il n’a pas de meilleure, entre guillemets, « campagne marketing » que la démonstration par l’exemple, concrètement, de l’efficacité. C'est l’exemple que je citais de cette fonctionnaire de Fleury-les-Aubrais qui, du coup, était convaincue non seulement dans son travail mais dans son usage informatique personnel de l’intérêt d’utiliser du logiciel libre.

William Gonzalez : Juste pour rebondir, j’essaye toujours de faire aussi le lien avec la vie personnelle : quand on utilise des outils à titre professionnel, on peut aussi les utiliser à titre personnel. Je fais beaucoup ce lien et je continue d’ailleurs à le faire en tant que délégué à la protection des données lors des formations de sensibilisation. Donc bonnes pratiques au travail qu’on peut transposer assez facilement à titre privé.

Étienne Gonnu : Parfaitement. C’est très bien dit. C’est bien de voir tout ce qui est positif mais peut-être qu’il est intéressant aussi pour progresser et tirer une expérience de savoir si tu as identifié, si tu as dû surmonter des freins, des obstacles – j’imagine que oui – pendant tout ce processus ? Est-ce que tu pourrais les identifier et nous expliquer, le cas échéant, comment tu as pu les dépasser et avancer malgré tout ?

William Gonzalez : Le principal frein c’est la réticence de l’utilisateur. Ce que je dis assez souvent, la clef de la réussite finalement c’est l’utilisateur. Si l’utilisateur n’utilise pas le logiciel, eh bien finalement le projet a échoué. Donc c’est toujours convaincre, puisqu’aller vers le logiciel libre ce n’est pas forcément un chemin facile : aujourd’hui on nous vend plutôt du Microsoft, du Google, etc. Donc il faut sans cesse expliquer notre démarche, ne pas rester que sur l’aspect budgétaire, gratuité, puisqu’il ne faut pas résumer le logiciel libre à la gratuité, c’est inexact, ça serait vraiment très réducteur. Le principal frein c’est faire connaître, en fait, le monde du logiciel libre, je pense que c’est aussi un problème culturel, d’acculturation, donc c’est très important de communiquer, d’être vraiment à l’écoute des agents.

Étienne Gonnu : C’est très intéressant. En fait l’informatique, en général, c’est compliqué, ce n’est pas évident, ce n’est pas de la magie, ça demande un peu de formation, ça demande de la compréhension, du temps d’apprentissage, ce n’est inné pour qui que ce soit. Donc le logiciel libre, comme toute chose informatique, peut demander du temps. On voit bien par ailleurs, et tu faisais un peu ce parallèle il me semble, que l’informatique dominante, moderne, a plutôt tendance à nous pousser à avoir un rapport plutôt passif à l’informatique, peut-être pour recréer cette illusion de magie et faire que la personne n’ait pas envie de savoir comment ça fonctionne derrière, alors qu'on sait bien que l’informatique est un outil par lequel on va avoir des interactions sociales. Notre liberté d’expression dépend de plus en plus de ces outils, le respect de nos intimités, etc., donc c’est un outil qui est extrêmement important. Savoir comment ça marche est un enjeu politique, donc de formation, etc. C’est très important, effectivement, cette idée d’accompagnement et de repartir des utilisateurs pour qu’ils aient un rapport émancipé à l’informatique. Je ne peux qu’être d’accord avec ce que tu dis.
Tu parles de sensibilisation, donc je propose de faire un pont vers les administrés, vers les citoyens et citoyennes, vers les usagers. Lorsqu’on avait échangé en amont de l’émission, tu me faisais part notamment des actions de sensibilisation que mène Fleury-les-Aubrais vers les citoyens et les citoyennes. Est-ce que tu peux nous en dire deux mots ?

William Gonzalez : Oui, bien sûr. On a organisé des ateliers à la bibliothèque de la ville de Fleury, des ateliers à destination des citoyens. Un atelier vraiment spécifiquement au logiciel libre pour leur expliquer qu’on a des alternatives aux outils propriétaires qu’ils utilisent principalement. J’ai également fait un atelier sur le RGPD, le Réglement général sur la protection des données personnelles, et je fais beaucoup le lien entre le logiciel libre et la protection des données personnelles. On a beaucoup travaillé avec la bibliothèque qui est un lieu, en plus, de culture, où les gens se rencontrent et l’idée c’était d’animer des ateliers pour faire connaître ces outils-là.
On a également travaillé avec les écoles. Ça me semblait aussi important d’en parler.

Étienne Gonnu : Je suis d’accord. Tu devances une de mes questions, donc je t’en prie.

William Gonzalez : Un petit focus sur les écoles. Ça me semblait important de montrer aussi aux enfants le monde du logiciel libre puisque très souvent les enfants connaissent le système d’exploitation de Microsoft, le moteur de recherche Google et, dès tout petits, ils sont déjà conditionnés avec ces outils. L’objectif c’était de développer un peu leur curiosité, de montrer aussi aux parents une nouvelle façon d’appréhender l’informatique avec une même facilité. Dans les écoles on a travaillé avec les enseignants, le corps enseignant, le conseiller TICE [Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement], pour proposer des alternatives qui collent vraiment aux besoins de l’apprentissage. C’est comme ça qu’on a mis en place une expérimentation avec la mise en place de nano-ordinateurs, le Raspberry pour ne pas le citer, avec un système d’exploitation adapté au monde scolaire, la solution Primtux.

Étienne Gonnu : OK. Pourrais-tu expliquer ce qu’est un nano-ordinateur et en particulier un Raspberry Pi à quelqu’un qui ne connaîtrait pas l’informatique ?

William Gonzalez : Un nano-ordinateur c’est un ordinateur de toute petite taille. Pourquoi on a choisi ce nano-ordinateur pour les écoles ? Déjà parce que ça permet de gagner de la place, c’est un nano-ordinateur qu’on peut fixer derrière l’écran, ça remplace l’unité centrale. L’intérêt c’est aussi le coût qui est faible, c’est une cinquantaine d’euros et le nano-ordinateur a aussi une vertu écologique puisqu’il consomme très peu de watts, environ 5 watts, donc très peu par rapport à un ordinateur classique. Évidemment il ne remplace pas un PC puisque, en termes de performances, il est beaucoup moins évolué, mais en tout cas il permet de faire des choses assez simples et pour les enfants ça suffit amplement pour répondre aux besoins.

Étienne Gonnu : C’est intéressant. Du coup je trouve que ça fait un parallèle avec ce que tu as pu évoquer plus tôt sur le fait que ça ne sert à rien d’avoir des outils très puissants dont on ne va se servir que d’une part infime. Tu parlais de ça par rapport au fait de payer les licences, en fait on n’a que quelques usages. Là finalement, pour un ordinateur dans le cadre de l’éducation, il n’y a pas besoin de bêtes de guerre, on peut déjà former et enseigner avec des tout petits ordinateurs qui consomment très peu.

William Gonzalez : Exactement. Et c’était aussi dire aux parents que si leur enfant veut découvrir l’informatique on n’est pas obligé d’acheter un PC à 500 euros. Le nano-ordinateur peut suffire pour faire découvrir l’informatique à un enfant sans dépenser beaucoup d’argent. C’était aussi l’idée du projet : montrer aussi aux parents qu’il existe ce petit ordinateur que les enfants, notamment dans les écoles primaires, maternelles, peuvent utiliser.

