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Avis d’obsèques de M. Pierre MODET à Mourens   

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Les obsèques religieuses de M. Pierre MODET auront lieu vendredi 21 février 2020 à 10h00 en l’église de Mourens, suivies de l’inhumation au cimetière de Mourens.
          

831 – Rage   

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831 – Rage

Another major Marc Lapierre showcase as we come back from our brief hiatus–and one of the best. But, we’re spoiling you even more this week. Double-sized episode next time. See you on Wednesday with 832 – The Power of Percy!
          

Le congrès Digital Luxe Meeting revient à Paris   

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Découvrez notre dernier article en ligne Le congrès Digital Luxe Meeting revient à Paris sur www.DigiLuxury.com
Très bonne lecture à vous !

A l’occasion de la 8e édition du Meeting Luxe Digital à Paris le 8 octobre 2019, nous avons eu la chance d’interviewer Franck Prime, en charge de l’organisation de ce salon. Existant depuis 8 ans maintenant, ce congrès a fait ses lettres de noblesse à Miami, Dubaï, Genève et Paris.  Tout d’abord, qu’est-ce que le Meeting Luxe Digital ? Ce prestigieux évènement l’est avant tout par ses participants ; des VIPs qui sont naturellement invités tels que les dirigeants de Maisons, marchands, journalistes et directeurs digitaux mais aussi 60 intervenants experts mondiaux sur scène. Les prestataires et consultants peuvent participer à l’évènement en achetant leur billet. L’invitation se faisant par invitation ou cooptation, vous êtes sûr(e) d’y trouver le gratin du Luxe et du Digital en somme. Le programme est simple, 16 conférences sur la journée, un cocktail et un programme de networking en rendez-vous 1to1 sur une journée, avec plus de 350 networking privés organisés cette année grâce à un algorithme façonné par la société One Place, à l’origine de l’évènement. Des stands sont installés pour vous permettre de découvrir 50 start-ups en levée de fonds dans le domaine du digital et du Luxe.  Le Meeting Luxe digital fête ses 5 ans d’existence cette année, quels sont les fondements à l’origine de ce salon ?  L’origine vient d’une idée de Marie-Pierre SCHMITZ de BENTABERRY ainsi que des Maisons Louis Vuitton et Cartier.  L’objectif était de créer le seul évènement privé ou ne soient invités que les dirigeants finaux des marques de luxe, et non le tout venant des salons génériques. Un davos du luxe en somme avec un contenu éditorial fort sur l’évolution nécessaire du luxe avec ou vers le digital. J’ai ensuite regroupé des influenceurs majeurs sur le sujet et nous l’avons lancé en moins de 2 mois. Pour le rendre fort et finançable, j’ai utilisé notre algorithme (à l’époque, tout neuf) de meetings 1to1 entre prestataires du luxe et ses VIPs dirigeants finaux. La machine a fonctionné de suite sur Paris, puis nous avons créé l’évènement à Lyon et Genève avec le même succès. Tout cela grâce au respect fondamental du secret de nos VIPS et le lead de nos prestataires.  Nous en sommes donc à la 8e édition au total, dont la 5e à Paris. Quels sont les thèmes abordés cette année ?  Les thèmes sont traités par ses coordinateurs et les VIPs eux-mêmes. Sur les DIGITAL LUXE MEETINGS, ce sont les dirigeants du luxe qui parlent et personne d’autre. Voici le programme de l’édition 2019 :  Keynote ouverture: la transformation des marques de luxe dans le contexte digital Omnicanal ou multicanal, comment bien choisir sa stratégie ? Mieux cerner les attentes des clients grâce à la Data Expérience Clients: Objets connectés des marques de Luxe, véritable effet Wahou ?  Comment activer le drive to store pour les touristes ?  Influenceurs et storytelling: comment conserver une image d’exception sans être noyé dans la masse ? Améliorer ses prévisions de ventes qrâce à l’IA Le Digital au service de l’Expérience d’achat Session Pitchs de 3mins de 10 sociétés. L’e-commerce, incontournable pour le luxe en Chine Réinventer le Retail grâce au digital-in-store La blockchain au service du luxe Repenser la relation client grâce au clienteling Chatbots: passer de la conversation à la conversion  Optimiser son contenu vidéo grâce au SEO  Etude exclusive sur la quête de sens dans le luxe conduite auprès des millenials. Keynote de clôture: comment comprendre et targeter la clientele tou- ristique chinoise? L’objet même des DIGITAL LUXE MEETINGS est de concentrer le maximum de VIPs et de contenu sur un temps restreint. Nous cherchons systématiquement les thèmes forts et en devenir avec nos coordinateurs : Jonathan SIBONI de LUXURYNSIGHT, qui travaille beaucoup avec la Chine Michel CAMPAN de H20 et ex CHRISTIAN DIOR Couture Claire DOMERGUE de LUXUSPLUS, incontournable sur le contenu éditorial. Joel PLAT de PMP et ex directeur APPLE Vous retrouverez également notre sponsor Hylink, la première agence digitale chinoise à Paris, qui fut également partenaire du Salon du Luxe en 2019.  Côté participants, c’est 95% de décideurs (Directeurs et Responsables), dont 79% de fonctions clés (Direction générale, Sales, E-commerce, Communication, Marketing, Digital…) présents. Les grands comptes (plus de 500 salariés) représentent 62% des inscrits avec les Maisons Hermès, Baccarat, Chanel, Van Cleef & Arpels, Burberry, Audemars Piquet, Piaget, Shiseido Group, Rémy Cointreau pour n’en citer que quelques unes.  Ceux-là sont avec nous depuis la genèse et sur les 8 éditions. Je ne choisis jamais des gens qui s’auto proclament d’un sujet, ni ceux qui me sollicitent. Seulement ceux dont on me parle en bien et en qualité et pour qui j’observe un respect mutuel pendant des années.  Les thèmes en devenir sont ceux de cette édition. Nous anticiperons les prochains grands thèmes au sortir de cette édition et du compte rendu qui sera adressé à tous les participants. Pour finir, que doit faire une Maison de Luxe pour rester pérenne dans un monde numérique ? Écouter, comprendre, analyser son métier et en digitaliser les process et circuits commerciaux, tout en conservant son image rare et unique. Nos amis des Maisons Louis Vuitton, Rolex et d’autres y parviennent parfaitement et en parlent souvent sur les scènes des différentes éditions du Digital Luxe Meeting. Finalement, le mieux est de venir les écouter et de suivre chaque édition des DIGITAL LUXE MEETINGS comme des ouvrages.  Rendez-vous le 8 octobre prochain. Franck PRIME Si vous pensez avoir votre place sur cet évènement, n’hésitez plus et prenez votre billet sur https://God.blue/forward.php?url=http://one-place.fr/index.php/event/digital-luxe-meeting-mode-beaute/.  En attendant cet évènement sur lequel nous serons présentes, retrouvez notre dossier spécial Salon du Luxe, édition 2019.

A très vite sur www.DigiLuxury.com !
Camille et Marine


          

Le Dolci Signore (14/02/2020)   

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Digitmovies is pleased to announce the release of the OST by Armando Trovajoli for the comedy “Anyone Can Play” (original title “Le Dolci Signore”), for the absolute first time on CD.

Armando Trovajoli composed and directed a brilliant lounge-style soundtrack based on the main theme. It is introduced in the opening credits and sung by Mal dei Primivites on track1, and is then reprised with captivating instrumental arrangements on tracks 4, 8, 10, 12, and 16. For the four protagonists, Maestro Trovajoli composed a jazz motif with a spylike atmosphere (Tr.2, Tr.6, Tr.17). Armando Trovajoli performs the scat singing with an airy piece using organ and tempo (Tr.11) and performs the main theme on the piano. (Tr.14). For this CD we were able to use the mono masters from the recording session.

Directed in 1967 by Luigi Zampa. Starring Ursula Andress, Claudine Auger, Virna Lisi, Marisa Mell, Mario Adorf, Franco Fabrizi, Margherita Guzzinati, Brett Halsey, Marco Guglielmi, Nello Pazzafini, Luciano Salce, Giovanni Ivan Scratuglia, Lando Buzzanca, Vittorio Caprioli, Fred Williams, Frank Wolff, Lia Zoppelli, Jean-Pierre Cassel.

Esmeralda decides to go to Rome to meet with her old friends Luisa, Paola and Anna rather than stay alone in her country villa with an attractive employee who works for her husband. Upon returning home however, her husband informs her that he will have to leave again and that his employee can keep her company in his place…. Meanwhile, her friend Luisa is blackmailed by a gang of thugs who ask her for money to keep quiet about her extra-marital affair. But she doesn’t have the money and fearfully waits for them to tell her husband. When the dreaded moment arrives, she discovers she won’t suffer any harm since her husband also has something to hide. Therefore her husband will misunderstand the content of this revelation, believing that it refers to himself. Paola also does something scandalous when she performs a striptease during a charity party. At first her husband becomes angry about it, but then he supports her when he realizes it leads to considerable earnings. And finally there is Anna, who suffers from nightmares. As soon as she falls asleep, she sees a man who wants to rape her. In order to stop the nightmares, her neurologist suggests that she have an intimate encounter with the man who caused her anxiety. The 'therapy' produces its desired effect and Paola is able sleep peacefully.
          

décembre : C'est le sapin !   

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Télescopage arty où il est question d'hybridation et de recyclage ! - Chai Pierre & Bertrand Couly
          

Thibault Laget-Ro   

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Œuvres disponibles sur demande
Toutes acrylique sur papier, or et argent, 2019
Format 30x40 cm / 40x50 cm / 60x80 cm
Lien exposition de 2017, Chai Pierre et Bertrand Couly
texte et autres visuels - Artistes
          

septembre : Trans'humanité   

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Exposition Trans'humanité
Philippe du Crest
photographie
du 28 septembre au 10 décembre 2019
Vernissage en présence du photographe
le vendredi 27 septembre 2019 de 17h à 21h
Philippe du Crest, série Trans'humanité, Portrait de Damia
Chai Pierre et Bertrand Couly
1, rond-point des Closeaux / Route de Tours
37500 Chinon
Entrée libre tous les jours : 10h-12h30 / 14h-18h30
T + 33(0)2 47 93 64 19
www.pb-couly.com
Commissaire de l'exposition :
Galerie Nathalie Béreau, Chinon/Paris
M + (...) - Chai Pierre & Bertrand Couly
          

Neverland   

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Série Neverland
Prix, disponibilité, livraison > Contact
BIO
Parution en 2018 du livre Neverland chez Corridor Elephant, 100 ex. numérotés et signés par l'auteur
extrait :
Le Travail
Un cadre splendide
À l'origine, les « Plage du Prado » se distinguent par la rareté d'un bâti plutôt spartiate et minimaliste. Cette mise en scène permet de souligner quantité de petites choses : le mobilier urbain est bien visible, un tas de pierre attire facilement le regard. Mais les gros objets monumentaux et (...) - Philippe du Crest
          

Trans'Humanité   

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Trans'Humanité - Philippe du Crest
© Philippe du Crest, 2012-2019
Prix, disponibilité, livraison > Contact
actuellement :
>Exposition au Chai Pierre et Bertrand, Couly, Chinon > jusqu'au 10 décembre 2019
> Dans le cadre du colloque Le Genre Manifeste du 7 au 9 novembre 2019, Sorbonne Paris, projection des photographies de la série Trans'Humanité de Philippe du Crest
Colloque fondateur de Philomel, groupe interdisciplinaire sur le genre en Sorbonne. Pour plus de renseignements, consultez le (...) - Philippe du Crest
          

We Can’t Be Canada   

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David Moscrop’s op-ed in the Washington Post illustrates one of my pet peeves: Pierre Trudeau, the late Canadian prime minister and father of current Prime Minister Justin Trudeau, characterized the relationship as akin to sharing a bed with a beast. “Living next to you is in some ways like sleeping with an elephant,” Trudeau said, […]
          

79845-2020: France-Saint-Pierre: Essence sans plomb   

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Date de publication: 18/02/2020 | Date limite: | Document: Avis d'attribution de marché
          

Ateliers du jeudi – 2eme semestre – Programme et dates   

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Jeudi 30 janvier 2020 (à la Tour Jean sans peur) : Pierre-Yves Balut, La transcendance Jeudi 13 février 2020 : Christos Panagiotopoulos, La confession Jeudi 27 février 2020 : Jean-Marc Hofman (Attaché de conservation – Adjoint conservateur Cité de l’architecture et du patrimoine, Patrimoine … Continuer la lecture
          

Avec cette vidéo filmée à l’iPhone 11 Pro, redécouvrez la beauté de l’Égypte   

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Voici une vidéo qui devrait faire plaisir à Apple. En l’espace de deux semaines, pendant un voyage au Caire en Égypte, le youtubeur Travel Shotfilms s’est essayé à la production d’une vidéo entièrement tournée à l’iPhone 11 Pro Max. S’en est suivi un clip de 2 minutes 30, dans laquelle les qualités des trois capteurs de l’appareil ont semblé parfaitement à la hauteur.

Une fois l’étape de la colorimétrie passée, le rendu est assez impressionnant. Le vidéaste a sorti sa vidéo en qualité 4K, et force est de constater que l’appareil en question n’a rien à jalouser avec certaines caméras.

Travel Shortfilms s’est grandement attardé sur les pyramides du Caire, et ses vestiges monumentaux que nous ont légués les Égyptiens pendant l’Antiquité. Forcément, les couleurs chaudes des pierres et de la lumière rasante sont d’un plaisir visuel mettant déjà la barre haute. Mais grâce à son capteur ultra grand-angle, le rendu est encore plus impressionnant.

Dans une interview, l’auteur de la vidéo expliquait : « je suis allé en Égypte avec le nouvel iPhone 11 Pro Max pour le mettre à l’épreuve. L’objectif de cette vidéo est de livrer un récit visuel présentant mon voyage en Égypte à travers un voyage épique ». Mission réussie ?


          

Congo : une capacité de production renforcée pour exporter de l’électricité   

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La troisième (3ème) turbine de la Centrale Electrique du Congo (CEC) d'une capacité de 170 MW a été mise en service ce mardi dans la ville océane de Pointe-Noire, capitale économique du Congo, par le président Denis Sassou N'Guesso en vue de maximiser la capacité énergétique et offrir au pays la possibilité d'exporter l'électricité.« Avec la mise en service de cette troisième turbine, la capacité énergétique de la société CEC fruit du partenariat gouvernement Congolais (80%) et la société pétrolière ENI (20%) passe de 314 MW à 484 MW ce qui consolide le statut de cette société en tant premier producteur d'électricité au Congo », a déclaré le ministre congolais de l'hydraulique et de l'énergie, M Serges Blaise Zonaba. Selon le ministre congolais, « la CEC dispose à présent de quoi satisfaire les besoins électricité de près 4 millions de congolais et peut en exporter une partie vers les pays de la sous région ». Ceci entre dans la mise œuvre de la politique gouvernementale visant à offrir l'électricité à un plus grand nombre de Congolais. » Serges Blaise Zonaba a cependant plaidé pour la mise place d'un réseau de distribution fiable à mesure de transporter l'énergie produite vers les usagers. « Le réseau de distribution, nécessite de grands travaux de réfection pour que l'accès à l'énergie pour tous soit effectif et que soit mis fin aux problèmes de délestage que connait le pays », a-t-il souligné. Intervenant à son tour, le responsable ENI pour l'Afrique, M Guy de Ruisseau a souhaité que le partenariat entre le Congo et ENI dans ce domaine soit pérennisé. Il a émis le vœu de voir cette usine atteindre la capacité de 1000 MW avec en perspective la construction d'une quatrième turbine dont les études de faisabilité sont déjà disponibles. Cette Centrale Electrique du Congo (CEC), a vue la pose de sa première pierre en mai 2008. La 1ère turbine (GT1) et la 2ème (GT2) ont été mises en service respectivement les 13 et 20 novembre 2010. Son inauguration officielle avait eu le 23 décembre 2011 par le président Denis Sassou N'Guesso.
          