Étienne Gonnu : Je connais de nom Raspberry Pi, je n’ai pas encore vraiment manipulé l’objet, c’est dans ma liste des choses à faire, on en a tous. J’ai la sensation que c’est aussi une manière, pour un enfant, d’avoir un rapport non seulement avec les aspects logiciels mais aussi de faire le lien avec l’aspect matériel parce qu’il va pouvoir un peu manipuler l’objet. Je pense que c’est important aussi de voir que dans l’informatique il y a l’aspect numérique mais aussi l’aspect matériel et que les deux sont interdépendants.

William Gonzalez : Oui. D’ailleurs ça a fait l’objet d’un atelier à la bibliothèque de Fleury-les-Aubrais. On a présenté le Raspberry, on l’a démonté pour montrer le processeur et vraiment tous les composants du Raspberry et ça a vraiment plu. Il y avait des enfants dans la salle et ça a été très bien accueilli. Donc oui, c’est intéressant aussi de montrer en fait tout l’aspect matériel, il n’y a évidemment pas que le logiciel, pour que le logiciel fonctionne il faut bien sûr l’aspect matériel.

Étienne Gonnu : Très bien. Tu as plusieurs fois évoqué les données personnelles, le Règlement général des données, le fait que tu es délégué à la protection des données. Je pense que ce sont beaucoup de choses intéressantes à voir. Avant qu’on passe à ce sujet différent mais bien sûr connexe, est-ce qu’il y a un dernier point que tu voulais évoquer dans le rapport peut-être aux administrés, dans tout le processus de la politique logiciel libre dans un sens plus strict de Fleury-les-Aubrais ?

William Gonzalez : Comme ça non. Je pense que c’est important de communiquer auprès des usagers. C’est vrai qu’on l’a fait aussi par l’intermédiaire des écoles, parce que les écoles c’est souvent, en plus, le parent pauvre de l’informatique donc ça me semblait important d’essayer de développer le numérique au sein des écoles. Je pense qu’il faut continuer, les collectivités doivent continuer à faire la promotion du logiciel libre auprès des citoyens, ce sont aussi des valeurs à transmettre, de belles valeurs de partage et aussi de solidarité. Je n’en ai pas parlé, j’en parlerai peut-être tout à l’heure avec le livre. Le logiciel libre a de belles valeurs.

Étienne Gonnu : Il me vient à l'esprit cette phrase de Richard Stallman ; on sait qu'il est un des premiers penseurs, même le premier, à avoir théorisé le logiciel libre. Il aime bien cette phase qui dit que le logiciel libre est l’incarnation de la devise liberté, égalité, fraternité. Ça résume bien ce que tu nous expliquais et je trouve que c’est une phrase qui est très parlante.
Rappelons aussi justement que l’échelon administratif qui s’occupe des écoles primaires dont tu parlais c’est justement les villes. Donc on voit bien qu’il y a une responsabilité directe à gérer ce niveau d’éducation.

William Gonzalez : Bien sûr.

Étienne Gonnu : Sur ces sujets, je pense qu’il y a un sujet extrêmement important : ce lien entre logiciel libre, protection de nos intimités, respect des données personnelles, etc. Tu as un regard particulier, tu as été responsable des services informatiques, maintenant tu es délégué à la protection des données. Est-ce que tu peux déjà nous dire ce qu’est un DPO, qu’est-ce que ça fait ?

William Gonzalez : Le délégué à la protection des données est lié à la nouvelle réglementation européenne, on en entend beaucoup parler, le RGPD, qui est le Règlement général sur la protection des données, qui est entré en application le 25 mai 2018. Le rôle du DPO c’est vraiment de faire en sorte que la collectivité soit en conformité avec cette nouvelle législation européenne.
Qu’est-ce que ça veut dire être en conformité avec cette législation ? Dans un premier temps, le délégué à la protection des données doit constituer le registre des traitements de la commune. Je ne l’ai pas dit mais toute commune, toute collectivité, quelle que soit la taille de la commune, a l’obligation de nommer un délégué à la protection des données.
Si je reviens aux missions du DPO, il doit constituer le registre des traitements de la commune. Qu’est-ce que c’est que le registre des traitements de la commune ? C'est l’ensemble des traitements utilisés par la commune et des traitements avec des données à caractère personnel. Ça peut être à la fois des tableaux bureautiques avec des données personnelles, ça peut être des logiciels métier puisqu’on collecte beaucoup de données personnelles à travers des logiciels métier. Ça peut être aussi des traitements papier puisque les traitements papier sont aussi intégrés dans le RGPD.
Donc le rôle du DPO c’est de faire ce recensement des différents traitements. Ce recensement va assez loin puisqu’il va falloir définir quels types de données on collecte, définir des durées de conservation puisque le RGPD oblige les organisations, les collectivités, les entreprises, à définir des durées de conservation ; on ne peut pas garder des données indéfiniment. Il va falloir ensuite décrire les mesures de sécurité par rapport à ces traitements.
C’est à travers ce recensement que le délégué à la protection des données va pouvoir établir un plan d’action, mesurer les non-conformités, pouvoir aller justement vers cette conformité et apporter des solutions aux collectivités.
Une des missions importantes du délégué à la protection des données c’est aussi de sensibiliser le personnel, notamment sur la sécurité informatique, sur les usages, les bons usages de nos outils numériques, avoir les bonnes pratiques, par exemple savoir reconnaître un mail frauduleux. On sait très bien qu’on a beaucoup de cyberattaques, surtout en ce moment avec le contexte actuel, donc c’est important de sensibiliser le personnel. La sécurité informatique ce ne sont pas que les outils, ce ne sont pas que les pare-feu, les antivirus. L’être humain c’est aussi une faille et on ne peut pas être derrière l’épaule de chaque personne donc c’est important de sensibiliser le personnel. C’est vraiment une mission importante du délégué à la protection des données.
Et puis c’est celui qui sera l’interlocuteur de la CNIL qui est la Commission nationale informatique et libertés, qui reste l’unité de contrôle en France. C’est vraiment le DPO qui fera le lien entre la CNIL et la collectivité. La CNIL n’est pas là que pour sanctionner les organisations. On peut aussi la contacter, lui poser des questions.
Donc voilà les différentes missions du délégué à la protection des données.
On va dire trois grandes compétences pour le DPO : la première, bien connaître les nouvelles technologies, la sécurité informatique donc avoir des compétences informatiques évidemment. Des compétences juridiques, bien connaître le RGPD, la loi informatique et libertés puisque le DPO peut aussi être amené à rédiger des clauses RGPD notamment dans les contrats de maintenance, ça peut être aussi dans les marchés publics puisqu’il va falloir aussi vérifier la conformité des sous-traitants. Et puis être aussi communicant. Le DPO ne doit pas rester seul dans son bureau, il doit aller vraiment au contact des personnes, aller sur le terrain et bien faire passer le message. Moi, ce que je dis assez souvent, c’est que le RGPD n’est pas une contrainte, mais qu’il faut s’en servir pour justement mieux maîtriser nos données personnelles. Il faut finalement se servir de cette contrainte comme d’une opportunité pour mieux gérer ses process en interne.