Duo de choc autour du kickboxing à Genève   

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Une association de chercheurs universitaires hors des sentiers battus propose une conférence inédite entre sociologie et sport de combat, dans la filiation de Pierre Bourdieu
          

Carolina de Mónaco confía el Baile de la Rosa a Christian Louboutin   

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Tras el fallecimiento hace un año de Karl Lagerfeld, se abrían las incógnitas sobre qué diseñador tomaría el relevo al frente de la dirección artística del célebre Baile de la Rosa de Mónaco, una cita ineludible con la que se abre la temporada primaveral en Mónaco y la Costa Azul. La Princesa Carolina, que preside esta gala benéfica anual, ha designado como digno sucesor del Káiser a Christian Louboutin, creador de los mundialmente conocidos zapatos de suela roja. El diario «Monaco-Matin» desvela que el creador imagina la decoración de la próxima edición, que tendrá lugar el 21 de marzo, «necesariamente colorida», sobre todo porque estará ambientada en la India, concretamente en Bollywood. Así lo demuestra una imagen compartida en redes sociales por Françoise Dumas, una de las organizadoras del evento. La gala del Baile de la Rosa Fue creada en 1954 por Gracia de Mónaco y, desde su fallecimiento en 1982, corre a cargo de su hija mayor, la Princesa Carolina, que fue designada como tal por su progenitor, el Príncipe Rainiero III. Las ganancias recaudadas durante la ceremonia son donadas, cada año, a la Fundación Princesa Grace. Cita ineludible El pasado año se celebró el primer Baile de la Rosa sin el «káiser de la moda» estuvo protagonizado por su «espíritu» y la puesta en escena de una Riviera pop y cinematográfica, un cuento de hadas pop.El homenaje a Lagerfeld, con una clamorosa ovación de los presentes, no solo supuso el cierre de una época, sino también la confirmación de las estrellas ascendentes del firmamento monegasco: los cuatro hijos de Carolina. Los tres hermanos Casiraghi –Andrea, Carlota y Pierre–, acompañados por sus respectivas parejas –Tatiana Santo Domingo, Dimitri Rassam y Beatrice Borromeo. También la más pequeña, Alejandra de Hannover.
          

Conférence à destination des familles – “Parents épuisés : se préserver, s’en sortir”   

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Mardi 25 février 2020 de 19h00 à 21h00 UNAF, Amphithéâtre Pierre Laroque, 28 Place Saint Georges , Paris 09 Entrée libre – inscription obligatoire à udaf75@udaf75.fr Les risques et les signes annonciateurs de l’épuisement parents. Comment je peux m’en sortir ? – Intervention de Audrey Carroué, psychologue, introduira le propos par la définition de la charge […]
          

El aperitivo - Ensalada con Mahler - 15/10/17   

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El violonchelista Pablo Ferrández nos recomienda tomar una burrata escuchado a B.B King. Un consejo que ponemos en práctica en nuestro aperitivo de hoy y que acompañamos con un poco de ensalada aliñada por el mismísimo Pierre Boulez. Las músicas de Holst, Bellini, Gershwin, Corrandini, Mahler o Beethoven completarán el menú. ¡Buen apetito!


          

78917-2020: France-Saint-Pierre: Travaux de construction   

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Date de publication: 18/02/2020 | Date limite: 09-03-2020 | Document: Avis de marché
          

Aventura 2 Challenge. Day 4: Challenge completed!   

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Congratulations to the Aventura 2 Challenge ambassadors! Our team completed this winter challenge. Stefi Troguet, from Andorra, Ferran Latorre, from Spain, along with Frenchman Pierre Vignaux and German Elisa Deutschmann, with her husky Finn always at her side, were up to the task of completing the route along the Dachstein peaks, in the Hallstatt region ...

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Déviation Ligne 8    

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En raison de travaux, à partir du 19 Février et jusqu’au 21 Février inclus, la ligne 8 est déviée de 19h00 à 06h30. Par conséquent, la ligne 8 est déviée UNIQUEMENT sur le service de 19h10, départ des halles direction Saint Pierre la mer. Les arrêts LA
          

Dans la gueule !   

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La Cinémathèque française
propose une
Rencontre avec Pierre Senges
samedi 14 mars 2020, 18h30
Salle Jean Epstein

Une séance spécialement conçue autour du livre hilarant de Pierre Senges, Projectiles au sens propre (éd. Verticales, 2020).
La discussion, animée par Gabriela Trujillo, sera précédée de la projection des courts métrages burlesques suivants :
Charlot au music-hall, Charles Chaplin (1915)

Pie Alley, Anonyme (1928)

Once Over, Leslie Goodwins (1927)

sans oublier La Bataille du siècle, Clyde Bruckman, Hal Roach (1927)


La Cinémathèque française
51 Rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy, Lignes 14 et 6



          

#Windsurf #DéfiWind : Défi Wind Japan : Alexandre Cousin et Ayako Suzuki vainqueurs • Pierre Mortefon et Delphine Cousin ont dominé les funny races en foil   

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Blanquer et Morin : de la passion du savoir à l'école du futur   

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ESSAI – Revendications, contestations, polémiques, controverses, grèves, manifestations, etc. L’école en France est le sujet qui fâche et déclenche les passions les plus vives et les plus inassouvies par défaut – artéfact délicat de la politique française, souvent intraitable, auquel les gouvernants des quatre dernières décennies se sont heurtés non sans laisser quelques séquelles derrière eux et souvent de vifs regrets. Pauvres ministres !




 

Car nul ne sort indemne de ce sempiternel débat, chacun souhaitant apporter sa pierre à un édifice colossal, avec grosso modo la charge de 12 393 400 élèves scolarisés, 61 860 établissements scolaires et plus de 870 900 enseignants. En clair une véritable « usine à gaz », mais qui pourtant donne régulièrement des signes de fatigue au sein d’une société mutante et accélérée qui néglige parfois de bien former et formater les esprits d’aujourd’hui et de demain. L’institution éducative française a-t-elle vieilli à ce point ?

Et existe-t-il des réponses et des solutions propres à faire réagir, mais plus encore instituer de nouvelles règles répondant aux enjeux du futur. Suivant un tel raisonnement, il n’en fallait pas moins pour que deux éminentes personnalités tentent d’apporter leurs réflexions, en essayant d’abord de comprendre, puis formuler des idées qui se veulent avant tout clarifiantes, sans pour autant faire figure de dogmatisme outrancier.

Edgar Morin et Jean-Michel Blanquer viennent de publier un livre d’entretiens intitulé Quelle école voulons-nous ?, et qui d’ores et déjà ne fait pas l’unanimité dans les rangs concernés. Il fallait tout de même un peu s’y attendre !
 

Personnalités opposées et complémentaires


L’un Edgar Morin, né en 1921, actuellement âgé de 99 ans, presque centenaire, philosophe, sociologue, médiatologue, l’un des intellectuels français parmi les plus importants du XXe siècle. Auteur d’une œuvre considérable reconnue dans le monde entier. C’est le penseur de la complexité par excellence qui implique des fondamentaux en devenir au sein d’un système ouvert sans cesse renouvelé et réfractaire aux cloisonnements de toutes sortes, une dynamique exponentielle en quelque sorte qui interroge la réalité, les réalités, de fond en comble, mais plus encore ses finalités justifiables.

Classé à gauche. L’autre Jean-Michel Blanquer, né en 1964, âgé de 55 ans, homme politique et haut fonctionnaire. Ancien recteur d’Académie, directeur général de l’enseignement scolaire auprès de l’ancien ministre Luc Chatel, et ministre de l’Éducation nationale depuis 2017, dans le gouvernement Édouard Philippe. Plutôt classé de droite modérée sans pour autant s’afficher clairement, prudence oblige.
 

[Premières pages] Quelle école voulons-nous ?


Avec un écart d’âge qui les séparent tous deux de quarante-trois ans, presque un demi-siècle à tel point que l’on peut légitimement se demander ce que ces deux hommes font ensemble et quelles sont leurs communes motivations ? On sait toutefois que le second, admirateur du premier, a créé alors qu’il était directeur de l’ESSEC, Une Chaire Edgar Morin de la complexité et qu’ils se côtoient respectueusement depuis une bonne vingtaine d’années. Raison suffisante pour écrire un livre à deux voix sur un sujet aussi brûlant.

Vraisemblablement, si l’on en croit les propos de leur éditrice parisienne. 
 

Fonder de nouvelles bases !


Héloïse Lhétéré qui a conduit ces entretiens en collaboration avec Jean-François Dortier, l’écrit elle-même dans sa préface qui se veut éloquente et précise : « L’école particulièrement en France est saturée d’attentes contradictoires : elle devrait préserver les enfants de la violence et des rumeurs du monde, mais aussi les aider à s’y insérer ; permettre à l’individu de s’épanouir et de bien vivre, tout en lui inculquant le sens de l’effort et de la discipline ; corriger les inégalités sociales et sélectionner une élite efficace, instruire et éduquer, transmettre les humanités d’hier et modeler la société de demain. Quelle école voulons-nous ? Comment articuler les idéaux multiples ? Quelles priorités assigner aujourd’hui à cette vieille institution et comment la réformer ? »

Vaste programme en effet qui résume bien les inquiétudes des uns et des autres, enseignants, parents, élèves, personnel éducatif, administration. Toute la question est effectivement de savoir si la France est en mesure de proposer un modèle juste et pérenne qui ne soit pas le fourre-tout des aspirations communes. Or toutes les politiques antérieures qui ont été menées par les différents gouvernements successifs, n’ont semble-t-il jamais trouvé le bon équilibre. Preuve en est d’une certaine débandade dans toutes les sphères de l’éducation nationale qui oblitère et altère le champ des possibles.
 

Des solutions qui se font attendre ?


L’école Républicaine à la Française répond pourtant à de vraies attentes qui ne soient pas réductibles à l’offre et à la demande. L’école n’est pas seulement un réservoir d’intentions porté par des programmes sans cesse réévalués permettant de rester dans le bain afin que les millions d’élèves qui chaque année franchissent la porte de l’école puissent trouver là les bases nécessaires pour affronter leur avenir.

Dans ce sens Edgar Morin et Jean-Michel Blanquer se veulent particulièrement explicites. Il faut que le modèle colle à la réalité ! « L’éducation ne sert à rien, si elle ne sert d’abord ouvrir à l’attente du monde, rendre attentif aux choses, aux événements, aux êtres, aux pulsations de la vie, devenir autonome, comprendre l’attente humaine, accepter l’incertitude consubstantielle au projet démocratique ». Une école de la vie en somme qui tienne compte non seulement des aspirations personnelles, mais aussi de sa vocation avant tout citoyenne.

Et peut-être le piège se situe-t-il précisément dans la juxtaposition des contraires. Surtout ne pas tout mélanger !

Si Blanquer se revendique volontiers du siècle des Lumières cela ne signifie aucunement que ces idéaux-là soient encore applicables, aussi bien que Morin faisant preuve d’un certain romantisme, lorsqu’il propose d’intégrer plus de transdisciplinarité dans les enseignements afin de valoriser les humanités, en conciliant trois missions fondamentales, anthropologique, civique et nationale fait ici œuvre de sociologue non d’enseignant.

« Toute éducation est d’abord une éducation à la liberté », rétorque alors Jean-Michel Blanquer, une apostrophe qui implique forcément un nouveau pacte républicain, mais lequel ? Et tant qu’à faire échelonné dans la durée à l’aide d’une politique audacieuse et visionnaire. Mais est-ce vraiment possible ? « Si vous ne craignez point d’attraper la fièvre/Et si dans le non-sens votre âme fut pétrie/Suivez, donc insensé, suivez le cours d’Algèbre/Et si vous le pouvez, de la géométrie ».




Edgard Morin, Jean-Michel Blanquer ; interview par Héloïse Lhérété et François Dortier – Quelle école voulons-nous ? La passion du savoir – Science humaines éditions/ Odile Jacob – 9782361064938 – 9,90 €
          

Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Gillet   

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« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.
Par Antoine Cardinale



 
Qu’on en juge : les amateurs qui se sont rendus cet automne au musée Jacquemart-André pour admirer la superbe collection Alana et ses précieux peintres italiens des XIII et XIVème siècle, ont pu en feuilleter le catalogue sans trouver un mot de la spiritualité qui imprègne ces œuvres, cette spiritualité de « l’art mendiant » qui sortit tout entier de la prédication de saint François d’Assise, et dont tout en elles renvoient à lui. C’est passer la revue des peintres du Grand Siècle sans articuler jamais le nom de Louis XIV. On veut penser que ce silence signe une noire ignorance plutôt qu’une censure volontaire ; ajoutons qu’on a manqué là l’occasion de renvoyer à un livre remarquable, dont le sujet va nous occuper maintenant et de faire connaître un auteur qui fut un peu « de la maison » puisque Louis Gillet fut à partir de 1912 le conservateur de l’abbaye de Chaalis dont Nélie Jacquemart fit l’acquisition en 1902.
De ce livre, Louis Gillet donna deux éditions[1]. Celle de 1912 [2] contient tout l’élan d’un jeune homme de trente-cinq ans : un esprit dont la formation n’était pas achevée, mais dont les vives impressions des voyages en Italie colorent toutes les pages et dont l’érudition, abondante et comme impatiente, justifie l’ambition de l’ouvrage. Il reconnaît sans difficultés sa dette envers Emile Mâle, qui eut l’intuition qu’une source vive avait été ouverte, autour de ce XIIIème siècle qui avait transformé toutes les représentations et le fond même du  tempérament chrétien. L’auteur de l’Art religieux au XIIIème siècle, son aîné de dix ans seulement, mais déjà respecté comme un maître, avait souhaité que cette inflexion décisive donnée par les ordres mendiants fût un jour écrite[3].  

La grande Consolation
Le rôle essentiel des ordres monastiques dans le naufrage du monde antique est trop connu pour qu’on y revienne. Ces communautés furent le refuge des lettres classiques, l’école de la philosophie médiévale et l’atelier de l’art monumental roman et gothique. Au XIIIème siècle, les Ordres mendiants, autour de saint François et de saint Dominique, en retrouvant le farouche esprit de pauvreté de l’Evangile, mirent en révolution la civilisation chrétienne : leur paupérisme intransigeant, la discipline inflexible des organisations qu’ils fondèrent, et une prédication tournée vers le peuple devait inévitablement donner un visage nouveau à la civilisation de l’Occident.
Dès la mort du Poverello en 1226, les papes, l’Eglise, cherchèrent à organiser cette révolution, qui tendait à l’absolu au risque de l’hérésie, et ils y parvinrent avec d’autant plus de brio qu’ils en conservèrent le prosélytisme en le débarrassant de son vague socialisme et des ferments de sédition politique que cette doctrine de dénuement, poussé à l’excès, ne pouvaient manquer de répandre ; ils comprirent que ces prédicateurs qui cultivaient le dénuement et goûtaient les privations comme de délectables récompenses, étaient contre hérésie l’exemple le meilleur, la plus juste réponse et l’arme la plus formidable. D’une menace à l’ordre social et à l’autorité religieuse, ils surent faire une immense promesse.
S’il est juste de citer les Carmes et les Augustiniens, les ordres mendiants majeurs furent les Franciscains et les Dominicains : ils constituèrent l’armée de cette reconquête. La révolution qu’ils menèrent, cette grande Consolation, gagna l’Europe en quelques mois. Il sembla soudain que le Seigneur allait demander compte à la génération des princes-évêques et des abbés à cheval, et qu’enfin seraient établis sur les biens du monde les plus diligents des serviteurs du Maître.
Et l’art dans tout cela : et bien d’art il n’en fut pas question ! Ces prêcheurs impécunieux qui n’emportaient, selon le commandement de saint Luc ni bourse, ni besace, ni sandales, doux et humbles de cœur, allaient au plus rapide et au plus efficace : ce furent d’abord des églises que l’on décida de bâtir, avec une hâte de Saints des derniers jours, lorsque passa l’âge héroïque des prêches en plein air. On construisait au meilleur compte, à la périphérie des cités, de vastes édifices dont le but était d’accueillir le plus de fidèles possible : pas de chapiteaux sculptés, des colonnes sans base et sans finesse : pas d’ogives mais un plafond et du bois plutôt que la pierre. Inévitablement, ce dépouillement s’étendit aux murs de l’église : ces immenses murailles nues étaient faites pour tenter l’art des peintres, car en effet, le gothique est un système de poids et de soutiens, où les supports se réduisent aux colonnes et aux nervures, et dont l'idéal est l'amincissement progressif et la suppression des murailles, — l'architecte d'Assise a manifestement fait une oeuvre toute différente, où les surfaces pleines l'emportent sur les vides, et où ce sont les murs qui jouent le rôle essentiel. Lorsque la foi farouche, l’ascétique et impécunieuse foi des premiers temps de l’ordre fut lentement amenée aux concessions du siècle, lorsque les lois somptuaires écrits par les premiers maitres des ordres tombèrent, il se fit à la fois une domestication sociale de l’aspiration religieuse et aussi un intérêt nouveau vers le pouvoir de l’art, sur sa capacité à soutenir le Message. Les murailles des églises des Mendiants accueillirent naturellement ces grandes fresques qui décorèrent d’abord Assise, dès 1250. C’est en ce sens qu’il faut comprendre le mot de Renan : Ce mendiant est le père de l’art italien : non que le saint se soit jamais soucié de peinture ou d’architecture, mais le mouvement dans lequel il lança le monde chrétien, fonda, sans que jamais il y mît la main, un art nouveau.
Le tournant qui mènera à la renaissance des arts, la date en est marquée. En 1288 Nicolas IV, le premier pape franciscain, monte sur le trône de Pierre et sa première pensée est pour la basilique du fondateur de son ordre : il dépêche à Assise les meilleurs peintres de Rome, ceux qui œuvraient alors au Latran et à Sainte Marie Majeure.
 
Et Giotto vint
 
Et c’est un grand nom qui arrive dans la cité d’Assise, celui de Giotto. Puisqu’il faut bien donner une date, malgré bien des incertitudes, donnons avec Louis Gillet l’année 1296. La peinture en Occident était retombée dans l’enfance. Cavallini, Arnolfo di Cambio, Cimabue retrouvaient à peine les rudiments de l’art. Explorer ce moment c’est déchiffrer les archives de la Renaissance, c’est en épeler les noms, c’est lire le registre de son état-civil. C’est Saint Bonaventure dont les écrits sur saint François furent si populaires que les docteurs craignirent qu’ils fussent reçus par le peuple comme un cinquième Evangile, c’est saint Bonaventure qui allait fournir le programme des fresques. Et on aperçoit déjà les immenses conséquences d’une peinture qui trouve dans l’épopée d’un saint tout un registre d’images nouvelles, un vocabulaire contemporain qui venait donner une apparence, une forme, aux sermons et à la légende. Ce fut une révolution. Pour la première fois depuis des siècles, l'art, au lieu de reproduire des formules, imagine, invente, improvise. Au lieu de copies, bâtardes, dégénérées, difformes, c'est la vie qui devient l'objet de l'imitation, la source et la matière du beau. La fresque – et la fresque, au XIIIème siècle, c’est encore toute la peinture- devient le miroir de la nature.
Avec ce naturalisme de Giotto, représentant ici un âne, là un arbre couvert d’oiseaux attentifs au prêche du Poverello, on sent la peinture prête à recueillir, à travers ces exempla, tous les incidents, toutes les trivialités de la vie. C'est véritablement la Prière de saint François: je veux regarder le monde avec des yeux remplis d'amour.Tout ce qui n’était pas dans la peinture allait y entrer, tout ce que l’orgueil théologique de l’art gothique avait laissé à la porte de la maison de Dieu est encouragé à y entrer : les costumes et les outils, les paysages et les intérieurs, l’homme saisit au moment où il boit, au moment où il dort ; toute la société, du frère en robe de bure au joli page qui mène la monture du chevalier : une irruption, un débordement de vie ! Que voit-on sur ces fresques, ces tableaux de dévotion ? Des monuments aussi, ceux que Giotto avait sous les yeux et que nous pouvons admirer aujourd’hui encore, comme la place d’Assise ou la colonne Trajane –et c’est une belle page de Louis Gillet :
Là, c'est une ville italienne, serrée dans ses remparts, avec ses toits plats se chevauchant comme des tuiles, ses loggias, ses fenêtres à colonnettes, son profil hérissé de tours, pareil à une herse retournée en plein champ au sommet d'une colline. Ailleurs, un intérieur d'église aperçu de l'autel, derrière la clôture du choeur : on voit la perspective piquante de l'ambon, des icônes sur l'iconostase, le châssis de la grande croix oblique maintenue par un tirant de fer. Et partout, dans les ornements, dans la décoration, dans les meubles, dans les édifices, dans les mosaïques des tympans, des gâbles et des pinacles, dans les enroulements polychromes des colonnes torses, respire le sourire brillant de la Renaissance romaine. Il y a ici des airs de tête, des vieux à mine de sénateurs, de belles Ombriennes à figures de madones, aux beaux arrangements de coiffures et de mouchoirs, des gens d'armes, des hallebardiers, qui entreraient tels quels, comme morceaux de grand style, dans ce que le quattrocento nous a laissé de plus magistral. Personne, encore une fois, n'a pareillement accru le dictionnaire des formes, enrichi de plus de néologismes le répertoire des peintres.
En illustrant la vagabonde prédication du saint, Giotto composa un charmant et pieux Cantique des voyageurs. L’art mendiant s’engageait dans le siècle et donnait ainsi naissance à un art qui épousait les thèmes héroïques de la grandeur évangélique. La vision de la crèche miraculeuse de Greccio en sera l’expression ultime : peut-être est-ce de ce moment qu’instruit depuis longtemps du fait de mourir, les hommes prirent au sérieux le fait d’être nés.

Le temps de l’orgueil
Sassetta, Fra Angelico surent conserver l’esprit de cet art, l’un assimilant Sienne, l’autre Florence à cette heureuse Galilée où mûrit la méditation chrétienne, pays de claires fontaines et de jardins nourriciers, figuré par une peinture aux ombres sèches dans lesquels les martyrs sont élevés dans les bras d’anges aux ailes qu’ils semblent avoir frottés aux couleurs d’un arc-en-ciel. 
Cette révolution que rien n’annonçait, on la doit à François d’Assise : un univers d’une sensibilité nouvelle, une tendresse, une attention aux êtres vivants du haut en bas de l’échelle de la Création, pour ce qu’ils sont et non pour le symbole qu’ils représentent. Et selon le mot de Emile Mâle, dans un article[4] qui résume le livre de Louis Gillet, il n’est pas exagéré de dire que François a transformé le tempérament chrétien. Seulement Mâle pose comme terme à cette révolution la renaissance italienne, tandis que Louis Gillet voit se poursuivre cette fièvre, dans une peinture d’une grande force.
Aujourd'hui, fatigués de la culture classique, désabusés de cette grande conquête, et de plus en plus indifférents au prix de l'art, au bien dire, à l'ornement de l'intelligence et à ce qu'on appelait les belles humanités, nous avons peine à nous figurer ce que fut, au XVème siècle, l'enthousiasme devant l'antiquité renaissante. L'esprit humain retrouvait ses titres. Jamais nous ne nous expliquerons la gloire invraisemblable de quelques personnages, les honneurs rendus à un Pogge, la situation européenne d'un Politien ou d'un Erasme, les traitements réservés à un Marsile Ficin ou à un Gémisthos Plêtho, par la raison que celui-là avait exhumé Quintilien, que cet autre tournait le vers latin comme Horace, ou que le dernier possédait à fond la grammaire grecque et pouvait expliquer les arcanes de Platon. Pendant deux siècles, ce fut là une sorte de délire : depuis Pétrarque, qu'on trouva mort sur un texte d'Homère qu'il ne savait pas lire, jusqu'à Michel-Ange, demi-aveugle, palpant de ses vieux doigts le Torse du Vatican qu'il ne pouvait plus voir, l'intelligence humaine demeura dans l'enchantement de cette beauté entrevue, qui semblait revenir au monde.
Car le temps de l’orgueil viendra dans lesquels les idéaux de frugalité, ce sens presque amoureux de l’humiliation de l’homme allaient disparaître ; après le temps de la redécouverte de la nature et des vraies formes, l’art aura  un autre rendez-vous, celui des sources de l’art antique. C’est au travers de ces deux ingrédients que l’humanisme donna la formule de la civilisation : la Renaissance limitée d'abord au siècle de Léon X, puis reculée à Masaccio, est en réalité un mouvement homogène, un phénomène continu qui commence au XIIIe siècle, se poursuit avec Giotto, pour s'achever deux siècles plus tard dans les œuvres de l'âge d'or.
 
Un normalien différent
Louis Gillet appartenait à une de ces familles pieuses et unies, aux mœurs sévères, dont le type a été fixé au temps de Port Royal et dont les jours, faits de joies simples, s’écoulaient dans un silence conventuel où l’amour donné, jamais redemandé, était pourtant rendu au centuple. Son père est marguiller de l’église Saint-Paul à Paris. Elève de Joseph Bédier et de Romain Rolland, Louis Gillet fut un normalien différent : dans une école au sein de laquelle, quoique la chose nous paraisse extraordinaire, l’amour de la littérature semblait même suspect, il dévore le roman et la poésie de son temps : Maupassant et Heredia. Son grand homme, c’est un petit bonhomme à lorgnons menant depuis sa petite boutique, dans une rue du quartier des Ecoles, une guerre mystique au monde et au siècle : Charles Péguy.
Cette amitié, ces rêveries, ces voyages à Chartres, Louis Gillet les paya comptant : il échoua à l’agrégation. Après avoir commencé une carrière de professeur loin des prestiges de Paris, c’est l’écriture qui va absorber sa vie. Il fit de la Revue des Deux Mondes sa chaire d’enseignement, d’abord comme spécialiste des questions artistiques, ensuite comme spécialiste des littératures étrangères.
Une partie, une partie seulement de cette œuvre a été rassemblée par M. de Rubercy [5] : ces mille pages, qu’i est important de lire, suffisent à peine à donner une idée de l’énorme production de Louis Gillet. Outre la Revue des Deux Mondes –deux fois par mois ! le Figaro ou le Journal des Débats lui ouvrent leurs colonnes ; mais aussi le Gaulois, l’Eclair, l’Illustration. C’est un travail infatigable et les photographies des dernières années montrent un visage aux traits accusés sur lequel les veilles, les cigarettes et le café, ont laissé leurs traces. Dispersion ? il lui fallait bien vivre, sans situation forte, sans ce confort modeste mais vital d’un salaire de professeur agrégé ; il lui fallait multiplier les articles, les conférences, les ouvrages : sur Dante, Shakespeare, Raphael ou Monet ; chroniquer les dernières expositions, les livres dernièrement parus ; écrire, écrire, et écrire encore.

Une passion de connaître
Il sut cependant préserver la sagacité et de la profondeur du critique. Il fut capable de rendre au graveur anonyme de la Nef des Fous l’inspiration du Songe du chevalier de Raphaël, rattachant l’austère humanisme rhénan qui lisait l’Ecriture à la fumée des lampes, à la lumineuse aurore qui naît à la cour d’Urbino. C’est un bel exemple de ces études profondes que donna Louis Gillet, unissant l’œil du connaisseur, le savoir étendu de l’historien et la vivacité du journaliste. Il s’aventura avec un courage qu’il ne faut pas mésestimer, à juger de la littérature, de la peinture et de la sculpture de son temps. Il y a un grand courage à commencer par la condition d’historien, puis de descendre à celle d’historien d’art, et enfin par une intrépidité un peu inconsciente de dégringoler à la situation de critique d’art : Matisse, Bonnard ou Maurice Denis étaient encore des valeurs spéculatives à la bourse de l’Art et n’avaient pas dans l’histoire de l’art l’inexpugnable situation qui est la leur aujourd’hui – et il mena le même combat pour James Joyce. Louis Gillet les chroniqua avec d’autant plus d’intrépidité que rien ne garantissait qu’il fût suivi des lecteurs de la Revue des Deux Mondes.
Si Emile Mâle incarne le savant profond, en qui s’unissent une profonde science et une longue méditation morale ; si Ruskin est le prophète aux vues fulgurantes par lequel un au-delà de l’art se laisse entrevoir, Louis Gillet est le maître d’école dans lequel Paul Claudel reconnut la passion de connaître et celle d’expliquer, celui qui nous apprend à déchiffrer et à compter juste, celui dont la dette nous est sinon la plus importante, en tout cas la plus ancienne. En le portant au fauteuil d’Albert Besnard en 1935, l’Académie française sut reconnaître un génie sérieux qui s’est malheureusement effacé de notre horizon.
Le centenaire de sa naissance a été célébré au musée Jacquemart-André en 1976. Ses livres sont réédités et commentés ; manque sa biographie, qui viendra. Comme le prédisait Péguy, dans cinquante ans, toute la littérature moderne aura péri. Et c’est Péguy, c’est Gillet, qui resteront.

Le fil d’or
La seconde édition de l’Histoire artistique date de 1938 : elle est dépouillée de notes, raccourcie, son texte remanié par une nécessité des temps sur laquelle on voudrait connaître davantage, mais elle vaut cependant par une riche préface, dans laquelle l’auteur se retourne sur son œuvre avec une lucide sévérité. Faut-il le croire lorsqu’il nous dit qu’il regrette les effets oratoires, et le ton professoral ; les longues citations et les copieuses notes de bas de page ; qu’il renie une sentimentalité qui ôte au dessin de ce livre le naturel et le goût ? Qu’il prend la démesure d’une œuvre qui voulait embrasser quatre siècles de civilisation européenne, la peinture, la théologie et les lettres ? On pourrait souscrire à ce dernier regret, tant dix volumes n’y suffiraient pas, comme il nous en fait l’aveu. Et pourtant lorsqu’on se familiarise avec l’œuvre de Louis Gillet, on se rend compte qu’en réalité le compte est bon : les dix volumes y sont, tant il écrivit toute sa vie en suivant le fil d’or de la rêverie autour de Chartres et d’Assise[6].
Il nous dit aussi que, tandis qu’il corrigeait les épreuves de ce livre, en 1911, l’Allemagne à Agadir prenait la mesure de la détermination de la France ; qu’en 1938, tandis qu’il signe cette dernière préface, il reconnaît dans la comédie de Munich un prologue tragique. Car ce livre, qui enjambe près de quarante ans d’Histoire, contient l’amertume de voir une Europe embastillée dans des frontières, s’invectivant par-dessus ses remparts, promettant au voisin le sort des criminels et à l’ami d’hier la malédiction des vaincus.
Ces siècles qui courent de la prédication de saint François aux murs d’Assise jusqu’aux aux œuvres de Rubens aux Récollets d'Anvers, ont-ils conservé pour nous leur poésie ? Prenons garde : il n’y a de poésie que des choses que l’on sent, selon le mot de Goethe. Et c’est l’immense service que rend Louis Gillet de nous faire sentir ce monde ancien afin que leur poésie n’en soit pas perdue. Si cela ne se peut, si l’on ne devait plus jamais sentir ni comprendre, alors il nous sera donné, témoins des siècles rapides qui grondent dans le tourbillon de l’Histoire, de comprendre la parole de l’Evangile et comme est légère la pesée des œuvres de l’homme : de tout cela, qu’en sera-t-il à la fin des âges ?
 

[1]  Klincksieck a réédité en 2017 cet ouvrage avec un texte établi par M.Bertrand Cosnet. Les deux premières éditions sont Histoire artistique des ordres mendiants, Laurens, 1912 et Flammarion, 1938
[2] Disponible sous Gallica.bnf.fr
[3] Henry Thode, François d’Assise et les origines de l’art de la renaissance, Henri Laurens, 1909 et Emile Gebhart, L’Italie mystique, Hachette, 1890 . Ces deux auteurs avaient, il est vrai, ouvert la voie.
[4] Emile Mâle, « Les aspects successifs de l’art chrétien » in Arts et artistes du Moyen-Age, Flammarion, 1968
[5] Essais et conférences, Klincksieck, 2017
[6] On citera, sans être exhaustif Sur les pas de saint François d’Assise, Plon, 1926 et La cathédrale vivante, Flammarion, 1936 ainsi qu’un livre charmant : Dans les montagnes sacrées, Plon, 1928
 
          