Étienne Gonnu : Parfait. C’est très clair et je pense que c’est un argument qu’on utilise d’ailleurs depuis longtemps, que ce soit des notions effectivement d’une informatique loyale, de la protection des intimités en ligne, etc. Effectivement ce ne sont pas des contraintes, ce sont des choses sur lesquelles s’appuyer pour bâtir une meilleure informatique, un meilleur rapport à nos outils. Ce que tu nous dis est très clair.
Un point que je pense important de souligner, dont on se rend pas compte quand on est extérieur à tout ça. Je pense que les collectivités brassent une quantité de données personnelles qui est énorme, donc on peut se rendre compte de l’importance de la bonne gestion de ces données et on entend aussi régulièrement que le consentement au traitement des données n’est qu’un des aspects qui permet justement d’avoir un traitement conforme. En fait, les collectivités font plein de traitements sans consentement direct, tu pourras me corriger, parce que ça va relever, finalement, de leur mission service public, dans les autres critères du RGPD. Parfois on a l’impression que les personnes n’ont pas conscience de ça.

William Gonzalez : Oui. Le consentement n’est pas toujours nécessaire quand on met en place un traitement. Je vais prendre un exemple assez simple : dans les collectivités on développe beaucoup la vidéoprotection, les systèmes de vidéoprotection, eh bien il n’est pas utile de demander à chaque citoyen si on peut le faire, c’est pour protéger les citoyens, protéger les bâtiments, etc. Effectivement en collectivité on a beaucoup de traitements qui ne nécessitent pas de consentement de la personne.

Étienne Gonnu : On pourrait avoir tout un débat sur le fait qu’une vidéo permet de protéger, mais je crois ce sont

          

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Commentaires sur Entretien – 12 000 ans de changements climatiques, 50 ans de réchauffement global par Entretien avec Jean-Pierre Devroey : gérer les crises environnementales au Haut Moyen Âge – Actuel Moyen Âge    

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[…] on pense aux mentions fugaces au détour d’une lettre ou d’annales, mais aussi aux données proxy, nécessairement incomplètes, sur lesquelles travaillent les paléoclimatologues (pollens, […]
          

Vues d’Afrique se réinvente en ligne du 17 au 26 avril   

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36e Festival international de cinéma Vues d’Afrique

Propulsé par TV5

Vues d’Afrique se réinvente du 17 au 26 avril

Rendez-vous incontournable du cinéma africain et créole en Amérique du Nord, l’édition 2020 de Vues d’Afrique se veut novatrice, moderne et riche en découvertes. Pour renouveler son organisation, la direction du festival a renforcé tout le secteur numérique pour se déployer de manière proactive dans le monde virtuel et a mis en place des ressources adéquates qui lui permettent de répondre à la situation actuelle. Conséquemment, face aux contraintes liées aux recommandations des gouvernements et dans l’impossibilité de présenter ses films en salle, Vues d’Afrique s’est adaptée et a su trouver un partenaire de premier plan pour diffuser les œuvres sélectionnées. En effet, TV5 offre sa collaboration pour que les festivaliers puissent voir les films gratuitement à partir de sa plateforme www.tv5unis.ca. Les films seront donc accessibles pour une période de 48 h selon une grille horaire qui sera dévoilée prochainement.

Ce sont plus de 1600 films qui ont été soumis initialement, preuve de la vitalité de Vues d’Afrique. C’est une toute nouvelle équipe qui a présidé à la sélection : pour l’international, Kotimi Guira, plusieurs années représentante de Vues d’Afrique au Burkina Faso, où elle faisait partie de l’équipe du Festival panafricain, le célèbre FESPACO, jumelé à Vues d’Afrique depuis les tout débuts. Kotimi connaît personnellement la majorité des cinéastes africains. Aurore Laforge, pour sa part, virtuose des réseaux sociaux, a pris en charge la section nationale « Regards d’ici » et le domaine jeunesse. Toutes deux ont réussi à constituer une sélection de haute tenue liée dans un premier temps à une édition physique du festival qui a évolué vers une présentation virtuelle.  Sur les 64 titres originellement retenus, 37 ont pu joindre l’expérience numérique, soit 23 œuvres de fiction ou d’animation et 14 documentaires qui représentent 27 pays différents. De sorte que Vues d’Afrique bonifie l’expérience des internautes avec un contenu novateur et accessible pour chaque cinéphile.

Les longs métrages de fiction présentés abordent des thèmes et des enjeux de société qui impriment leur marque sur les pays concernés. Du Burkina Faso Duga, les Charognards de Abdoulaye Dao et Erik Lengani raconte l’histoire de Rasmané, vieil orpailleur, qui se retrouve avec un cadavre sur les bras : son cousin Pierre vient de mourir mais au village, personne ne veut s'occuper des funérailles d'un non-croyant ! Kamissa de Guy Kalou (Côte d’Ivoire) fait le portrait d’une jeune adolescente de 15 ans qui tombe enceinte dans un contexte social très intolérant. Premier long métrage du cinéaste marocain Alaa Eddine Aljem, Le miracle du Saint Inconnu est une comédie qui a été remarquée lors de sa sélection à la Semaine de la Critique de Cannes 2019. Inspiré du roman célèbre de Scholastique Mukasonga (qui obtient le Prix Renaudot pour son roman éponyme) le film Notre-Dame du Nil est réalisé par le cinéaste d’origine afghane Atiq Rahimi lui-même lauréat d’un prix Goncourt. Récompensé de l’Ours de cristal pour le meilleur film dans la section Generation 14 du festival de Berlin, Notre-Dame du Nil est sorti en France avec succès le 5 février 2020. Auréolé de prestigieuses récompenses dont deux Léopards d’Or de Locarno, Le Père de Nafi de Mamadou Dia (Sénégal) met en scène deux frères dans une petite ville alors que se profile la menace d’un extrémisme religieux. Un divan à Tunis de Manele Labadi, est une comédie d’une rare finesse qui trace le portrait d’une psychanalyste fraîchement débarquée dans son pays natal pour exercer un métier peu traditionnel. Lors de sa sortie en France le film a obtenu un succès formidable.

Les courts métrages de fiction offrent un regard très diversifié sur la production de l’année et ce sont des œuvres aux styles variés : 28 jours de Jahêna Louisin (Togo), Agapapuro de Poupoune Sesonga (Rwanda), Au pays de l’oncle Salem de Slim Belhiba (Tunisie), Divines 419 de Johannes Krug (Ghana), Famille de Catherine Cosme (France), Habib (Égypte) de Shady Fouad, Je vais tout raconter de Mohamed Benabdallah (Algérie), Le chant d’Ahmed de Foued Mansour (France), Nos voisins de Delphine Kabore (Burkina Faso), Pour un rien de Sekou Oumar Sidibe (Burkina Faso) Rebe de Serge Girishya (Rwanda), Suru de Kismath Baguiri (Bénin), Tabaski (Sénégal) de Laurence Attali, Village apaisé de Issouf Bah (Mali). 

Vues d’Afrique a toujours fait une place de premier choix aux documentaires. Ce sont de véritables regards qui font connaître avec une acuité toute singulière les multiples facettes de la réalité qu’ils peignent.

Aux frontières du texte d’Arnold Antonin (Haïti) s’attache au grand poète Anthony Phelps. Haiti a toujours rêvé d’avoir sa chanson de geste. Il y a eu une obscure tentative au début du 19e siècle : L’Haïtiade. C’est au 20e siècle qu’Anthony Phelos, admirateur de Pablo Neruda, lui donnera son « Chant général »: Mon pays que voici.