#武汉肺炎 #新型冠状病毒 双盲实验,让有意无意的骗子现形   

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科学的实验方法是得出准确数据和正确结论的前提。我们不断验证、小心翼翼,认真审视这个世界, 然后我们做出选择、不断进步……现代文明就是建立在这种缜密、严格、细致的科学体系之上。 世界上最著名的无神论者、英国皇家科学院院士、牛津大学教授道金斯认为,最能提高每个人认知能力的科学概念就是“双盲对照试验”。   2011年4月30日是欧盟规定的植物药生产企业准入资格注册的最后期限,中国的中药企业最终没有一家完成注册。这也意味着,c国的中药企业在进军欧盟市场的道路上已全军覆没。欧盟《传统植物药指令》规定从11年5月1日起全面实施,未经注册的中药将不得在欧盟市场上作为药品销售和使用。同年英国药品管理局继发布中药毒性警告。2013年11月,英国药物管理局颁布了中成药禁售令,该法令将于2014年4月底开始实施。这和国内对中医药的宣传产生了鲜明对比,一时舆论哗然,中医怎么了? 2004年,为了加强对植物药的安全使用和监管,欧盟出台了《传统植物药注册程序指令》,要求所有植物药生产企业必须在2011年4月30日前完成注册,否则不允许在欧盟境内销售和使用。实际上,欧盟规定的这一注册程序是一个简化程序,这一程序已经对来自中国或印度等国家和地区的传统植物药网开一面了,不要求像其他药物一样进行安全和功效测试,而只需要提供应用年限证明,证明药物对声称可以治疗的疾病有效。同时,该指令还向企业提供了7年过渡期。但即便是这样一个最低的要求,这样一个简化的注册程序,中国企业也没有一个能完成注册。   那么,怎么证明药物有疗效?证明药物有效性的黄金定律:随机双盲试验。 自古以来,人们都习惯从先后发生的事件里总结出某种规律:秋天到了树叶就变黄,冬天来到水就要结冰,但是学过生物的我们都知道,树叶变黄和秋天到来是没有直接的因果关系的,海南的冬天也不结冰。——这种习惯推理在大部分时间是起作用的。而人们也用它来确定药物的疗效,让患者吃下某种药物或者进行某种治疗,然后观察患者是否痊愈,如果痊愈,则认定该治疗是有效的——这是传统临床的医学阶段。 然而18世纪英国哲学家休谟改变了人们的看法。休谟认为,我们从来没有亲身体验或者亲眼证实过因果连接关系本身,我们看到的永远是两个相继发生的现象,所以一切因果关系都是值得怀疑的。举个例子,公鸡叫了,太阳升起。这两个事件同样是相继发生,但是公鸡叫并不是太阳升起的原因。休谟提出,一切因果关系都应该重新审视。 1789年,在法国的巴黎学派,以Pierre Louis为代表的医生掀起一次医学革命。他们主张治疗不能依据传统古典理论和盲从权威,而是要观察事实做出推理和决策。Louis第一次引入“对照组”的概念,发现当时广为流行的放血疗法和吐酒石其实并无疗效,发出了循证医学的先声。 单盲   人们发现,有些疾病无需治疗也能自动痊愈,例如口腔溃疡,感冒等,有些疾病即使病人在吃安慰剂后,在心里暗示下能很好痊愈。而在以上两类情况下医生所进行的药物和治疗都是多此一举的,这些所使用的药物和疗法都是无效的“假治”。疾病自愈和安慰剂效应的发现,使得人们对药物和疗法的有效性的确定更为谨慎了。 首先我们得把一定数量的病人随机分为三组。 为什么要大样本呢?因为统计学的“大数原则”告诉我们,样本越大,统计结果越能稀释掉那些特例(例如某些人免疫系统特别强或特别弱),也就越能逼近真实情况。为什么要随机呢?因为这样可以有效避免病人由于病情轻重而导致的痊愈效果阶段性差异。 第一组是对照组,不做任何治疗,用来观察病人疾病在没有治疗情况下的自愈效果。 第二组是安慰剂组,给病人吃没有治疗成分的“假药”,用来观察病人的心理作用对疾病的影响。 第三组是治疗组,给病人吃真药,观察这种药物或疗法的真实治疗效果。 当然,病人们并不知道自己属于哪一组。然后根据结果统计,只有第三组的治疗效果明显高于前两组,才能证明该药物或疗法的有效性是真实的。   双盲   后来人们又发现了一个事实:假如参加治疗的医生知道自己属于哪一组,出于自己的主观目的,能自觉或不自觉地对病人产生暗示,例如说,我知道你是安慰剂组,而我希望该疗法能被盲测认定,我就会暗示你你现在吃的是假药。又或者,我身处治疗组,我会更加认真细心,从而使三组病人并不是处于公平的位置。这些来自医生的主观偏见会对结果产生影响。 所以人们改进了盲测的方法,把医生的眼睛也“蒙起来”——所有数据加密,连医生都不知道自己身处哪一组,而统计工作由第三方来进行。这样一来,就能很好屏蔽来自医生的偏见影响,让实验更加客观公正了。 这种大样本随机双盲测试是现在医学界公认的确定药物疗效的机制,也是一把严格的利剑,无情地砍掉了那些虚假的疗法,不管这种疗法背后有多雄厚的文化支撑(顺势疗法),也不管这种疗法被实施了多少年(放血疗法),总之无效就是无效。 双盲实验的比喻 户白茵扮演王婆 买苹果,王婆打开了一箱。“又甜又脆的苹果喽!不甜不脆不要钱”,说的好听!当然了,卖苹果的说的都好听。如果你是个智力正常的消费者,不需要考虑就会挑几个看看。不错,确实没有烂的。但是只看“几个”是不够的,最好把整箱都翻看一遍才放心。只是你没有时间,或者王婆也不让干。那么,你检验的越多,“这一箱苹果都是好的”的可能性就越大。这就是“大样本”的意义。 但是,高明的消费者考虑的更多,他要货比三家,没准儿李婆的苹果更甜更脆,“比”比“不比”更可靠。这就是“对照”的意义。 比就比,李婆拿出十个苹果,可她眼花;王婆也拿出十个苹果,可她眼毒着呢。这不用比,王婆的苹果好。慢着,消费者可不是被骗大的,两个婆婆都蒙住眼,随便从箱里摸出十个来比比。最后是李婆的苹果好。嘿嘿,这个就是“随机”的意义。 经过这样的对比后,作为旁观的第三者,你要是真的以为是李婆的苹果好,你可能也上当了。因为这个消费者可能是李婆的托,也可能对李婆有好感。那么怎么办?将随机选出的二十个苹果让第三者来编号,然后打乱,再让消费者来判断,判断结果由第三者进行统计。现在不但消费者不知道,连王婆李婆自己也不知道哪个苹果是自己的。所以最后得出的结果才是真正客观可靠的。这,就是“双盲”的意义。 西药需要检验疗效,中药就不需要?同样有很多人说“我吃了一副中药,病好了”。 中医药的支持者最常用的说法就是“我曾经得了XX病,就是看了XX中医吃了XX中药后,才好的”。这和“我吃了黄体酮才保住胎”的说法是一个性质。 这些人都是把“前后关系”和“因果关系”混为一谈。由于中国人向来缺乏逻辑训练,所以即便是一些有高学历或高名望的人都难免掉进这样的逻辑陷阱,更别说普通人了。 真实情况是:许多疾病可以自愈,那苦味的药汤你可能白喝了。 以感冒为例,感冒属于“不治之症”,就是说目前没有找到能治愈的办法(有些西药可以缓解症状,但不治病);但是感冒又是典型的可以自愈的疾病,亦即过一到两周这个病就自己好了。在感冒自愈之前,如果你喝了中药板蓝根,等病好后你就会误以为是板蓝根治好了你的感冒。有的人喝了板蓝根后当时就觉得“好多了”,这其实很可能是那一碗热水的作用以及你的自我心理暗示。 大部分疾病像感冒一样可以自愈,那些不能自愈的疾病也不会导致人种灭绝。即便没有中医药,我们的祖先也不会死光光,倒是享受了最好的中医药服务的皇家子孙甚至夭折率比普通人家还高:康熙20个女儿有12个夭折、36个儿子有16个没活到15岁;乾隆皇帝的27名子女平均寿命24.2岁;据溥仪《我的前半生》根据玉牒统计,在道光皇帝时代皇室里“未成年的死亡率是……百分之四十五”。这么高的夭折率可能与滥用中医药的毒副作用有关。 当我们要中医药也来做个“双盲对照试验”时,它们往往以“自成体系”为借口逃跑了。 在中国,中医药可以在不做“大样本随机双盲对照试验”的情况下大行其道,但是中医药想要走出国门就没那么容易了。在欧美,一种药想要上市,必须提交包括理化、生物或微生物、药理、毒理、临床试验结果在内的资料。但是如文章一开始介绍的,在2004年,欧美相继对植物药放宽准入门槛,不过美国仍要求必须做“大样本随机双盲对照临床试验”;欧盟则连临床试验都不要求必须做,但要求提供可以与临床试验结果等效的历史应用资料。即便放宽门槛至此,也没有任何一种中医药能成功闯关,中药在欧美只能被当作普通食品出售,不得标榜任何疗效。 面对国际主流医学的不承认,中医药的支持者又拿出了“我们自成体系”的借口。但这是典型的诡辩。你可以说中医药的理论自成体系、中医药的手段自成体系、甚至中国人的身体自成体系,但唯独不能说中医药的疗效也自成体系,疗效只有有效和无效两种可能,你中医药要么有效,要么无效,是骡子是马拉出来遛遛,用“大样本随机双盲对照试验”检查一下就知道了。 “双盲对照试验”让有意无意的骗子现形,著名科学家认为双盲试验是人们最该了解的科学概念。 世界上最著名的无神论者、英国皇家科学院院士、牛津大学教授道金斯认为,最能提高每个人认知能力的科学概念就是“双盲对照试验”。道金斯说: 如果所有学校都教其学生如何去做“双盲对照试验”,我们的认知方法和能力将会在以下方面得到提高: 1、我们会学会不从零星轶闻中去归纳普遍化结论; 2、我们会学会怎样评估一个貌似很重要的结果其实可能只是偶然发生的可能性; 3、我们会学会排除主观偏见是件多么极端困难的事,知道有主观偏见并不意味着不忠实或不公正。这个课程还有更深的意义,他对于打消人们对权威和个人观点的崇拜能起到积极的作用; 4、我们会学会不再受骗于顺势疗法和其它假冒医生的江湖骗子,让他们失业; 5、我们会学会更广泛地使用批判性和怀疑的思维习惯,这不仅会提高我们的认知能力,说不定能拯救世界。(oztiger译) 了解这个概念,我们就能识破鲁迅所说的那些“有意无意的骗子”。 鲁迅年少的时候,他的父亲得了重病,结果是由于中医耽误了救治,导致他父亲过早地去世,这件事情深深刺激了鲁迅先生,鲁迅因为家道没落,尝尽人情冷暖,所以立志要治疗像自己的父亲一样的病人而选择了学医。 在日本学医期间,看到在日本的国人的言行,发现国人的病在精神上,要改变他们的精神而弃医从文。 “日本自明治维新(1868年)起,历时30年废止汉方医,现在日本没有独立资格的东洋医或中医,凡医师必须取得西医资格,法律规定不设中医资格考试。” 鲁迅在近百年前就说中医是有意无意的骗子。在我们了解“双盲对照试验”后,我们就能理解鲁迅为什么这样说了。“双盲对照试验”让有意无意的骗子不能再把人的心理作用当成自己的法力无边,不能再把人的自愈能力贪为自己的医术高明,不能再把本就没病的人说成是自己治好的…… 当我们深刻的理解“双盲对照试验”这个概念后,我们就不用再想着依赖那些看似“博大精深”实则“性灵玄谈”的概念,而是可以实实在在的指导自己的生活过得更好——至少让你或你的妻子在怀孕时避免在屁股上打那些疼死人的黄体酮针和灌那些苦死人的中药汤了。 所以中医是否有效?——用可靠的验证数据来说话吧。 我想,看完全篇的朋友已经知道了答案。其实,为了让中医药产业冲出大陆,实现全球市场的经济效益最大化,中医药厂商和研发机构在2004-2011年已经竭尽所能了。 目前中国有众多中医研究所,中医协会,中医院(“中西医结合”——全国没有一个独立、纯净以中医医术存在的中医院),应该承担动物实验和临床试验的责任,而不只是从传统古典哲学中去寻找灵感。 科学是一套方法论,照着做的就是科学的,不照着做的就是不科学的,中医没有照着做,那么说它不科学是非常客观的评价。并不含有贬义。 医学首先是一门技术,在做好了本职工作之后才能谈里面的文化积淀,而不是反过来。谁都没有否定中医里面可能有有用的东西,但是重点是如何把这些有用的东西从大量无用甚至有害的东西里面挑出来。 现代医学当然不完美,但是循证医学的研究方法给了它进步的可能,科学的研究方法给了它剔除自己错误的可能。 对比中医,几千年来有什么理论被证明是错误的或者是被剔除出体系么,没有进步能力的学科,有什么本事让人们相信它? 补充问题 药物都通过对照测试才认为有效吗? 不是,但是如果无法通过,我们可以认为他是无效的。事实上,在1960年代FDA(美国食药监局)的科学检验系统出现之后,美国市场上的三十万种非处方药被“砍”得七零八落,所剩无几。 药物的疗效是通过随机对照双盲实验确定的? 不是,尽管RCT认为是药物疗效评价的“金标准”,但药物的疗效并不是通过单个的RCT来认可的,还有更高的检验标准。 至今没有一例中药能通过双盲对照试验? 事实上,中医不要说双盲试验,单盲也是做不到的,甚至连起码的统计分析都没有。这里要区分“中药”与“与中医有关系的现代药物”两个概念。 “中药”是自古传承下来经方,基于中医药理论制成的药物,药性、配伍都有依照传统,目前所有中药中只有复方丹参滴丸通过了FDA 二期临床,其实也就是在125名患者身上完成了II期试验而已。但真正能够说明药物的安全性和有效性的是大样本的III期临床试验。在美国做的临床试验是用复方丹参滴丸治疗慢性稳定性心绞痛,即使几年后能通过III期临床试验,也仅仅证明该药对这种特定的疾病有一定的改善作用,不能证明它对其他疾病也有效,更不能证明中药都有效。也绝不意味着FDA认同了中医理论或中医体系。它只是承认了某种中药,至于这种中成药要治疗什么疾病,有什么样的作用和副作用,都必须用现代医学方法来检验,并用现代医学理论来阐述。 没有中医,你的祖先怎么治病啊,怎么活下来的? 在今天看着很寻常的肺炎、肺结核、脑膜炎、痢疾、疟疾、猩红热、白喉和流感等疾病在当时都是致命的,再加上难产、瘟疫,一直到解放前我国的平均寿命没有超过35岁,其他国家也好不到哪里去,当时世界来说平均寿命也不过47岁。面对这种情况,中医并没有什么办法,至于《黄帝内经》里说的“余闻上古之人,春秋皆度百岁,而动作不衰”完全就是文学创作。到了1985年,世界人口平均寿命提高到62岁,我国提高到69岁,这要归功于的是现代医学的发展,由于抗生素、公共卫生和疫苗的普及,死于细菌感染等疾病的人迅速降低,大大改变了人们普遍短命的局面。 “我亲戚吃这个药好了”,“我一个朋友去找了这个老中医”,“隔壁邻居的大伯的表姨妈的妹妹吃了一个中药,西医都看不好,她一吃就好了”? 有这个疑问的话可以先学习一下“幸存者偏差”。 历史上有过尝试废弃中医吗? 借用鲁迅的一句话“中医不过是一种有意无意的骗子”,外行就算识别出来“有意”的骗子,还是躲不过那些“无意”的骗子。 对“无意”的骗子这点,日本自明治维新(1868年)起,历时30年废止汉方医,现在日本没有独立资格的东洋医或中医,凡医师必须取得西医资格,法律规定不设中医资格考试。 20世纪初,中国一些先觉醒的知识分子意识到中医与西医的差距,谋求在中国推广现代医学教育,废除中医。 1914年,北洋政府教育总长汪大燮力主废弃中医,不将中医纳入学校体制。 1929年,南京政府中央卫生委员会会议通过余云岫等《废止旧医以扫除医事卫生之障碍案》。提案称:“旧医所用理论,皆凭空结构,阻碍科学化。旧医一日不除,民众思想一日不变,卫生行政不能进展。”另拟“请明令废止旧医学校案”呈教育部,并规定了6项消灭中医的具体办法。此提案虽因中医业者见利益受损,通电、罢工、游行,高呼“倡中医以防文化/经济侵略’… 政府妥协而未能彻底实施,但不得开设旧医学校、中医禁止用西医诊疗设备等一直执行。 解放初,卫生部实际也在执行旧医改造,副部长王斌提出,中医是封建医,应随封建社会的消灭而消灭。还开设了中医进修学校,让中医学习西医,学习解剖学。1953年这些做法受到某某某的批评,两副部长贺诚与王斌被撤职。1954年,某某某说“今后最重要的是首先要西医学习中医,而不是中医学西医。” 中医的理论基础是阴阳五行说,现代医学呢? 现代医学理论基础是生物学(生物物理学、生物化学、微生物学)、解剖学、组织学、生理学、病理解剖学、病理生理学等。 中医可以在中国五千年历史中传承下来,而不消亡必有他存在的道理。怎么可以数典忘祖呢? “存在即合理”是源自黑格尔的一句名言的错译,事实上诉诸传统(appeal to tradition)是一种典型逻辑错误。因为人们以此为传统,与它本身的正确与否无关,悠久的历史不代表正确,而可能只是被某种原因阻隔了发现自身错误的可能,地心说延续了上千年,只是因为人们意识不到地球的公转而已。中医流传千年,是因为古代医学水平不发达,科学思想没有萌芽,人们被中医理论的不可证伪性以及中医实践的假治效果给误导了,一直没能跳出错觉而已。 一道题目选C可能有90%的几率是对的,然后有个人跑过来对我说:选C又不能100%对!那选A吧!选A又不可能100%是错!做了5000年的选择题了,有人选A必然有它的道理。 于是我看了A选项,嗯,选A大概有5%的概率对吧!我想要是生活中有人让我抛弃90%去选5%,我一定骂他蛇精病! “盲”在实验中是一种基本的工具,用以在实验中排除参与者的有意识的或者下意识的个人偏爱。 “双盲实验”是 一种更加严格的实验方法,通常适用于以人为研究对象的实验(human subjects),旨在消除可能出现在实验者和参与者意识当中的主观偏差(subjective bias)和个人偏好(personal preferences)。在大多数情况下,双盲实验要求达到非常高的科学严格程度。 下面,让我们用一组精彩有趣的漫画详解“双盲”。  
          

Commentaires sur Le Coronavirus prophétisé dans la Bible : La vraie cause de l’épidémie & son vaccin (Paracha Bo) par michelandre    

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Ramener la population mondiale à 500 millions c'est le projet ignoble des mondialistes selon ce qui est écrit sur les pierres du monument des Guidestones aux États-Unis. Quelles preuves voulons-nous encore ? Il est plus que temps de rechercher la face de D.ieu dans ces moments terribles que le monde connaît.
          

20岁的差距 HD   

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  爱丽丝·朗丹(维尔日妮·埃菲拉 Virginie Efira 饰)是一个38岁的单亲妈妈,她很漂亮而且上进,但是在前夫眼里她很无趣,因此她全身心寄情于杂志社的工作爱丽丝本来有资格成为下一任主编,可是上司和同事纷纷觉得她的形象太老气和刻板,无奈的她心灰意冷。一次坐飞机途 中,她巧遇了刚满20岁的年轻帅小伙巴尔塔扎(皮埃尔·尼内 Pierre Niney 饰),两人在一起的时候被同事看见并误会她搞起了时髦的姐弟恋,因此他们对她的态度也转变了。爱丽丝觉得这个意外是她升职的关键,于是主动开始了勾引巴尔塔扎的计划,本是无心的相遇却变成了愈演愈烈的纠葛。
          

Je V.O. Ciné 18   

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Cinéphiles blésois ! Pour cette dix-huitième émission de Je V.O. Ciné, vous trouverez nos pronostics pour la cérémonie des Cesar 2020. Puis, nous discuterons du film « Deux jours, une nuit » de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne. Le générique est de Geoffrey « GeeF » Masy. Bonne écoute et rendez-vous au cinéma !
          

Présentation de l'ouvrage : "Evolution du cerveau et des capacités cognitives des hominidés fossiles"   

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Nous vous invitons à assister à la présentation du dernier ouvrage du Professeur Henry de Lumley, en collaboration avec Pierre-Marie Lledo, Directeur du Département de Neurosciences de l'Institut Pasteur.
Depuis Sahelanthropus tchadensis jusqu'à l'Homme moderne, le cerveau a connu une grande métamorphose. Toumaï, il y a 7 millions d'années, avait un endocrâne trois ou quatre fois plus petit que le nôtre, de la taille d'un chimpanzé actuel.
Son étude et nos connaissances ont beaucoup progressé grâce (...) - 08. Actualités Page Accueil
          

A l'attention des égyptologues.   

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Notre théorie vient s'ajouter à la longue liste des théories concernant la pyramide de Chéops. Elle propose une vision purement technique de son architecture interne remettant en cause la destination finale des trois chambres connues.
Vous n'y trouverez ni ésotérisme ni dérives mathématiques, religieuses ou astronomiques.
Ecoutez nous, il y a vraiment du nouveau concernant cette pyramide.
Ce site vous est dédié si vous avez l'esprit ouvert , du moins un peu plus que celui de Jean-Pierre ADAM (...) - 7- www.kheops.biz
          

Penélope Cruz y su obsesión por lo vintage (y no es la única)   

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Recibió su Oscar por Vicky Cristina Barcelona en 2009 con un Pierre Balmain. En el estreno de Loving Pablo lució una chaqueta de cuero de Versace del año 1991 y en los pasados premios Oscar 2020 se paseó por la alfombra roja con un Chanel realizado exclusivamente para ella, inspirado en un diseño de la colección primavera-verano de 1995.  Leer
          

Tribune libre - Pierre Recarte : LGV, où en sommes-nous en 2020?   

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Se fera, se fera pas ? Les optimistes pensent que le projet est enterré. Nous restons vigilants car certains signaux doivent inciter à la prudence. Jean-Louis Chauzy, président du CESER Occitanie annonce le début des travaux de la LGV Bordeaux-Toulouse en 2022, Eric Spitz, notre préfet confie à Sud-Ouest vouloir relancer le projet de prolongement de la LGV vers l’Espagne.
          

Clubiconen genieten van bekerstunt NAC: ‘Liefde borrelt weer op’   

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NAC Breda zorgde gisteravond voor een stunt van jewelste door AZ uit het bekertoernooi te knikkeren (1-3). Clubmannen Pierre van Hooijdonk, Ton Lokhoff, John Karelse en Rob Penders zullen de wedstrijd in ieder geval niet snel vergeten. ,,Echt heel bijzonder.’’
          

[TRADE] Toffoli to Vancouver Canucks   

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Toffoli to Van Image: https://God.blue/forward.php?url=https://pbs.twimg.com/profile_images/1554653523/lebrun_twitter_49669_normal.jpg (https://God.blue/forward.php?url=https://twitter.com/PierreVLeBrun) ...
          

sobre los intelectuales orgánicos del neoliberalismo argento   

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La tesis de Leandro Santoro, que sostiene que los intelectuales orgánicos del neoliberalismo argento son menos los políticos y académicos que los periodistas, se impone como nunca antes en estos días de negociaciones por la deuda con acreedores privados y el FMI. Verguenza.🤦‍♂️

Tesis muy adecuada, que según @sorrudeternalpa fue "Antonio GRAMSCI, el primero en hacer notar que la irrepresentatividad de los líderes políticos convirtió a los diarios en los verdaderos partidos de su país. Es un resultado al que llegamos en 35 años y no un asunto de origen."🔻

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En igual dirección de análisis el sociólogo Pierre Bordieu advertía: "Hoy es necesaria la intervención de investigadores informados y preparados para combatir en igualdad de condiciones a los opinadores a menudo ignorantes que, con una visión economicista de la política, desconocen fundamentos de las ciencias sociales".💥


          

Nicky Romero heeft het elftal van zijn dromen samengesteld in FIFA 20 en daagt spelers uit   

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Vandaag heeft Electronic Arts Inc. aangekondigd dat de Nederlandse DJ Nicky Romero het elftal van zijn dromen heeft samengesteld in FIFA 20 voor een Featured Squad Battle. In de populaire spelmodus Ultimate Team kunnen spelers van over de hele wereld zijn team proberen te verslaan in Nicky Romero's Featured Squad Battle. Het is de allereerste keer in de geschiedenis van de FIFA-franchise dat een Nederlandse DJ een Featured Squad Battle heeft samengesteld. Het team van Nicky Romero bestaat uit de volgende spelers:• GK: Edwin van der Sar• LB: Andrew Robertson• CB: Virgil van Dijk• CB: Ronald Koeman• RB: Kyle Walker• CM: Georginio Wijnaldum • CM: N'Golo Kanté• CM: Kevin de Bruyne• LW: Sadio Mané• ST: Mohamed Salah• LW: Leroy SanéZijn bank bestaat uit: • GK: Alisson Becker• CB: Nathan Aké• CM: Donny van de Beek • CM: Frenkie de Jong• CM: Paul Pogba• LW: Felipe Anderson• ST: Pierre-Emerick AubameyangDe wereldberoemde DJ twijfelde geen moment toen hij gevraagd werd om mee te doen aan een Featured Squad Battle. 'Als fanatiek speler van de franchise voel ik mij vereerd om mijn opwachting te maken in deze game. Het toffe aan Ultimate Team vind ik dat je het team waar je altijd van hebt gedroomd kunt samenstellen, verbeteren en finetunen.', zegt Nicky Romero. 'Ik ben ontzettend benieuwd welke spelers zijn opgewassen tegen mijn razendsnelle voorhoede. Om nog maar te zwijgen over de muur achterin.' Wat is een Squad Battle? Squad Battles is een onderdeel van FIFA Ultimate Team waarin spelers progressie kunnen boeken en uitdagingen kunnen voltooien tegen door AI-aangedreven teams. Iedere week kunnen spelers het met hun eigen team opnemen tegen deze AI in verschillende moeilijkheidsgraden. Aan het eind van de week ontvangt de speler een beloning die in verhouding staat tot zijn prestaties.Nicky Romero's Featured Squad BattleDe Featured Squad Battle van Nicky Romero is nu in-game beschikbaar. Hiermee treedt de DJ in de voetsporen van andere wereldsterren als Childish Gambino, James Harden en Virgil van Dijk.
          

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pgarrouteigt Fri, 02/14/2020 - 18:10
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With a growing team of about 35 members, a growing customer base of over 200 mid-sized to large companies worldwide, and more than 20,000 active users, Desk-Net continues to help its users take advantage of the newsroom system and plan content with control and confidence.

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The integration with Dalet Galaxy ensures a seamless flow of data from planned content to the Dalet system for further use. Assignments are created in Desk-Net, creating placeholders in Dalet Galaxy, where users can start to create story scripts and video content. Once story production is completed in Dalet Galaxy, a status update and metadata are sent back to Desk-Net.

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Commentaire vum Pierre Jans: Liquidation Totale   

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Mir kafen all um Internet a reegen eis op, dass uechter d'ganz Land vill Butteker hir Dieren zoumaachen. Eng Kontradiktioun mat ville Facteure fënnt de Pierre Jans.
          

Arsenal need to reward Bukayo Saka with new bumper deal   

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While most of the worries surrounding contract extensions at Arsenal are fixated on star striker Pierre-Emerick Aubameyang, the Gunners have similar concerns with youngster Bukayo Saka.  Like the Gabonese center forward, Saka’s current contract is set...
          

SM-silver i futsal för Dösjöbro IF   

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Vi hade Skånskt deltagande i finalen i Futsal-SM för flickor 17 i söndags. Dösjöbro IF kämpade och slet men Hammarby IF FF var numret för stort och vann finalen med 4-0.
Silvret hamnade alltså i Skåne, bra jobbat och stort grattis tjejer och till deras ledare Pierre, Thomas och Linda.

Vi hade även ytterligare ett skånskt lag med i slutspelet i F17 och det var Södra Sandby IF. Trots bra intsatser räckte det tyvärr inte till slutspel.


          

Nouvelles April: Libre à vous ! Radio Cause Commune - Transcription de l'émission du 11 février 2020   

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Bannière de l'émission

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 11 février 2019 sur radio Cause Commune
Intervenant·e·s : Pablo Rauzy - Léna Dumont - Valentin Chaput - Xavier Berne - Frédéric Couchet - Patrick Creusot à la régie
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 11 février 2020
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou enregistrer le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière radio Libre à vous - Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l'accord de Olivier Grieco.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

logo cause commune

Voix off : Libre à vous !, l’émission pour comprendre et agir avec l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre.

Frédéric Couchet : Bonjour à toutes. Bonjour à tous.
Les plateformes participatives libres et en particulier Decidim et Agorasso, ce sera le sujet principal de l’émission du jour. Avec, également au programme, la plateforme de pétitions mise en place récemment par le Sénat et aussi, en début d’émission, la licence informatique de Paris 8 qui ne sera pas ouverte l’an prochain. Nous allons parler de tout ça dans l’émission du jour.

Vous êtes sur la radio Cause Commune 93.1 en Île-de-France et sur le site causecommune.fm partout dans le monde.

Soyez les bienvenus pour cette nouvelle édition de Libre à vous !, l’émission pour comprendre et agir avec l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Je suis Frédéric Couchet, le délégué général de l’April.
Le site web de l’association c’est april.org, vous y trouvez d’ores et déjà une page avec les références qui seront normalement citées dans le cadre de l’émission et évidemment nous mettrons à jour cette page après l’émission en fonction des discussions.

Nous sommes mardi 11 février 2020, nous sommes en direct, mais vous écoutez peut-être une rediffusion ou un podcast.

Si vous souhaitez réagir pendant l’émission, n’hésitez pas à nous rejoindre sur le salon web de l’émission ; vous allez sur le site de la radio, causecommune.fm, vous cliquez sur le bouton « chat » et vous nous rejoignez sur le salon #libreavous.
Nous vous souhaitons une excellente écoute.

Je vais détailler le programme du jour.
Nous allons commencer dans quelques secondes par une interview de Pablo Rauzy, maître de conférences à l’université Paris 8, qui va nous parler de la récente motion annonçant que la licence d’informatique L1, première année de licence, ne sera pas ouverte l’an prochain.
D’ici dix/quinze minutes nous aborderons notre sujet principal qui portera sur les plateformes participatives libres, donc Decidim, Agorasso et aussi l’association Code for France avec deux invités Valentin Chaput et Léna Dumont.
En fin d’émission nous aurons la chronique de Xavier Berne, journaliste à Next INpact, qui nous parlera là encore d’une plateforme, la plateforme de pétitions mise en place par le Sénat.
À la réalisation de l’émission aujourd’hui Patrick Creusot. Bonjour Patrick.

Patrick Creusot : Bonjour. Bon après-midi et bonne émission.

Frédéric Couchet : Merci Patrick. Place au premier sujet.

[Virgule musicale]

Interview de Pablo Rauzy, maître de conférences à l'université Paris 8 au sujet de la récente motion annonçant que la L1 d'informatique (première année de licence) ne sera pas ouverte l'année prochaine

Frédéric Couchet : Nous allons commencer par le premier sujet de l’émission qui n’était pas prévu initialement dans le programme préparé il y a quelques semaines, mais j’ai vu une annonce de Pablo Rauzy notre invité, bonjour Pablo.

Pablo Rauzy : Bonjour.

Frédéric Couchet : Pablo, tu es maître de conférences à l’université Paris 8 à Saint-Denis, 93. Je ne vais pas détailler parce qu’on fera une émission consacrée rien qu’à ce sujet dans quelque temps, mais Paris 8 et l’April ont un lien très fort parce que les fondateurs de l’April dont je fais partie ont fait leurs études d’informatique à Paris 8 il y a bien longtemps, dans les années 90, et on a créé l’association à la sortie de cette fac d’informatique. J’ai vu récemment que le Conseil des enseignants et enseignantes avait décidé de ne pas ouvrir la licence d’informatique L1 l’an prochain. Quelles sont les raisons ?

Pablo Rauzy : En fait, la situation est compliquée depuis assez longtemps. Nos tutelles, la présidence de Paris 8 et le rectorat de Créteil, sont tout à fait au courant de la situation : on manque de bras côté enseignants ; on a un effectif d'étudiants qui est trop lourd pour ce qu’on est capables d’assumer en termes de moyens humains et tout simplement de salles informatiques.

Frédéric Couchet : C’est combien d’étudiants en licence ?

Pablo Rauzy : En L1 on a environ 140 inscrits et inscrites pour une capacité d’accueil théorique, ce qu’on est capables d’accueillir physiquement, de 90 personnes.

Frédéric Couchet : D’accord. 140 pour une capacité de 90. 150 % de personnes inscrites.

Pablo Rauzy : On est remplis à peu près à 150 %.
Du coup la situation concrète se traduit comment ? Ça fait plusieurs années qu’il manque 10 heures de cours par cours de première et deuxième année ; que les TP ne sont plus dédoublés, donc des TP plus dédoublés ça veut dire qu’on se retrouve avec 40 étudiants en TP, qu’on doit aller voir individuellement, mais quand on en a 40 et qu’on n’a que deux heures, en gros on ne peut consacrer qu'une minute et demie/deux minutes par étudiant, ce n’est absolument assez ; qu’on n’ouvre plus les options qu’on veut en troisième année ; et puis maintenant en L2, donc la deuxième année, depuis l’an dernier on a deux cours obligatoires qui ne sont plus assurés, qu’on n’a plus les moyens d’assurer. Tout ça c’est malgré une équipe pédagogique hyper-investie qui fait énormément d’heures complémentaires. Quand on parle d’heures complémentaires à l’université, c’est un peu compliqué à comprendre quand on n’est pas dans ce microcosme.

Frédéric Couchet : Explique-nous.

Pablo Rauzy : En fait, les heures complémentaires c’est ce qu’on appelle des heures de service équivalent TD. Une heure correspond, est considérée comme quatre heures de travail. Ces heures de vacation à l’université sont payées moins que le SMIC horaire brut. Par exemple moi, l’an dernier, avec la situation que je vous ai décrite, ce n’est pas pour compenser ça, c’est malgré cette situation, j’ai fait 186 heures complémentaires, ça correspond à peu près à cinq mois de travail supplémentaire.

Frédéric Couchet : Grosse charge de travail supplémentaire.

Pablo Rauzy : Oui et je ne suis pas le seul dans cette situation. Mes collègues ont fait en moyenne une centaine d’heures complémentaires et, malgré ça, on est dans la situation que je vous ai décrite, donc ce n’est absolument plus tenable.

Frédéric Couchet : Cette situation dure depuis combien de temps ? C’est récent ou ancien ?

Pablo Rauzy : Que ça n'aille pas super bien ce n’est pas récent, mais ça empire largement depuis quelques années avec le gel des postes, en gros depuis les réformes, depuis la loi responsabilité [loi relative aux libertés et responsabilités des universités].

Frédéric Couchet : Est-ce que tu peux expliquer ce qu’est un gel de poste ?

Pablo Rauzy : Un gel de poste c’est le vocabulaire, disons de l’administration, pour expliquer qu’un départ à la retraite, par exemple, ne sera pas remplacé. Le support de poste existe, il a un numéro, mais il n’est plus pourvu.

Frédéric Couchet : Il n’y a personne pour l’occuper.

Pablo Rauzy : Voilà, c’est ça. C’est ce qu’on appelle un poste gelé au sens où, théoriquement, il pourrait être dégelé, pour l’instant ça ne s’est pas trop vu. Typiquement, avec les départs à la retraite ou d’autres types de départ, par exemple des collègues qui sont recrutés ailleurs, une promotion ou quelque chose comme ça, eh bien en fait, comme ces personnes-là ne sont pas remplacées, on se retrouve avec des enseignants de moins en moins nombreux avec toujours le même nombre d’étudiants et, du coup, on n’y arrive plus.