Cilaos de Claire Perdrix, née à Madagascar, plante sa caméra dans les hauteurs de la Réunion à Cilaos où, générations après générations, des hommes et des femmes se sont échinés à travailler une terre ingrate et difficile d’accès. Longtemps, ils n’ont pas eu le choix. Aujourd’hui, ils pourraient partir ou faire autre chose, mais ils répètent les mêmes gestes agricoles que leurs aïeux, adoptent les mêmes postures douloureuses sous des conditions climatiques de moins en moins maîtrisables.  Alors, pourquoi rester à Cilaos ? Congo Lucha est le 5e documentaire de Marlène Rabaud (Qui a tué Laurent-Désiré Kabila ?), multiprimé notamment au Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains à Genève et au Festival International du Grand Reportage d’Actualité et du Documentaire de Société (Saint-Omer, France). Lauréat du Prix Albert Londres de l’audiovisuel (Paris), Congo Lucha suit la lutte pacifique de jeunes qui militent pour le départ du président Kabila.

Ils n’ont pas choisi de Youlouka Damiba et Gideon Vink (Burkina Faso) traite d’un sujet délicat sur le continent africain : l’homosexualité. S’agit-il d’une abomination, d’un péché, d’une pratique importée d’Occident ou d’une orientation naturelle ? De Yaoundé à Douala, en passant par Abidjan et Dakar, ce documentaire d’investigation réalisé par deux cinéastes du Burkina Faso pose les bases d’un enjeu fondamental pour les sociétés africaines.

Kafe Negro, une histoire de migrations de Mario Delatour (Haïti) raconte essentiellement les vagues de migrations des travailleurs haïtiens à Cuba qui ont, au fil du temps, profondément transformé la culture et la démographie de l’île et permis le développement de cette caféiculture à Cuba.  Avant tout, ce documentaire a fait le choix de montrer les mains des travailleurs plutôt que de faire chanter chiffres, productions, rendements. Il se regarde comme un hymne au travail manuel.

Il y a 30 ans, le cinéaste Philippe de Pierpont rencontre six enfants des rues au Burundi et leur promet de les filmer à chaque étape charnière de leurs vies. Aujourd’hui, il les retrouve pour la quatrième fois : ils ont quarante ans et ne sont plus que trois. C’est la trame de son film La prochaine fois que je viendrai au monde.

Mahmoud Jemni aborde pour la première fois en Tunisie le thème brûlant et actuel du racisme avec Non, Oui.

Dans Pour quelques bananes de plus, Bernard Crutzen mène une enquête approfondie sur les conséquences néfastes sur la santé du chlordécone utilisé dans les bananeraies des Antilles.

Tilo Koto, sous le soleil (France) de Sophie bachelier et Valérie Malek, est l’histoire d’un homme brulé dans sa chair et son âme par l’enfer de l’émigration qu’il sublimera par la peinture.

Silent Forest de Mariah (États-Unis, Cameroun, Congo) est un portrait intime des écologistes qui luttent pour arrêter le braconnage des éléphants de forêt et le trafic d’ivoire dans le bassin du Congo en Afrique.

Les courts métrages, Famara de Yoro Mbaye, Sénégal, Inkerson de Derhwa Kasunzu de la RDC, Il faut créer de Natacha Diafferi Dombre (Haïti) et La Inna Gobir de Ado Abdou (Niger) complètent ce panorama documentaire. 

Des films d’animation sont aussi au programme avec Bintou mariage précoce, de Mamahadou Kheraba Traore (Sénégal), Fidélité à tout prix de Boris Kpadenou (Togo), Machini de Frank Mukunday et Trésor Tshibangu (RDC) et Speak brother speak de Dawuud dit Kamun Cérito (Guadeloupe). 

La section « Regards d’ici » est un volet important de la programmation du festival qui propose des créations de cinéastes du Canada dont les sujets d’inspiration proviennent des pays africains. Cette sélection présente des films nationaux sur l’Afrique, les pays créoles ou qui traitent de la réalité de ces populations dans leur pays d’accueil. Ce sont souvent des coproductions qui favorisent des échanges culturels très fructueux.

Myopia de Sana Akroud (Canada - Maroc) raconte l’histoire de Fatem, enceinte dans son sixième mois, obligée de quitter son village perché dans la montagne, pour chercher des verres de vision pour l'aîné de son village car c’est la seule personne à pouvoir déchiffrer les lettres envoyées par leurs membres de famille partis travailler dans les villes.

Pour ne plus mourir de Simon Plante (Canada - Bénin). La mort du frère aîné de Médias Gayet, jeune entrepreneur béninois, a grandement affectée sa famille. Parallèlement au portrait très sensible que dresse le réalisateur de cette famille africaine endeuillée, il explore les différentes facettes de la riche spiritualité africaine du berceau du Vaudou, le Bénin.

Qu’ils partent tous de Sara Nacer (Canada - France - Algérie). Le 22 février 2019 marque le début d'un mouvement historique en Algérie, dans un premier temps contre la candidature du président Bouteflika à un cinquième mandat, puis pour le départ de tous les anciens dignitaires du régime, et la mise en place d'une Deuxième République. La cinéaste Algéro-Canadienne Sara Nacer revient en Algérie pour capturer à travers sa caméra ce "Hirak" (mouvement en arabe). Elle nous invite dans son voyage à découvrir comment la jeune génération mène cette "révolution du sourire" avec une forte conscience politique, culturelle et sociale, construisant ainsi l'Algérie 2.0.

Des courts métrages font aussi partie de cette section avec Badera de Catherine Veilleux (Canada - Guinée), Eponek de Kris Burton et Samuel Matteau (Canada - Martinique), Le dilemme de Ma’ d’Alexa Carrénard (Canada - Haïti), Migration d’Olivia Perillo et Syd Horn (Canada - Louisiane), Playeros : travailleurs des plages d’Alexandre Beaumont-Vachon (Canada - République dominicaine - Haïti), Sa Ka Vinn Lanwit de Mark Sylver Junsunn Lo (Canada - Louisiane) et Un parcours de lutte et de liberté de Marie-Denise Douyon et Radu Jaster (Canada).

En ces temps difficiles, il est important de se montrer créatif, uni et solidaire. C’est pourquoi les Matinées ciné-jeunesse seront également offertes dans le cadre du Festival International de cinéma Vues d’Afrique dans son nouveau format numérique du 17 au 26 avril pour une diffusion sur TV5unis.ca.

Les jeunes pourront regarder de chez eux un ou plusieurs courts métrages d’animation, de fictions et documentaires sélectionnés selon des thématiques définies. Ils auront également accès à des ateliers et performances qui seront mis en ligne sur notre site internet vuesdafrique.org en cliquant sur Baobar Virtuel.

Le 36e Festival international Vues d’Afrique remercie pour leur précieux soutien et généreuse collaboration les organismes et institutions suivants : Conseil des Arts du Canada, Gouvernements du Québec et du Canada, Ville de Montréal, Conseil des Arts de Montréal, Téléfilm Canada, Québecor, OIF, TV5 Québec/Canada, IFDD, LOJIQ, Unesco, Commission scolaire de Montréal, Ixion, Flashgraphic, Arts et Matière, Institut Trébas, CECI, Cidihca, Amina, L’initiative et MTL Africain. 

 


          

2DE : DÉCRIRE ET ANALYSER LE MOUVEMENT D'UNE PIERRE DE CURLING   

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Following Orders, MRC Slavishly Pushed Trump's 'Chinese Virus' Narrative   

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Like its "news" division CNSNews.com, the Media Research Center proper latched on to President Trump's insistence (for about a week) on labeling the coronavirus the "Chinese virus." And like a local Trump apparatchik, the MRC declared Trump to be perfect in his assessment and attacked or mocking anyone who dared questioned dear leader -- and issued blanket denials that anyone was inspired to commit violence against Asian Americans because of it.

  • And faster than you can say “identity politics,” CNN abruptly began to toe the Chinese Communist party line. One CNNer after another began saying that, yes indeed, the phrase “Wuhan Virus” or “Chinese Virus” is….racist.- - Jeffrey Lord, March 14
  • [Mark Levin and Michael Pillsbury] discussed how China is intimidating American media outlets, using their loathing of President Trump to now insist that talk of a "Wuhan virus" or a "Chinese virus" is racist. American media outlets want access to China, but China won't allow critical reporters to enter China, or stay if they grow critical. -- Tim Graham, March 16
  • We've all witnessed the shocking scenes of racists attacking Asian-Americans, accusing them of responsibility for the coronavirus! Oh, wait: we've seen no such thing. But that didn't stop MSNBC political analyst Karine Jean-Pierre of MoveOn.org from spouting off late Monday afternoon that talking about the coronavirus as "Chinese virus" (as President Trump has) was not only racist, but places Asian-American "lives at risk" for having spoken as such. The horror! -- Mark Finkelstein, March 17
  • Trump’s insistence on calling the coronavirus a “Chinese virus” -- which again, it is -- triggered vast swaths of the lefty community, particularly in Hollywood. Remember, saying “Chinese virus” might rub Chinese folks the wrong way. It’s not politically correct and that’s what matters in a global emergency. -- Gabriel Hays, March 18
  • During Wednesday’s coronavirus press conference at the White House, ABC’s Cecilia Vega and PBS’s Yamiche Alcindor worked together to claim that President Trump’s use of the term “Chinese virus” was “racist” and “puts Asian Americans at risk.” -- Kyle Drennen, March 18
  • [Stephen Colbert] was again torching the President’s coronavirus response and press briefings, particularly blasting Trump for his use of the phrase “Chinese virus.” Colbert called Trump stating the obvious a “very racist term.” -- Gabriel Hays, March 18
  • Communist China knew about the coronavirus for months and wasted critical time trying to silence those who tried to warn the world. But broadcast networks ABC and NBC seemed intent to help the Chinese propaganda machine cover up those facts on Wednesday as they insisted President Trump was being “racist” by calling it the “Chinese Virus.” ABC senior White House correspondent Cecilia Vega even insinuated Trump was trying to unfairly shift blame onto the communists. -- Nicholas Fondacaro, March 18
  • Dr. Anthony Fauci and the rest of the coronavirus task force were busy dealing with the crisis and it wasn’t their job. They’re not the ones that need to tackle the geopolitical jockeying or play the international game of chess between the U.S. and China right now. That’s the President’s job. Calling it out as the “Chinese Virus” or “Wuhan Virus” cut through the propaganda campaign. -- Nicholas Fondaaro, March 18
  • On Thursday, the NBC and CBS morning shows kept pushing the narrative that President Trump’s use of the phrase “Chinese virus” was “racist” and endangering people. NBC even attempted to claim that China “helped” the rest of the world by “delaying” the spread of coronavirus. ... The reporter never bothered to mention the President’s explanation for using the term was about holding China’s authoritarian government accountable for its dishonesty about the initial spread of the virus – not a racial statement.-- Kyle Drennen, March 19
  • Thursday’s New York Times again showed the paper’s warped priorities during the global health emergency: “Trump Calls It the ‘Chinese Virus.' Critics Say That’s Racist and Provocative.” (Normal people would say it's factually accurate.)  -- Clay Waters, March 19
  • On Wednesday's Deadline: White House on MSNBC, fill-in host John Heilemann joined in on the pettiness of some journalists claiming that it is "racist" for President Donald Trump to accurately acknowledge that the coronavirus infections first appeared in China by calling it the "Chinese virus." -- Brad Wilmouth, March 19
  • The three instances of Chinese propaganda shown by Telemundo within an 18-hour period are, to wit: That addressing the pandemic by its geographical origin is now racist. ... Telemundo seems intent on mirroring the rest of the liberal media’s “Blame America” coverage of the Wuhan virus, and on asking its audience to accept Chinese propaganda at face value. -- Jorge Bonilla, March 19
  • While Americans are suffering as people lose their jobs due to the economic impact of the coronavirus, ABC journalists continue showcasing how they care more about President Trump using politically correct terms than anything else. Just one day after ABC’s White House correspondent Cecilia Vega badgered “racist” Trump during a press conference, Nightlinehost JuJu Chang tied Trump's use of the term “Chinese virus” to an alleged “rise in outbreaks of racism” and violence against Asian-Americans. -- Kristine Marsh, March 20
  • The Avengers star lectured the president for referring to the coronavirus as the “Chinese Virus.” Though the pandemic has interrupted life around the globe in part because the Chinese failed to be honest about the outbreak, AND though it’s from CHINA, referring to it as “Chinese virus” is “xenophobic” and makes Trump supporters act “violently and “exclusionary.” ... Second: again, most of the reason that the virus is being referred to as the Chinese virus is because of expediency. The damn thing came from there and most normal folks will colloquially refer to it as so without flipping through the PC handbook to the lengthy chapter on “How to Politely Greet Foreign Viruses Who Knock On Your Door.” -- Gabriel Hays, March 20
  • On Joy Reid's MSNBC show today, Asian-American ex-Republican Kurt Bardella claimed that because President Trump uses the—accurate—term "Chinese virus": "People who look like me can't ride the subway without being attacked. They can't go to school without being attacked." ... But there is no evidence that this is widespread, or that many Asians are not riding the subway or going to school out of fear. Moreover, there is no evidence of any attacks being caused by Pres. Trump's use of "Chinese virus." Guess what? Without any help from Pres. Trump, most people know where the disease came from! -- Mark Finkelstein, March 22
  • After blaming regrettable (if anecdotal) confrontations with Asian-Americans on a factually accurate label (“Asian-Americans also say the “Chinese virus” label has led to incidents of racial slurs and physical attacks.”), the story ended with a quote from (naturally) an Obama official, Ryan Hass.- - Clay Waters, March 23
  • TV journalists have yet to go a day without crying “racist” in the nearly two weeks since President Trump accurately stated that the current coronavirus outbreak originated in China. But although the President’s continued assertions that the virus is “Chinese” or “foreign” have so thoroughly upset the media, most of them are unable to explain what exactly has them so upset about it.-- Bill D'Agostino, March 24
  • Hollywood loves using the Coronavirus pandemic as an opportunity to bash the Trump administration's priorities. But what about Hollywood’s priorities? Is it a good time to drag out a bunch of Asian and Asian American actors to continue a petty squabble about the President’s usage of the phrase “Chinese virus,” something he has even dropped in the past week? -- Gabriel Hays, March 25

And just as Hays was seemingly disappointed that Trump backed off on the "Chinese virus" narrative, so did the MRC after that. They're slavishly in lockstep with the president, after all, and they no longer had a narrative to push.

The MRC follows orders well, doesn't it?


          

#15   

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Hi this is Laurent.