Frédéric Couchet : Je suppose que cette décision prise a dû être une décision difficile. Dans quelles conditions a-t-elle été prise ? Est-ce que c’est à l’unanimité ? Est-ce qu’il y a eu beaucoup de discussions ? Et qu’est-ce que vous espérez concrètement avec cette décision qui est une décision très forte ?

Pablo Rauzy : Oui, c’est extrêmement difficile à prendre comme décision, on ne saborde pas son outil de travail, ce pourquoi on donne énormément de sa vie, ce pourquoi on se lève le matin et ce dans quoi on s’investit à ce point-là ; on n’a pas envie de faire ça en fait. Cette décision a été prise par le collectif des enseignants et enseignantes de la licence informatique, à l’unanimité des présents ce jour-là qui représentaient une large majorité absolue des personnes qui sont membres de ce collectif, qui sont, en fait, tous les enseignants et enseignantes du Département informatique y compris les chargés de cours externes, les étudiants et étudiantes tuteurs et tutrices, avec une pondération des voix en fonction, en gros, du nombre de cours qu’on donne dans la licence.

Frédéric Couchet : D’accord. En préparant l’émission, tu m’as parlé d’un sigle que je ne connaissais pas LPPR, loi de programmation pluriannuelle de la recherche. En quelques mots qu’est-ce que c’est et est-ce que ça va aggraver la situation ou est-ce que ça va corriger la situation ?

Pablo Rauzy : Ça ne va certainement pas la corriger. La loi de programmation pluriannuelle de la recherche, il y a eu un petit peu des fuites, mais elle n’est pas encore publique. En revanche, il y a trois rapports qui ont été faits par trois groupes de travail qui donnent, en gros, le contenu, le corps et les orientations que va prendre cette loi. Le principe c’est d’aller toujours dans la continuité logique des lois qui sont appliquées depuis 15 ans dans l’enseignement supérieur et la recherche : aller toujours vers plus de privatisation et de managérialisation, si on peut dire, de la recherche, donc perdre de l’indépendance, perdre des crédits récurrents de financement qui nous permettent une indépendance et une recherche fondamentale de fond et essayer de toujours devoir aller chercher de l’argent auprès de l’industrie qui, en fait, n’est pas de l’argent industriel, qui est de l’argent public qui est donné à l’industrie pour qu’elle dirige la recherche au travers de dispositifs comme le crédit impôt recherche ou des choses comme ça.

Frédéric Couchet : D’accord. Je rappelle que vous pouvez intervenir sur le salon web où il y a pitrouille qui dit : « Waouh ! Il faut être sur quelle planète ces dernières semaines pour ne pas avoir entendu parler de la LPPR ? » Je suppose quand même que je ne suis pas tout à fait le seul à ne pas avoir entendu parler de ce sigle-là même si je vois bien de quoi il est question. En tout cas, si vous avez des questions pour Pablo ou des réactions, n’hésitez pas.
Est-ce que vous êtes soutenus par la direction de l’université Paris 8 ? Comment la direction de l’université Paris 8 accueille cette décision ?

Pablo Rauzy : C’est un petit peu compliqué et je ne pense pas que ce soit opportun de trop en parler maintenant publiquement. Je suis désolé.

Frédéric Couchet : D’accord. OK. Et au niveau du ministère, est-ce que vous avez eu des échos ?

Pablo Rauzy : Au niveau du ministère non, pas encore. En revanche, il se trouve que par un hasard de calendrier, le lendemain du jour où on a réussi à réunir le collectif des enseignants et enseignantes de licence informatique, il y avait le CNESER qui est le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, mais il y a un autre « E » quelque part, en gros c’est une instance du ministère qui n’a qu’un pouvoir consultatif puisqu’il y a des élus, mais qui, pour nous soutenir, a produit une motion de soutien à notre action et qui a décidé de ne pas valider toutes les demandes de renouvellement de maquettes des diplômes de Paris 8 pour la rentrée 2020.

Frédéric Couchet : D’accord. Est-ce que cette décision est définitive ? Est-ce que vous pouvez revenir sur cette décision ? Et, si elle est définitive, quid de la suite en fait, les années suivantes ?

Pablo Rauzy : La décision est définitive au sens où si on commence à dire que « oui, en fait on a dit ça mais c’était histoire de… », en fait ça ne servait à rien de le dire.

Frédéric Couchet : Tout à fait.

Pablo Rauzy : Donc oui, notre décision est ferme et définitive. En revanche, l’idée ce n’est absolument pas de fermer la licence, c’est de la sauver. L’idée c’est de dire qu’on a besoin d’un temps de respiration, le temps d’adapter la situation, le temps de mettre au clair, enfin, les choses avec le rectorat pour qu’il accepte de constater qu’on a une capacité d’accueil moindre et d’adapter le nombre d’étudiants et d’étudiantes qu’il nous envoie par la plateforme Parcoursup. L’idée ce serait de fermer la L1 l’an prochain, potentiellement la L2 l’année d’après puis la L3, mais c’est tout et ensuite d’avoir réglé les choses et faire en sorte que les choses se passent mieux, peut-être qu’on ait recruté à nouveau quelques enseignants ou enseignantes.

Frédéric Couchet : Qu’on dégèle les postes donc.

Pablo Rauzy : Voilà, des dégels de postes, ça serait quand même la moindre des choses vu la situation. Il faut quand même savoir que c’est une licence qui est extrêmement demandée. Sur Parcoursup, l’an dernier, on avait 2400 demandes pour les 90 places.

Frédéric Couchet : 2400 pour 90 places !

Pablo Rauzy : Oui ! Et on a un taux d’acceptation : du coup, pour descendre dans la file d’attente de Parcoursup, on est descendu jusqu’à un peu plus de 400. C’est en Île-de-France la licence d’informatique, ou peut-être la deuxième, je dis ça juste pour être sûr de ne pas dire de bêtise, mais je crois que c’est la licence d’informatique la plus en tension et le rectorat est bien au courant de ça. Il le sait !

Frédéric Couchet : D’accord. Avant de te laisser la parole peut-être pour une dernière intervention, pitrouille, sur le salon web, nous précise que le CNESER, c’est Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche. Je le remercie pour cette précision.

Pablo Rauzy : Merci, c’était un « et » le « E » qui manquait.

Frédéric Couchet : Est-ce que tu souhaites ajouter quelque chose ? Comment on peut vous aider ou se tenir informé des suites de cette mobilisation ?

Pablo Rauzy : on va essayer de communiquer un petit peu comme on peut, mais essentiellement, pour l’instant, il y a le blog academia qui est sur academia.hypotheses.org, je crois que « hypotheses » est au pluriel, qui suit cette histoire d’assez près. C’est, en fait, un blog qui, de manière générale, suit l’actualité de l’enseignement supérieur et de la recherche assez bien.

Frédéric Couchet : D’accord. Sur le site il y a le texte de la motion.

Pablo Rauzy : Notamment.

Frédéric Couchet : Les références sont sur le site de l’April, april.org. Effectivement c’est « hypotheses » avec un « s ». Étienne Gonnu, sur le salon web, nous le précise.

Pablo Rauzy : Merci Étienne.

Frédéric Couchet : Merci Étienne. Comme je disais on fera une émission spéciale, enfin un sujet long sur l’enseignement de l’informatique, la place du logiciel libre à l’université Paris 8. Étant ancien étudiant de Paris 8, j’ai passé plusieurs années vraiment merveilleuses, avec une équipe enseignante – j’en parlais juste avant hors antenne –, on passait des nuits. Il faut savoir qu’à l’époque ce qu’on appelle le bocal, c’est-à-dire le centre informatique, était ouvert jour et nuit et il y avait souvent des enseignants qui étaient avec nous. Ça nous permettait de progresser et d’échanger en dehors des cours. Vraiment une super licence ; on en parlera dans un sujet long avec Pablo et sans doute une enseignante qui est aujourd’hui à Paris 8 et qui a fait ses études en même temps que moi. Ça me fera très plaisir de la revoir, sans doute au premier semestre 2020.
Est-ce que tu souhaites ajouter quelque chose ?

Pablo Rauzy : Non, pas spécialement.

Frédéric Couchet : OK. C’était Pablo Rauzy maître de conférences à l’université Paris 8. Merci Pablo et je te souhaite tout de même une bonne journée.

Pablo Rauzy : Merci.

Frédéric Couchet : On va faire une pause musicale.

[Virgule musicale]

Frédéric Couchet : Nous allons écouter Fan Service par Anozira. On se retrouve juste après. Belle journée à l’écoute de Cause commune, la voix des possibles.

Voix off : Cause Commune 93.1.

Pause musicale : Fan Service par Anozira.

Frédéric Couchet : Nous venons d’écouter Fan Service par Anozira, disponible sous licence libre Creative Commons Partage dans les mêmes conditions. Vous retrouverez les références sur le site de l’April, april.org.

Vous écoutez toujours l’émission Libre à vous ! sur radio Cause Commune 93.1 en Île-de-France et partout dans le monde sur le site causecommune.fm. Nous allons maintenant passer au sujet suivant.

[Virgule musicale]

Les plates‑formes participatives libres : Decidim notamment et Agorasso que Code for France « met gratuitement à disposition des associations pour ouvrir leur gouvernance et coconstruire leur action » (Agorasso étant basée sur Decidim). Les personnes invitées : Valentin Chaput et Léna Dumont d'Open Source Politics

Frédéric Couchet : Nous allons poursuivre avec notre sujet principal qui va porter sur les plateformes participatives libres. Nous allons parler notamment de Decidim et Agorasso – évidemment on va expliquer tout ça – également l’association Code for France, l’entreprise Open Source Politics, avec nos deux invités que je vais commencer par présenter. Tout d’abord Léna Dumont, chargée de communication d’Open Source Politics. Bonjour Léna.

Léna Dumont : Bonjour.

Frédéric Couchet : Valentin Chaput, cofondateur de Code for France et d’Open Source Politics. Bonjour Valentin.

Valentin Chaput : Bonjour.

Frédéric Couchet : Nous allons parler de plateformes participatives et on va commencer par l’une, historique quelque part et qui prend beaucoup d’ampleur, qui s’appelle Decidim qui veut dire, je crois, « nous décidons ».

Valentin Chaput : En catalan.

Frédéric Couchet : En catalan. Première question déjà : c’est quoi une plateforme participative libre ? En une phrase. Une ou deux phrases.

Valentin Chaput : C’est une plateforme qui permet de mener des démarches de démocratie participative, de gouvernance ouverte, et qui est basée sur un logiciel libre, contrairement à d’autres.

Frédéric Couchet : Contrairement à d’autres dont on a parlé dans le cadre d’une émission, je ne me souviens plus quelle date, mais on retrouvera ça, notamment avec Caroline Corbal.
Decidim est né en Espagne, à Barcelone, dans un contexte un peu particulier et tout à fait intéressant. Qui veut nous raconter un petit peu cette histoire de Decidim ? Visiblement c’est Léna Dumont. Léna.

Léna Dumont : Oui. En fait Decidim est né à Barcelone. C’est un investissement public pour un logiciel libre. L’objectif de ce logiciel c’était de mettre en place un plan d’action municipal coconstruit ou coécrit avec les citoyens de Barcelone. C’est un logiciel qui, aujourd’hui, peut être utilisé à d’autres échelles. Il a été utilisé pour une ville, mais il peut être utilisé pour des associations, dans le cadre d’une organisation interne ou d’une gouvernance interne. Il peut être utilisé à une petite échelle, donc une ville, et à une grande échelle : en ce moment, à l’échelle nationale, il est utilisé par le Sénat pour mettre en place une plateforme qui est en ligne aujourd’hui, la plateforme de pétitions du Sénat où les citoyens peuvent déposer leurs pétitions ou signer les pétitions des autres.

Frédéric Couchet : Je vais préciser, avant que tu continues, qu’en fin d’émission nous aurons une chronique de Xavier Berne qui portera sur ce sujet-là, pas sur la partie technique mais plutôt sur la partie, je vais dire, politique. Je te laisse poursuivre.

Léna Dumont : Ça peut être utilisé à une échelle nationale. On a aussi un exemple avec la Convention citoyenne pour le climat où les citoyens pouvaient déposer leurs propositions eux-mêmes pour aider les 150 autres citoyens tirés au sort de la Convention citoyenne pour le climat.
C’est un logiciel libre qui, du coup, a été utilisé par les villes voisines de Barcelone au tout départ et qui s’est développé un petit peu pour créer une communauté. On sait qu’un logiciel libre a besoin d’une communauté pour fonctionner, donc il y a eu des contributeurs de ce logiciel libre autour de Barcelone, la communauté s’appelle Metadecicim, et chaque contributeur vient discuter. Il y a une progression du logiciel. En fait chacun apporte un peu sa pierre à l’édifice et développe surtout des nouvelles fonctionnalités qui peuvent être utilisées par d’autres utilisateurs de Decidim.

Frédéric Couchet : Est-ce que je peux me permettre de te poser deux questions ? La première : tu as dit que c’était dans le cadre d’un plan pour Barcelone, pour la municipalité, si je me souviens bien c’était avant des élections ? Plus ou moins ? Ou pendant des élections ?

Valentin Chaput : En fait, en 2015, la coalition Barcelona en comú remporte les élections.

Frédéric Couchet : Donc c’est après leur victoire.

Valentin Chaput : Après, en 2016, ils mettent en place une plateforme, Decidim, pour coconstruire le programme d’action municipal.

Frédéric Couchet : D’accord. Ma mémoire me trahissait. Donc ça a été mis tout de suite en logiciel libre. Il y a aussi un second point qui me paraît très intéressant et sur lequel je voudrais que tu reviennes tout à l’heure, c’est la partie charte, c’est-à-dire un certain nombre d’engagements qui participent au fait que, finalement, il y a de la réciprocité, que d’autres villes effectivement autour de Barcelone utilisent cet outil. Ce sera un point important.
Tu commençais à parler des fonctionnalités. Pour être un peu plus concret, si aujourd’hui une structure veut utiliser Decidim, quelles fonctionnalités majeures cette plateforme propose ?

Léna Dumont : Les fonctionnalité ça dépend, en fait, complètement du projet de participation que les associations, villes ou même pays veulent développer. Peut-être que Valentin peut les décrire mieux que moi.

Frédéric Couchet : Valentin Chaput.

Valentin Chaput : Je peux compléter. Effectivement, Decidim est un peu une sorte de Lego de la participation et on peut créer des démarches qui sont très différentes, qui sont basées sur des briques, des fonctionnalités. Donc on a des appels à idées, des propositions sur lesquelles on va pouvoir mettre des commentaires, des votes, éventuellement des jetons de soutien, des amendements participatifs, etc., donc c’est un module qui est très riche. On a des questionnaires qui permettent de faire des petites enquêtes. On a des modules de vote sur des budgets participatifs, c’est une des grandes fonctionnalités de Decidim. On a des modules de rencontre qui permettent d’annoncer un agenda d’évènements, donc de rendre participatives, aussi, des réunions physiques. Ensuite, il y a des fonctionnalités un peu plus originales de tirage au sort, on pourra y revenir, donc de pétitions, dépôts et signatures de pétitions, et puis, tout simplement, d’actualisation d’une démarche avec des petits blogs, avec des pages d’actualité, etc.
Donc mises bout à bout et agencées différemment selon des calendriers qui peuvent varier d’une institution à l’autre, avec des espaces ouverts ou fermés, etc., on a finalement une pluralité des démarches qui est rendu possible par Decidim.

Frédéric Couchet : Ça couvre un large usage possible pour les organisations diverses et variées.

Valentin Chaput : Exactement.

Frédéric Couchet : Léna, je te laisse poursuivre sur les villes proches de Barcelone qui ont contribué à l’amélioration de cet outil-là.

Léna Dumont : De fil en aiguille, ça a créé une communauté qui s’appelle aujourd’hui Metadecidim et cette communauté échange sur le logiciel. Elle fonctionne autour d’un contrat social autour du logiciel et, en fait, toutes les décisions sont prises démocratiquement via cette communauté Metadecicim. C’est devenu aujourd’hui une communauté internationale grâce à des contributeurs dont nous faisons partie, Open Source Politics : on a développé des plateformes de participation, de démocratie participative en France, à plusieurs échelles. On a aussi aujourd’hui Mexico, la ville de Mexico qui l’utilise, le gouvernement italien, Helsinki. Cette plateforme est aussi utilisée au Québec, le gouvernement belge éventuellement l’utilise aussi, et voilà ! Aujourd’hui on fait partie des plus grands contributeurs de cette communauté en développant des logiciels en France et ailleurs.

Frédéric Couchet : On va revenir sur cette partie contribution et aussi le modèle économique parce que c’est intéressant et ce sera l’occasion d’expliquer quel rôle joue Open Source Politics, d’ailleurs j’aurai peut-être une question sur le nom que vous avez choisi pour cette structure. On va revenir sur la charte. On va rappeler, premier point, que c’est un logiciel libre, donc c’est une licence particulière qui s’appelle l’Affero General Public License, mais, ce qu’il y a en plus et ce qui paraît intéressant dans cette démarche-là, c’est la charte. Qu’est-ce qu’il y a exactement dans cette charte ? Quels sont les points les plus importants dans cette charte et quel apport ça a par rapport au simple fait que ce soit un logiciel libre ? Qui veut répondre ? Valentin Chaput.

Valentin Chaput : Effectivement, Decidim parle d’un contrat social qui est une charte qui vient en plus, finalement, des licences du logiciel libre qui sont des licences sur la partie technique, sur la réutilisation du logiciel et sa contribution. Mais, au-delà des aspects techniques, il y a aussi un usage qui est encadré pour se revendiquer de la communauté Decidim. Cet usage doit garantir la traçabilité des données et des contributions. C’est-à-dire qu’on ne fait pas n’importe quoi avec l’expression des citoyens sur la plateforme, on doit d’abord garantir l’intégrité, c’est-à-dire qu’on a des outils sur la plateforme qui sont directement dans le code, qui permettent de vérifier que quand un citoyen s’exprime sa contribution n’est pas réécrite, transformée ou complètement censurée, effacée, il y a des traces de tous ces éléments. L’idée de Decidim c’est d’avoir une traçabilité de bout en bout, c’est-à-dire qu’on part d’une idée exprimée par des citoyens et on peut aller jusqu’à la réalisation concrète d’une politique publique et montrer tout le cheminement administratif, technique, financier, qui conduit de l’idée à la réalisation.
À côté de cela il y a une transparence des données. Par défaut il y a une API qui couvre, maintenant, Decidim.

Frédéric Couchet : API, Interface de programmation.

Valentin Chaput : Exactement, qui permet, du coup, de réutiliser des données de Decidim et de les afficher ailleurs, notamment. On a des données qui, par défaut, sont accessibles et téléchargeables sur la plateforme en open data, données ouvertes. On a des enjeux de protection de l’utilisateur, c’est-à-dire que par exemple son e-mail, qui est utilisé pour la création du compte, n’est pas exposé aux administrateurs qui pourraient en faire n’importe quoi derrière, notamment le réutiliser pour envoyer des communications qui ne sont pas liées à la plateforme. C’est-à-dire que, finalement, c’est un environnement complet.

Frédéric Couchet : Sécurisé, finalement, pour la personne qui contribue via Decidim.

Valentin Chaput : Sécurisé, exactement. Voilà. D’une certaine manière c’est la garantie pour le citoyen qui va utiliser la plateforme et contribuer que, d’une part, il y a une traçabilité sur ce qu’il dit, que ça ne peut pas être effacé, trafiqué, etc., et, d’autre part, que ses données ne vont pas être réutilisées à des fins qui ne sont pas celles qu’on peut espérer, attendre dans un cadre démocratique.
Ces règles-là du contrat social s’imposent finalement aux utilisateurs et notamment aux administrateurs qui mettent en place des démarches avec Decidim. Après, il y a tout un débat juridique sur la portée de ce contrat social.

Frédéric Couchet : Pour bien comprendre : si quelqu’un, une structure met en place Decidim, elle est contrainte par le fait que ce soit un logiciel libre, mais elle est aussi contrainte par cette charte. C’est-à-dire qu’elle ne peut pas mettre en place cette plateforme sans respecter cette charte-là ?

Valentin Chaput : En tout cas, elle ne peut pas faire partie de la communauté Decidim et être reconnue comme telle.

Frédéric Couchet : Il y a une sorte de tampon, de transparence de cette communauté Decidim.

Valentin Chaput : Oui. Exactement, qui rajoute, du coup, une couche juridique et politique aux licences techniques.

Frédéric Couchet : Et l’autre côté intéressant dont a aussi parlé Léna, c’est quelque part un partenariat public commun, parce qu’en fait il y a des municipalités, il y a des structures associatives et il y a aussi des entreprises. Justement, quel rôle joue une entreprise comme Open Source Politics dans cet écosystème Decidim ? Quelle est votre pierre à l’édifice ou comment vous utilisez Decidim ? Léna Dumont.

Léna Dumont : En fait, on accompagne des projets participatifs, quels qu’ils soient, tant qu’il y a vraiment un projet de faire participer une communauté.
Nous, on a une expérience dans le logiciel Decidim parce qu’on le connaît. Depuis 2016 on le regarde de France et maintenant on a quand même une expérience à différentes échelles, que ce soit pour une ville, pour une région, pour un département, etc., et on accompagne ces villes. Souvent, ces villes ou ces organisations viennent nous chercher en disant « on veut installer une plateforme Decidim, on sait que vous avez une expérience, est-ce que vous pouvez nous aider à l’installer ? » Nous on apporte notre expérience technique dans le logiciel parce qu’on a des développeurs dans notre équipe, mais aussi sur le volet conseil, en fait, parce que tout dépend du passif de l’organisation qui vient vers nous. Si la communauté qu’ils veulent faire participer n’a jamais participé à quoi que ce soit et surtout pas en ligne, alors on va commencer par, par exemple, une grande question qu’on posera à la communauté et les citoyens viendront y répondre, etc. S’il y a déjà une expérience de participation, même une expérience on line, on peut essayer de pousser un peu le processus participatif avec d’autres fonctionnalités que permet Decidim. En fait, Decidim c’est un logiciel qui permet de faire quelque chose de très simple comme quelque chose de très complexe.

Frédéric Couchet : Et il faut de l’accompagnement.

Léna Dumont : Il faut de l’accompagnement.

Frédéric Couchet : Donc vous, votre modèle finalement, parce que vous êtes une entreprise Open Source Politics ?

Léna Dumont : Oui.

Frédéric Couchet : C’est donc de faire payer, ce qui est normal, cet accompagnement, que ce soit l’accompagnement dont tu parles, humain, mais aussi l’accompagnement technique, peut-être au niveau programmation, installation aussi. Valentin Chaput.

Valentin Chaput : C’est ça aussi. C’est-à-dire que l’avantage des logiciels libres c’est que le client, qu’il soit public ou privé, peut déjà choisir le cadre dans lequel est déployé Decidim. C’est-à-dire que soit il fait appel à notre paquet avec hébergement, maintenance, support, soit il peut choisir de l’héberger sur son serveur ou nous demander de venir l’installer sur son serveur et, dans les deux cas, on peut intervenir et apporter notre brique technique. Et puis, à côté de cela, de notre expérience depuis maintenant quelques années, c’est qu’en réalité la participation ne s’improvise pas, il y a un certain nombre de pratiques, de règles.

Frédéric Couchet : Je crois qu’il y a des gouvernements qui pensent que ça s’improvise !

[Rires]

Valentin Chaput : Peut-être, mais nous on sait que ça marche moins bien dans ce cas-là. Dans ce cadre-là, ça transforme, finalement, le rôle des animateurs qu’ils soient des élus, des agents publics, des animateurs de communauté dans une entreprise, une association, un réseau : l’apport d’un outil va forcément transformer un petit peu leur manière de fonctionner. Et puis, surtout, il faut arriver à construire une démarche qui a du sens de bout en bout, qui apporte un vrai pouvoir aux citoyens et les bons supports hors de la vie numérique aussi. On sait que les bonnes démarches arrivent à combiner ce versant en ligne et une participation qui est rendue possible aussi hors ligne par d’autres biais.

Frédéric Couchet : oui, parce qu’on sait très bien que certains outils informatiques peuvent réduire la participation, on parle de la fracture, mais c’est important.

Valentin Chaput : Exactement. Donc ce volet d’accompagnement, de conseil, eh bien c’est notre autre activité : on a la technique et l’accompagnement. Dans certains cas, effectivement on est amenés nous-mêmes à développer des nouvelles fonctionnalités sur Decidim donc à les reverser ensuite à la communauté.

Frédéric Couchet : D’accord. Est-ce que vous vous reconnaissez derrière le terme qui est à la mode depuis quelques années de civic tech ? Ou pas du tout ?

Valentin Chaput : De moins en moins. On a participé à son essor en France, c’est un terme qui vient évidemment des États-Unis où il y a eu des déclinaisons de plein de choses en tech. L’idée de la civic tech c’était d’avoir des outils qui renforcent l’engagement des citoyens, y compris la participation démocratique entre les élections, parce qu’il n’y a pas que les élections, et le corollaire c’était aussi de renforcer la transparence des institutions, des organisations qui mettent ces démarches en place. Dans les faits, aujourd’hui, c’est un terme qui a été aussi beaucoup détourné dans une stratégie startup de vendre des projets, une croissance.

Frédéric Couchet : Startup nation !

Valentin Chaput : Voilà. Exactement. Finalement la dimension civique a un petit peu disparu et, en fait, ce sont beaucoup des entreprises qui deviennent des prestataires des gouvernements, on parle de GovTech plutôt que de civic tech.

Frédéric Couchet : GovTech, g, o, v, quoi, comme gouvernement.

Valentin Chaput : On est au service de nos clients qui sont des gouvernements plutôt que des citoyens. Aujourd’hui le terme, sans doute, ne convient pas complètement ou en tout cas, si on l’utilise, nous on rajoute quand même une dimension qui a été beaucoup développée à Barcelone, qu’ils appellent la techno-politique, c’est-à-dire que le numérique apporte énormément de choses, mais il faut en faire un usage critique et stratégique. C’est-à-dire que c’est pas du tout solutionniste, là où le discours ambiant sur la civic tech c’est : on met un nouvel outil, ça va transformer la démocratie, ça va être génial. Et, à nouveau, ça ne s’improvise pas, c’est beaucoup plus complexe. Derrière il y a aussi des jeux de pouvoir et des modèles économiques différents qui peuvent avoir une incidence sur la finalité. C’est pour ça qu’on se reconnaît beaucoup dans ce que fait Decidim à travers le logiciel libre, le contrat social et finalement aussi, l’inspiration, l’ambition de Barcelone depuis le démarrage de ce projet.

Frédéric Couchet : D’accord. Je jette un œil sur le salon web, n’hésitez pas à venir participer à la discussion sur causecommune.fm, bouton « chat ». Il y a pitrouille qui nous signale l’article de, j’ai un trou de mémoire, scinfolex, bon ! Calimaq, exactement ! « Le Contrat Social de Decidim : vers des logiciels libres "à mission" ? ».

Valentin Chaput : Lionel Maurel.

Frédéric Couchet : Lionel Maurel, merci, trou de mémoire, c’est horrible. Étienne, lui, nous dit : « On se rappellera de l’excellent billet de Regards citoyens : « "Civic Tech ou Civic Business ? Le numérique ne pourra pas aider la démocratie sans en adopter les fondements" ». Évidemment, nous rajouterons ces deux références sur le site de l’April dans la page consacrée à l’émission.
Open Source Politics, aujourd’hui c’est combien de personnes ?

Valentin Chaput : Aujourd’hui nous sommes 16. C’est une entreprise qui a bien grossi.

Frédéric Couchet : C’est une entreprise qui a bien grossi et une preuve qu’on peut faire du logiciel libre, on peut contribuer à un bien commun et avoir une entreprise fleurissante dans ce domaine-là.

Valentin Chaput : Tout à fait. En fait, ce qu’on observe c’est que depuis quelques années, de toute façon, il y a une demande forte qui vient des institutions, de plus en plus des organisations parce que, en réalité, ces outils permettent quand même de prendre des décisions de manière élargie, en s’affranchissant un petit peu des contraintes d’espace et de temps auxquelles on est forcément confronté quand on essaye d’avoir une démocratie un peu plus participative, un peu plus dynamique, voire un peu plus directe, donc ces outils apportent quelque chose. Simplement, avec la généralisation de ces expériences, on parle beaucoup de ce terme-là, c’est-à-dire qu’on n’est pas du tout naïfs, pas du tout solutionnistes sur les apports de ces civic techs et on pense, au contraire, que ce qu’il faut essayer de faire c’est démultiplier les cas d’usage, les expériences, et ça va faire monter ce qu’on appelle souvent dans ce milieu-là la culture de la participation, aussi bien chez les décideurs, les acteurs publics et les citoyens eux-mêmes qu’il faut parfois aussi un peu accompagner pour qu’ils se prennent au jeu. Du coup, le développement de cette expérience généralisée implique que des acteurs émergent pour avoir ce rôle d’accompagnement technique ou conseil. L’intérêt du logiciel libre, et on le voit avec Decidim, c’est qu’il y a une communauté qui, maintenant, se crée à travers l’Europe, de différents prestataires qui peuvent accompagner les institutions et travailler à l’amélioration du commun. D’ailleurs on espère qu’en France on ne sera pas les seul à se saisir de ces outils.

Frédéric Couchet : À proposer de l'accompagnement.

Valentin Chaput : Exactement.

Frédéric Couchet : C’est très bien parce que tu fais la transition avec le sujet suivant qui va être justement, en fait, le projet que vous portez ou la plateforme que vous portez actuellement. On va quand même préciser que le site web de Decidim, si vous voulez des informations, c’est decidim.org sur lequel il y a beaucoup de liens ; on mettra évidemment les références sur le site de l’April et sur le site de la radio. Vous avez mis à disposition, et c’est d’ailleurs, initialement, Caroline Corbal. Je vais préciser que Caroline Corbal était intervenue dans l’émission du 26 mars 2019 justement sur les civic techs, on avait parlé de l’importance du logiciel libre, de la transparence et on avait beaucoup parlé d’une plateforme privatrice à l’époque mais que je ne citerai parce qu’on en a suffisamment parlé, voire trop parlé. N’hésitez pas à écouter ce podcast. Caroline m’a récemment contacté en me disant « écoute, Fred, Code for France vient d’ouvrir Agorasso, une plateforme mise à disposition des associations pour, justement, découvrir et tester Decicim ». Pourquoi avez-vous ouvert cette plateforme et dans quelles conditions avez-vous ouvert cette plateforme ? Léna, Valentin, qui veut répondre ? Léna Dumont.

Léna Dumont : Comme tu l’as dit, en fait on accompagne le projet de Code for France avec le soutien de la mairie de Paris pour que les associations de Paris puissent découvrir le logiciel Decidim et l’utiliser dans le cadre soit de leur projet interne ou de gouvernance interne, soit l’utiliser avec des personnes externes pour prendre des décisions, etc. C’est vraiment une mise à disposition gratuite de Decidim aux associations pour qu’elles l’expérimentent et qu’elles découvrent aussi toutes les fonctionnalités de ce logiciel, et il y en a beaucoup, et qu’elles fassent, en fait, à leur sauce la participation telle qu’elles le désirent.

Frédéric Couchet : Quand tu dis « avec l’aide de la mairie de Paris », c’est que la mairie de Paris a fait une subvention ou vous accompagne dans le projet ?

Léna Dumont : Voilà. Le soutien financier de la mairie de Paris, pour les associations parisiennes.

Frédéric Couchet : D’accord. Donc la plateforme est réservée uniquement aux associations parisiennes ou c’est ouvert à toute association ?

Valentin Chaput : En réalité c’est ouvert à toute association. C’était ciblé à la base principalement sur les associations parisiennes, mais la mairie de Paris n’avait vu aucun inconvénient, évidemment, à ce que ça serve à toute association. L’idée, effectivement, c’est que pour des associations ça peut être plus compliqué d’avoir un accompagnement, qu’il soit technique ou conseil, donc, à travers l’activité de Code for France, il y a cette mise à disposition d’une plateforme, d’un espace sur cette plateforme pour expérimenter avant de voir s’il faut aller plus loin ou tout simplement pour répondre à des besoins ponctuels d’une association.

Frédéric Couchet : D’accord. On va faire une pause musicale et après on va rentrer un peu plus dans le détail sur justement Agorasso et aussi Code for France qu’on a cités mais qu’on n’a pas encore présentés.
Le choix musical pour la pause musicale a été fait par mes invités et je les en remercie. On va écouter Conjungation par Uncle Milk. On se retrouve juste après. Belle journée à l’écoute de Cause Commune.

Voix off : Cause Commune 93.1.

Pause musicale : Conjungation par Uncle Milk.

Frédéric Couchet : Nous venons d’écouter Conjungation par Uncle Milk, disponible sous licence Creative Commons Attribution. Vous retrouverez les références sur le site de l’April.

Vous écoutez toujours l’émission Libre à vous ! sur radio Cause Commune 93.1 FM en Île-de-France et partout dans le monde sur causecommune.fm.
Avec nos invités nous parlons des plateformes participatives libres, nous allons donc continuer. Nous sommes toujours avec Léna Dumont et Valentin Chaput.
Juste avant la pause musicale on parlait de Agorasso, qui est une plateforme mise à disposition par Code for France dont nous allons parler tout à l’heure, basée sur Decidim, qui s’adresse en priorité aux associations parisiennes mais qui est, en fait, ouverte un peu plus largement.

Est-ce que toute association, quelle que soit sa taille, sa structure, ses besoins, peut utiliser et tester Agorasso et quel est, quelque part, le coût d’entrée ? Valentin Chaput ou Léna ? Léna Dumont.