Here is our last MIDI files

Most of all : take care

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Non je ne regrette rien - Danikil (INSTRUMENTAL) Danikil
America - Falco (INSTRUMENTAL) Falco
Über uns die Sonne (INSTRUMENTAL) Vincent Gross,
Oft host a Pech (INSTRUMENTAL) Seiler & Speer
Kings & Queens (INSTRUMENTAL) Ava Max
Träumer (INSTRUMENTAL) Monika Martin
Drake & Rihanna (INSTRUMENTAL) Pietro Lombardi
Sei immer du selbst (INSTRUMENTAL) Jonathan Zelter
Pütze Hein (INSTRUMENTAL) Bläck Fööss
Niemals dran gezweifelt [Radio Version] (INSTRUMENTAL) Udo Lindenberg
Ein Stückchen Ewigkeit (INSTRUMENTAL) Truck Stop
Setz dich her (INSTRUMENTAL) Heinz Rudolf Kunze
Sag nie mehr vielleicht (INSTRUMENTAL) Fantasy
Mon Chéri (INSTRUMENTAL) Francine Jordi
Baby, du siehst gut aus (INSTRUMENTAL) Draufgänger
Champion (INSTRUMENTAL) Bishop Briggs
Salt - Ava max (INSTRUMENTAL) Ava Max
Stupid Love - Lady Gaga (INSTRUMENTAL) Lady GaGa
The Other Side - SZA & Justin Timberlake (INSTRUMENTAL) SZA & Justin Timberlake
In Your Eyes (INSTRUMENTAL) Robin Schulz & Alida
Du hast mich einma... [Xtreme Sound Mix] (INSTRUMENTAL) Bernhard Brink & S. Liebing
Das schönste Geschenk der Welt (INSTRUMENTAL) Fernando Express
Fang das Licht [Stereoact Remix] (INSTRUMENTAL) Karel Gott & Darinka
Im Namen der Liebe (INSTRUMENTAL) Marianne Rosenberg
Daniela Alfinito :S-Pack 01 (INSTRUMENTAL) Daniela Alfinito
Mickie Krause :S-Pack 13 (INSTRUMENTAL) Mickie Krause
Die Sterne von Santo Domingo (INSTRUMENTAL) Schlagerpiloten
1000 Träume weit (Torneró) [2020] (INSTRUMENTAL) Anna-Maria Zimmermann
Tausend Feuer (INSTRUMENTAL) Roy Black
Ringo Starr (INSTRUMENTAL) Pinguini Tattici Nucleari
Forever Yours [Avicii Tribute] - Avicii, Kygo & Sandro Cavazza (INSTRUMENTAL) Avicii, Kygo, Sandro Cavazza
Burn Out (INSTRUMENTAL) Rainhard Fendrich
Tusa - Karol G ft. Nicki Minaj (INSTRUMENTAL) Karol G & Nicki Minaj
Auf der Flucht - Falco (INSTRUMENTAL) Falco
Four - Eddie Vinson (INSTRUMENTAL) Eddie Vinson
Out of This World - Johnny Mercer (INSTRUMENTAL) Johnny Mercer
Ko malad - Skah Shah #1 Plus Alliance (INSTRUMENTAL) Skah Shah #1 Plus Alliance
Sissé - Skah Shah # 1, Alliance & Jean-Luc-Guanel (INSTRUMENTAL) Skah Shah # 1, Alliance & Jean-Luc-Guanel
A nos souvenirs - Trois Cafés Gourmands (INSTRUMENTAL) Trois Cafés Gourmands
Kriminal-Tango (INSTRUMENTAL) Toten Hosen & Kurt Raab
No Time To Die (INSTRUMENTAL) Billie Eilish
Physical - Dua Lipa (INSTRUMENTAL) Dua Lipa
Es tut schon wieder weh (INSTRUMENTAL) Pietro Lombardi
Bis meine Welt die Augen schliesst - Knappe & Brandenstein (INSTRUMENTAL) Knappe & Brandenstein
Better - Lena & Nico Santos (INSTRUMENTAL) Lena & Nico Santos
Kein Grund zu bleiben - Roland Kaiser (INSTRUMENTAL) Roland Kaiser
Kein Wort - Juju feat. Loredana & Miksu / Macloud (INSTRUMENTAL) Juju feat. Loredana & Miksu / Macloud
Ma Cherie (DJ Antoine vs Mad Mark 2k20 Mix) - DJ Antoine & Gölä/Trauffer (INSTRUMENTAL) DJ Antoine & Gölä/Trauffer
Micky Brühl Band :S-Pack 02 (INSTRUMENTAL) Micky Brühl Band
Brings :S-Pack 13 (INSTRUMENTAL) Brings
Domstürmer :S-Pack 02 (INSTRUMENTAL) Domstürmer
Only Human (INSTRUMENTAL) Jonas Brothers
Ich bin wer ich sein will (INSTRUMENTAL) Musikapostel & Allessa
Bist du da - Herbert Grönemeyer (INSTRUMENTAL) Herbert Grönemeyer
Zu Ende [Explicit] - Samra & Elif (INSTRUMENTAL) Samra & Elif
Petra Sturzenegger - Stubete Gäng (INSTRUMENTAL) Stubete Gäng
Sie leben hier - König der Löwen (INSTRUMENTAL) König der Löwen (Musical)
Arcobaleno - Giovanni Zarrella (INSTRUMENTAL) Giovanni Zarrella
Midnight city - M83 (INSTRUMENTAL) M83
Biguine Robert - Turenne et sa clarinette (INSTRUMENTAL) Turenne
His eye is on the sparrow (INSTRUMENTAL) Jessica Simpson
Il est bon de louer Dieu (Louons-Le) (INSTRUMENTAL) Dorcas Kaja
Yummi (INSTRUMENTAL) Justin Bieber
I See A Shadow (not a fantasy) (INSTRUMENTAL) Jennifer Rush
Was für ein Kind (INSTRUMENTAL) Mozart (Musical)
A Pflaster fürs Herz (INSTRUMENTAL) Geri der Klostertaler
Ritmo (Bad Boys For Life) (INSTRUMENTAL) Black Eyed Peas & J Balvin
Tabú (INSTRUMENTAL) Pablo Alborán & Max Ava
Spiegel, Spiegel (INSTRUMENTAL) Vanessa Mai
Wegen dir (Nachts wenn alles schläft) (INSTRUMENTAL) Kerstin Ott & Howard Carpendale
Unbeschreiblich weiblich - Umständlich.. (INSTRUMENTAL) Semino Rossi & Rosanna Rosannaocci
So bist du [2001] (INSTRUMENTAL) Peter Maffay
100 Jahre sind noch zu kurz (INSTRUMENTAL) Randolph Rose
Ein kleiner Bär mit großen Ohren (INSTRUMENTAL) Götz Alsmann
Was einmal war das kommt nie wieder (INSTRUMENTAL) Jürgen Drews
110 (Prolog) (INSTRUMENTAL) LEA
Used To Love (INSTRUMENTAL) Martin Garrix & Dean Lewis
Comment ne pas te louer (INSTRUMENTAL) Alegria
Laisse moi t'aimer (INSTRUMENTAL) Darina Victry
Din Ding Dong (Instrumental) Dave Pierre Louis
Der hellste Stern (Böhmischer Traum) (INSTRUMENTAL) DJ Otzi
Was für ein Kind (INSTRUMENTAL) Mozart (Musical)
Hummingbird (INSTRUMENTAL) Wilco
Far, Far Away (INSTRUMENTAL) Wilco
Keep it up (INSTRUMENTAL) B.T. Express
You've got my soul on fire (INSTRUMENTAL) Temptations (The)
Medley Patrick Bruel (INSTRUMENTAL) Patrick Bruel
voXXclub :M-Pack 01 (INSTRUMENTAL) voXXclub
Kasalla :S-Pack 02 (INSTRUMENTAL) Kasalla
Warum hast du nicht nein gesagt [Romantik Version 2019] (INSTRUMENTAL) Roland Kaiser & Maite Kelly
Hört mal zu (INSTRUMENTAL) Rapunzel (Die Serie)
Ich bin schon lange bereit (INSTRUMENTAL) Rapunzel (Die Serie)
It's A Beautiful Life (Hallelujah) (INSTRUMENTAL) Sarah Jane Scott
Liebes Tattoo (INSTRUMENTAL) Daniela Alfinito
Es war alles am besten (INSTRUMENTAL) Jürgen Drews
Pa anmèdem (INSTRUMENTAL) Nu Look
Before You Go (INSTRUMENTAL) Lewis Capaldi
Oh Maccaroni (INSTRUMENTAL) Renate Fuchs
Ich wünsch dir (INSTRUMENTAL) Sarah Connor
Never See The Rain (INSTRUMENTAL) Tones And I

          

Towns of Pierrepont, Parishville, Stockholm and Potsdam close offices and most public functions, advise citizens on options - North Country Now   

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Towns of Pierrepont, Parishville, Stockholm and Potsdam close offices and most public functions, advise citizens on options  North Country Now
          

Fort Dolorès (Fort Dolorès) 1935   

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Avec Roger Karl, Pierre Larquey, Alexandre Rignault, Paul Escoffier, Alina de Silva, Gina Manès, Teddy Michaut, Georges Tourreil, Georges Sellier, Paul Asselin, Maurice Rémy, Philippe Hersent, Charles Moulin, Robert Guilbert, Henry Roger, Arthur Devère, Gaby André, Marfa Dhervilly, Jenny Hecquet, Robert Bassac, Henri Nassiet, Robert Clary, Joe Alex, Geo Lecomte, Anita Perez, Flavia Escola, Monique Montey, Charles Redgie, Ariane Anda
          

(Stavisky) 1974   

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Avec Jean-Paul Belmondo, François Périer, Anny Duperey, Michael Lonsdale, Roberto Bisacco, Claude Rich, Charles Boyer, Pierre Vernier, Marcel Cuvelier, Van Doude, Jacques Spiesser, Michel Beaune, Maurice Jacquemont, Silvia Badescu, Jacques Eyser
          

El cine francés está de luto, fallece el actor Jean-Pierre Marielle   

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Jean-Pierre Marielle, uno de los actores más queridos de Francia, murió este miércoles, a los 87 años, después de una larga enfermedad. Protagonizó más de 100 películas entre comedias y dramas. “Siempre tenemos la impresión de que los actores que amamos son inmortales”, dijo el productor Patrice Leconte el miércoles poco después de la muerte …

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Pierre Bleuse ny chefdirigent for Odense Symfoniorkester   

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 Odense Symfoniorkester har udnævnt den franske dirigent Pierre Bleuse til ny chefdirigent fra sæsonen 2021/2022 og foreløbig for tre sæsoner frem til 2024. Pierre Bleuse er ny chefdirigent for Odense Symfoniorkester fra sæsonen 2021/2022 og foreløbig frem til 2024. Pierre Bleuse overtager posten som chefdirigent for Odense Symfoniorkester i forbindelse med markeringen af orkestrets 75-års jubilæum i 2021. Han efterfølger Alexander Vedernikov, som var tilknyttet Odense Symfoniorkester i årene 2009-2018, og som orkestret har udnævnt til æresdirigent. - Det er med store forventninger at vi byder Pierre Bleuse velkommen som chefdirigent netop til orkestrets 75-års jubilæum, for dermed bliver fejringen ikke kun tilbageskuende, men i høj grad præget af, at Odense Symfoniorkester også fremover ønsker at bidrage til at sætte dagsordenen for den symfoniske musik og dens relevans for et nutidigt publikum, siger musikchef Finn Schumacker og fortsætter: - Med sit store engagement for den kommende generation af komponister, musikere og publikum vil Pierre Bleuse desuden komme til at sætte sit præg på orkestrets indsats for børn og unge og vores samarbejde med uddannelsesinstitutionerne. Rådmand for By- og Kulturforvaltningen i Odense Kommune Jane Jegind (V) ønsker Odense Symfoniorkester tillykke med udnævnelsen. - Odense Symfoniorkester er et af landets førende symfoniorkestre og en markant kulturinstitution i byen. Jeg glæder mig over, at orkestret med Pierre Bleuse som chefdirigent vil fortsætte sin kunstneriske udvikling og dermed fastholde sin position i musiklivet. For mig er det vigtigt, at Odense Symfoniorkester tiltrækker et bredt publikum og giver mulighed for at danne fællesskaber omkring musikken, og med valget af Pierre Bleuse er jeg sikker på, at denne opgave er i gode hænder. Erfaring og engagementPierre Bleuse er uddannet både violinist og dirigent, og har studeret i Helsinki og Genève. Han har dirigeret en lang række fremtrædende orkestre over hele verden, bl.a. Orchestre du Paris, Orchestre de la Suisse Romande, nationalorkestrene i Kina og Rusland samt Stockholms Filharmoniske Orkester. Hans engagement for ny musik har blandt andet ført til en post som kunstnerisk leder af Lemanic Modern Ensemble i Genève sammen med William Blank, og Bleuse har også arbejdet med Ensemble Intercontemporain i Paris. I 2008 grundlagde Pierre Bleuse Musika Orchestra Academy, som samler unge talenter fra hele verden og understøtter deres professionelle karriere.   Visioner for musikkenPierre Bleuse ser frem til at tiltræde i Odense, og han har allerede et godt kendskab til orkestret og byen. - Det er med stor glæde og ære, at jeg tiltræder stillingen som chefdirigent for Odense Symfoniorkester. Orkestret, som blev oprettet for snart 75 år siden i H.C. Andersens by, og som er internationalt kendt for Carl Nielsen Internationale Konkurrence, er et vigtigt aktiv for Odense og for det danske musikliv generelt. Jeg ser frem til at stille min fulde energi til rådighed for musikerne i dette storslåede orkester og til sammen med dem at udvikle min vision for musikken og reflektere over dens rolle i vores moderne samfund, siger Pierre Bleuse og uddyber: - Den kunstneriske samhørighed, motivation, drivkraft og den smukke lethed, som jeg har følt under mine to foregående besøg hos orkesteret, har overbevist mig om at tage dette nye skridt i min karriere. Musikere, ledelse og publikum har været så imødekommende, at jeg allerede føler mig som en del af familien, og jeg glæder mig til som en del af dette fællesskab at udvikle Odense Symfoniorkester. Allerede i den kommende sæson kan man opleve Pierre Bleuse på podiet for Odense Symfoniorkester. Det sker ved en koncert i Carl Nielsen Salen d. 21. januar, hvor programmet blandt andet indeholder Musorgskijs Udstillingsbilleder i instrumentationen af Maurice Ravel, hvis klaverkoncert i G-dur fremføres før pausen med Jean-Efflam Bavouzet ved flyglet. KontaktinformationJane Jegind, by- og kulturrådmand, tlf.: 2091 1031Finn Schumacker, musikchef, e-mail: finns@odense.dk, tlf.: 4036 6924Vedhæftede filerPierre_Bleuse-1.jpgPierre_Bleuse-2.jpg
          

On This Day: Matt Serra vs Georges St-Pierre 1 | Free Fight   

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none
          

Summer special: The Birdman of Surry Hills   

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From piles of rubbish to leaking sewers, rats, and gas leaks. Pierre the Birdman is on a one-man mission to save his public housing block -- but he doesn’t own a computer, only just got a mobile phone, has never had legal training, and he barely finished high school. Despite this... he’s been winning cases against the NSW Government. Mario Christodoulou reports.
          

The Birdman of Surry Hills   

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From piles of rubbish to leaking sewers, rats, and gas leaks. Pierre the Birdman is on a one-man mission to save his public housing block -- but he doesn’t own a computer, only just got a mobile phone, has never had legal training, and he barely finished high school. Despite this... he’s been winning cases against the NSW Government. Mario Christodoulou reports.
          

Mme Alice Maheu Lemieux   

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À Salaberry-de-Valleyfield, le 1er avril 2020, à l’âge de 94 ans, est décédée Mme Alice Maheu, épouse de feu M. Aimé Lemieux, résidant à Salaberry-de-Valleyfield. Elle laisse dans le deuil ses enfants André (Johanne) et Jean-Pierre (Marie), ses petits-enfants Jean-François (Karine), Olivier, Simon, Julien (Josianne) et Sophie (Vincent), ses arrière-petits-enfants Édouard, Emerick et Léonard, ses […]

The post Mme Alice Maheu Lemieux appeared first on J.A. Larin & Fils Inc..


          

C'est quoi ce fil ? - par: thomas_blondel   

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Bonjour Jean-Pierre,
Le fil d'alim est dans le faisceau gauche. Sur ma voiture, il sort vers la fixation basse de la béquille du capot. Il est blanc avec 1 filet orange. Tu peux le tester avec une ampoule à la masse et le + sur ce fil en actionnant le cligno droit (sans contact) et/ou l'allumage des veilleuses. Voir photo
          

MoveOn Event: COVID19 w/ Slavitt, Weingarten, Rep. Jayapal and activist, Karine Jean-Pierre   

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Online via livestream
          

Anniversaires de la semaine   

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• 6 avril : Pierre Drouvot et Carla Vallone • 7 avril : Raphaël Da Costa • 9 avril : Solange Gasser • 10 avril : Gabriel Martin, Xavier Michel-Esquoy et Sabrina Moehrel • 12 avril : Yaki Revault Le magasin Tennis Pro de Saint-Louis offre à chaque personne nommée dans cette rubrique un bon […]
          

Planos antiguos de estaciones del Piri francés (6 respuestas)   

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He buscado por si había algún hilo con planos antiguos de estaciones del Piri francés, pero no he visto nada.

No sé si alguno tenéis algo, yo subo los que tengo escaneados, pero estaría bien poder juntar más y poder comparar la evolución de las estaciones.

Peyresourde 1.984




Val Louron 1.984




Les Agudes 1.985




Peyresourde - Les Agudes (Hoy Peyragudes) + Val Louron 1.986






Cauterets 1.971




Gavarnie 1.987




Artouste 1.970 (con proyecto de ampliación)




Gourette finales de los 60 (no sé el año concreto, pero anterior al 70)




Gourette 1.971




Gourette 1.975




Guzet-Neige 1.982




La Pierre St-Martin 1.970




Dominio del Tourmalet (Barèges-La Mongie) 1.981




Luz Ardiden años 80




Luz Ardiden 1.987




Piau - Engaly años 80




Piau - Engaly 1.983




Saint Lary años 80




Saint Lary 1.982




Y dos joyitas, de dos catálogos de Superbagnères (que peinan canas), aunque no tengan gran cosa

Temporada 1.933-1.934




Temporada 1.934-35


          

[Rubellite] chateau de pierrefonds (jeudi 09 avril 2020)   

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une superbe visite tr egrave s bien faite pour d eacute couvrir le ch acirc teau de pierrefonds pr egrave s de compi egrave gne http scotome com pierrefonds http scotome com pierrefonds nbsp what do you want to do new mailcopy n...
          

Poncer Carrelage Sol   

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Conseils Et Astuces Pour Mieux Poncer Selon Votre Surface Poncer Du Carrelage Avec Une Ponceuse Ooreka Poncer Du Carrelage Avec Une Ponceuse Ooreka Ponceuse Surfaceuse De Sols 230v Diam 450 Mm Loxam Youtube Comment Poncer Du Carrelage Trucs Astuces Conseils Outillage Renovation Par Ebauche Et Poncage D Un Sol En Pierre De Bourgogne Poncer Du […]
          

Tapis De Pierre Terrasse   

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Tillard Decoration Le Specialiste Dans Le Tapis De Pierre Tapis De Pierre En Resine Et Granulat De Marbre Kit Complet 63m2 Terrasse Moquette De Pierre Cartier Love Online Terrasse En Moquette De Pierre Marbreline Rocks En 2019 Idee Terrasse Avec Motifs Vagues En Moquette De Pierre Marbreline Moquette Pierre Cap Ferret Bassin Arcachon Toitures 33 […]
          

Confinés ou pas : parlons d'amour ! Le poème du jour : "Côte d’amour," de ... Pierre    

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Allez, en ces temps de confinement et pour vous sortir un peu la tête du fond du sac, je vais vous parler d'amour  ... le vrai, le grand, le beau. Remarque :  Sac et ressac : n’est-ce point une belle image de l’acte d’amour ?   J'espère que vous n’aurez pas trop de vague à l'âme...
          

Pierre Sévigny au front pour servir les clients   

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L’ancien hockeyeur Pierre Sévigny met les bouchées doubles à son restaurant Tim Hortons depuis le début de la crise du coronavirus.
          

La Belle Chaussure   

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https://God.blue/forward.php?url=https://www.mavillemonshopping.fr/fr/saint-pierre-du-vauvray/saint-pierre-du-vauvray/la-belle-chaussure-21 Dans le contexte sanitaire actuel, La boutique est fermée pour une durée indéterminée…  C’est l’occasion pour vous de découvrir le TOUT nouveau site LA BELLE CHAUSSURE de ventes en ligne. Pour tout achat le port est offert pour une livraison sous 48 heures. Prenez soin de vous !

L’article La Belle Chaussure est apparu en premier sur Vivez Saint-Pierre.


          

Présentation de l'ouvrage : "Evolution du cerveau et des capacités cognitives des hominidés fossiles"   

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Nous vous invitons à assister à la présentation du dernier ouvrage du Professeur Henry de Lumley, en collaboration avec Pierre-Marie Lledo, Directeur du Département de Neurosciences de l'Institut Pasteur.
Depuis Sahelanthropus tchadensis jusqu'à l'Homme moderne, le cerveau a connu une grande métamorphose. Toumaï, il y a 7 millions d'années, avait un endocrâne trois ou quatre fois plus petit que le nôtre, de la taille d'un chimpanzé actuel.
Son étude et nos connaissances ont beaucoup progressé grâce (...) - 08. Actualités Page Accueil
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