Léna Dumont : Non, il n’y a pas de coût d’entrée, c’est justement un peu ça qui est mis en avant et surtout, toutes les associations qui le désirent peuvent en bénéficier. C’est une plateforme Decidim qui est totalement mise à leur disposition, gratuitement, et c’est vraiment un plus pour chaque association voulant tester la participation en ligne sachant que, parfois, une association a du mal à s’organiser du simple fait que tous les adhérents ou tous les contributeurs de l’association ne sont pas disponibles au même moment ou n’habitent pas au même endroit. C’est une façon de s’organiser. Decidim permet de mieux s’organiser, de mieux connecter les personnes sur un même espace.

Frédéric Couchet : Je vais citer le site parce je ne l’ai pas cité, c’est agorasso.codefor.fr, on mettra évidemment les références sur le site de l’April et sur le site de la radio. Donc il y a un accompagnement qui est fait. Comme tout à l’heure, dans la première partie, Valentin Chaput a expliqué l’importance de l’accompagnement dans les outils de participation, à la fois pour la prise en main de la partie technique mais aussi pour l’accompagnement des gens qui ne sont pas forcément des habitués de ces outils-là. Explique-nous, Valentin, déjà ce qu’est Code for France, première question.

Valentin Chaput : Code for France est un réseau de personnes, je pense qu’aujourd’hui il y a 150/200 personnes qui sont, en tout cas, inscrites sur l’espace de discussion, qui, en fait, remonte déjà à quelques années, qui a connu plusieurs itérations, je vais y revenir dans un instant, dont la finalité, le slogan c’est un peu de mettre la technologie au service de l’intérêt général. Derrière ça, ce qu’on entend, c’est justement retrouver un petit peu la sève initiale de la civic tech, c’est-à-dire mener des programmes de mise à disposition de logiciels, de plaidoyer pour la transparence électorale, politique, démocratique, et accueillir, finalement, des projets qui réfléchissent à ces enjeux de débat démocratique ou aussi de transparence. Par exemple, on a un très beau projet en ce moment qui vise à rendre lisible, accessible, consultable, la base de toutes les données des entreprises, donc les données financières des entreprises. Il y a des données qui sont ouvertes, mais il faut aussi des interfaces pour les rendre accessibles.

Frédéric Couchet : Donc Code for France est un collectif ?

Valentin Chaput : Code for France est un collectif qui réunit, finalement, énormément d’acteurs autour de projets qui sont acceptés et un petit peu incubés, accompagnés. L’objectif étant de mettre à disposition notamment quelques outils techniques qui sont mutualisés ; il y a un chat, il y a un site, il y a, à travers Agorasso, une plateforme Decidim qui est librement utilisable, etc. L’idée c’est qu’on se réunit à peu près deux fois par mois. C’est un peu une porte ouverte aux personnes qui ont envie de rejoindre un projet, de s’engager, avec ou sans compétences informatiques d’ailleurs. Et puis, par moments, des actions de plaidoyer, des évènements qui sont organisés, un peu plus gros, on essaie de participer. Par exemple, au mois de mai prochain il y a la Nuit du Code Citoyen qui est un évènement qui a trois/quatre ans maintenant, dont on est partenaire depuis la création. On essaye d’apporter des projets sur des hackathons, d’en mentorer d’autres, tout simplement.

Frédéric Couchet : Hackathon. Précise-nous ce qu’est un hackathon !

Valentin Chaput : Un hackathon c’est un marathon de hackers. C’est d’ailleurs l’activité première de ce réseau Code for France, c’est-à-dire qu’il y a quelques années il existait sous un autre nom, il s’appelait Open Democracy Now! qui réunissait à intervalles réguliers une cinquantaine, une centaine de personnes qui venaient, sur un week-end, participer à un projet informatique de transparence, d’engagement des citoyens, etc. À l’époque on a accompagné des projets comme La Primaire, comme Ma Voix, qui ont vraiment été des expériences politiques, propres, et puis à travers des partenariats par exemple avec Open Law que vous avez peut-être interrogée dans cette émission.

Frédéric Couchet : Pas encore.

Valentin Chaput : Qui milite pour une ouverture du droit, travailler sur des questions de chartes, de principes, on s’approche de ce qu’a fait Decidim en Espagne, on essaye aussi de l’adapter. L’idée de ce collectif c’est, sur un temps bénévole, d’essayer d’aider ce type de démarche, d’être le plus inclusif possible, de mener un plaidoyer, des recherches et d’organiser des évènements pour permettre à chacun d’accéder à ces technologies et surtout, là aussi, de mettre un peu d’humain derrière, d’accompagnement.
On a un certain nombre de projets qui ont été accompagnés, labellisés par Code for France. L’an dernier, vous parliez du grand débat tout à l’heure, on avait la Grande Annotation, par exemple, qui était l’idée de pouvoir étiqueter les contributions des citoyens sur la plateforme du grand débat pour ne pas s’en remettre à des logiciels d’intelligence artificielle relativement opaques pour lesquels on n’avait pas de visibilité sur le code, permettre à plus d’un millier de citoyens de venir labelliser ces contributions et finalement faire un premier travail de synthèse collectif.
Il y a, comme ça, différents projets qui sont accompagnés, qui peuvent être ponctuels ou qui peuvent être sur un temps plus long, auxquels on apporte un peu de temps, un peu de bonne volonté, un peu d’énergie et, tout simplement, un moment convivial pour régulièrement travailler dessus, nourrir, etc. De cette base de hackathon, en fait, on a gardé un peu cette logique de récurrence et de mise en commun des compétences, toujours bénévoles, mais au service, du coup, de gens qui souhaitent mener un projet ou tester des solutions.

Frédéric Couchet : D’accord. Avant de revenir à Agorasso, tu parles de rencontres régulières, ce sont des rencontres à Paris ?

Valentin Chaput : Ce sont des rencontres à Paris.

Frédéric Couchet : Je parle des rencontres physiques. À quel endroit ?

Valentin Chaput : Les rencontres physiques se font beaucoup à Paris, elles ont lieu pour la plupart au Liberté Living Lab qui est un bâtiment qui se trouve dans le 2e arrondissement, c’est assez central, c’est assez pratique pour les Parisiens ou les Franciliens en général. C’est un bâtiment qui accueille un certain nombre d’initiatives d’institutions publiques mais aussi de jeunes entreprises qui essayent de contribuer, par la technologie, à résoudre des défis politiques, sociaux, de santé, environnementaux. Donc on a accès à ce bâtiment pour se réunir régulièrement.
C’est toujours un enjeu. Depuis le départ, évidemment, on aimerait bien pouvoir aller hors de Paris. Pour des raisons de ressources, de moyens, y compris de ressources humaines, on n’a pas forcément la possibilité de le faire. Il est généralement possible de rejoindre nos évènements via de la visio, mais c’est aussi pour ça qu’on est partenaire, on essaye d’être partenaire d’autres démarches.

Frédéric Couchet : Dans d’autres villes.

Valentin Chaput : Exactement. Les Rencontres Citoyenneté Numérique à Poitiers chaque année, la Nuit du Code Citoyen dont je parlais qui a été lancée par Les Bricodeurs à Lyon, un collectif à Lyon qui s’organise aujourd’hui dans une dizaine de villes francophones. Il y a, comme ça, un certain nombre de démarches dont on est partenaire pour essayer de faire en sorte, tout simplement, qu’il y ait ailleurs qu’à Paris, évidemment, la même énergie et la même capacité à contribuer.

Frédéric Couchet : D’accord, je suppose qu’on peut aussi vous contacter par courrier électronique ou chat.

Valentin Chaput : Tout à fait. Il y a un chat qu’on peut rejoindre depuis le site codefor.fr. On peut rejoindre le chat et là il y a, par projet, un fil de discussion et l’annonce des différents évènements.

Frédéric Couchet : D’accord. Présentation très claire de Code for France. Code for France propose Agorasso. On va revenir à Agorasso.
Supposons que je sois une association, j’ai vu qu’il y a une quinzaine d’associations qui sont référencées sur le site dont une dont le nom m’a fait très plaisir en tant qu’ancien joueur de handball, c’est Roucoulettes Handball, je trouve que le nom est absolument génial et la description de l’association est très intéressante. Comment, concrètement, une nouvelle association peut se créer un espace ? Est-ce qu’elle doit le faire toute seule, c’est-à-dire est-ce qu’elle se crée un compte et elle se débrouille ? Ou est-ce que d’abord il y a une prise de contact, un échange, pour expliquer un petit peu le fonctionnement de la plateforme ? Léna Dumont, comment ça se passe concrètement ?

Léna Dumont : Sur la page d’accueil de Agorasso, c’est assez clair : vous contactez un membre de Code for France qui va vous accompagner complètement dans votre démarche de participation. Il va vous aider à mettre en place tout ce qu’il faut pour faire la participation de votre association. Donc vous envoyez un message et on vous accompagne dans l’administration, en fait, de la plateforme Decidim : comment installer et quoi installer, parce que tout dépend aussi des besoins de l’association. Donc vous envoyez un e-mail. Le but c’est que vous ne soyez pas du tout perdu.
Avant d’envoyer votre mail si vous avez, juste, par curiosité, envie de savoir, il y a aussi des notices qui sont disponibles directement sur la plateforme Agorasso. On vous explique un petit peu comment se déroule l’installation et l’inscription sur la plateforme Agorasso de votre association. Par exemple, il y a aujourd’hui des associations qui se sont juste inscrites ; le nom de l’association apparaît sur la plateforme, mais elles n’ont pas encore démarré le processus de participation. Il y en a d’autres qui ont entamé ce processus, par exemple Open Law ; eux font des formations, c’est une association qui fait des formations et ils ont mis en place, je crois, leur présentation ; le but c’est d’être collaboratifs, que les gens viennent dire ce qu’ils veulent ajouter, finalement ajouter leur contribution aux présentations de Open Law.

Frédéric Couchet : Des formations autour du droit ?

Léna Dumont : Oui, c’est ça. En fait, plusieurs associations se sont mises. Là on est au nombre de 15, ça va sûrement augmenter et je pense qu’on va voir apparaître toutes sortes de formes de participation. Comme je vous l’ai dit, ça peut être l’organisation interne d’une association, par exemple élire le président de l’association, faire de l’écriture collaborative pour rédiger le règlement de l’association ; ça peut être simplement planifier une réunion pour l’organisation interne de l’association, mais ça peut aussi englober des personnes externes et faire participer des personnes externes à l’association ou des adhérents ou des bénéficiaires ou simplement des Français, ça peut être un peu tout le monde et là on peut parler de rencontres, d’évènements, de discussions, de votes, de tirage au sort, etc.
Donc quand vous êtes une association et que vous voulez instaurer, installer un processus participatif, le mieux c’est de le faire par étapes ; la plateforme le permet. Je donne un exemple pour que ce soit plus compréhensible : vous voulez faire un budget participatif, ça c’est l’étape un, les gens votent pour ce qu’ils veulent voir se mettre en place, puis vous installez la fonctionnalité de suivi des projets et là les gens peuvent venir voir ce qui a été fait par rapport à ce qu’ils avaient voté. Là, par exemple, on peut installer l’apparence des pourcentages où on voit ce qui a été fait, à combien de pour cent, où est-ce qu’on en est dans le projet, etc. Ça c’est la fonctionnalité de suivi des projets.
Voilà. On peut, avec toutes les briques de Decidim, faire un projet participatif qui a un début et une fin.

Frédéric Couchet : Et on peut commencer petit et progresser. Valentin Chaput, pour compléter.

Valentin Chaput : Il y a peut-être un élément pour des personnes qui n’auraient pas déjà vu une plateforme Decidim, on peut préciser pour que ça soit un petit plus clair qu’en fait Decidim est un générateur de démarches de participation. On va avoir plusieurs espaces qui vont correspondre soit à un budget participatif, soit à un vote, soit à une démarche d’écriture collaborative d’un texte, etc. L’idée c’est qu’avec Agorasso on partage cette plateforme, donc ses différents espaces, avec d’autres associations. C’est aussi la réciprocité. On n’a pas une plateforme complètement marque blanche, autonome de l’association, mais on va avoir un espace, cet espace peut être soit privé et dans ce cas-là il n’y a que des utilisateurs autorisés qui le voient et peuvent y accéder, soit c’est un espace public, c’est ce qu’on voit actuellement sur la plateforme, ce sont des espaces avec, à chaque fois, une page d’informations et puis l’administration, soit un module de propositions, d’une enquête, les deux, un agenda, enfin tout ce qu’on veut. Donc, à travers Agorasso, on a accès à un de ces espaces.
Ce que disait tout à fait justement Léna, la raison pour laquelle il faut d’abord contacter Code for France, c’est qu’on va donner accès à un de ces espaces à l’admin

          

Vanessa Payet-Pignolet, candidate de Croire et Oser à St-Denis: "Le Dionysien est parfois oublié sur son propre territoire"   

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Tête de liste du Parti Croire et Oser (PCO) à Saint-Denis pour les municipales de mars prochain, Vanessa Payet-Pignolet, qui a fait forte impression lors des deux débats télévisés consacrés au chef-lieu, est pleine d'optimisme à un mois jour pour jour du premier tour. Originaire du quartier de la Bretagne, elle espère bien tirer son épingle du jeu lors de ce scrutin et compte sur l'émergence de son parti, qui n'a cessé d'engranger de bons résultats électoraux lors des dernières échéances électorales dans la capitale. La candidate du PCO appelle à une gestion "sérieuse, cohérente et réaliste" des affaires dionysiennes. "Certains veulent faire de Saint-Denis un petit Singapour ou un petit Paris: nous on veut faire de Saint-Denis un grand Saint-Denis, avec les spécificités de Saint-Denis, avec les quartiers de Saint-Denis, avec la jeunesse de Saint-Denis", clame la jeune trentenaire, pas tendre face aux "projets pharaoniques" de certains de ses adversaires.
Vanessa Payet-Pignolet, candidate de Croire et Oser à St-Denis:
Un petit mot de présentation ?

Je suis Vanessa Payet-Pignolet, j’ai 32 ans, mariée et maman de deux enfants. J’ai un master en audit et en finances et lors de l’obtention de mon diplôme j’ai intégré des cabinets d’expertise-comptable où j’ai occupé des postes à responsabilité de cadre d’audit et de stagiaire expert-comptable. J’ai travaillé pendant 7 ans en cabinet et j’ai eu ensuite l’opportunité de devenir responsable financière au sein d’une collectivité. J’ai répondu à cette offre d’emploi par voie administrative et après deux entretiens d’embauche, j’ai obtenu ce poste que j’ai occupé pendant un an et demi à la Région Réunion. Pour avoir une posture cohérente, j’ai pris la décision de quitter mon poste fin octobre 2019 parce que je crois qu’aujourd’hui, la population n’est pas encore prête à envisager qu’on puisse travailler au sein d’une collectivité publique tout en gardant son intégrité et ses principes.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette campagne municipales à St-Denis, où trois responsables politiques d’envergure ont décidé de briguer le fauteuil de maire ?

Je suis Dionysienne, je suis née à la Bretagne, j’ai fait mes études et je travaille à Saint-Denis. Quand on s’inscrit dans son schéma de vie, on se demande si par rapport à tout ce que l’on peut constater au quotidien, est-ce qu’on a envie de prendre les choses en main et essayer d’apporter sa pierre à l’édifice. Moi, je vois qu’en face de nous il y a des hommes et des femmes politiques qui sont là depuis longtemps et qui n’ont malheureusement pas réussi à mener des projets à terme et/ou en cohérence avec la réalité des Dionysiens. Je pense qu’a un moment donné il faut faire les choses plus sérieusement: la population a aujourd’hui besoin d’élus qui prônent l’exemplarité, l’intégrité et le sérieux. Je pense incarner ces qualités et je pense également avoir les compétences pour le faire. On m’attaque beaucoup sur ma jeunesse mais je pense disposer des compétences techniques pour pouvoir gérer un budget communal parce que c’est mon métier de base. Je crois aussi avoir la capacité morale de m’entourer de gens et de techniciens qui se trouvent au bon endroit avec les bonnes compétences pour arrêter de gérer la commune de façon amateur mais de façon sérieuse et réaliste. Nous, on fera ce choix de mettre les bonnes personnes aux bons endroits, on ne choisira pas les gens par rapport à leur profil politique.

Quel regard portez-vous sur le bilan de la majorité sortante ?

Je ne suis pas dans une campagne d’attaque. Ce que je veux, c’est donner la possibilité aux Dionysiens des éléments objectifs. Pour pouvoir donner ces éléments, on a cherché des documents qui sont existants, concrets et apolitiques, comme le rapport de la Chambre régionale des comptes. Il y a malheureusement aujourd’hui une opacité sur la gestion communale: on ne sait pas réellement ce qui est fait, on ne sait pas comment, on ne sait pas pour qui. Si je dois faire un bilan synthétique de ce l’équipe sortante a pu réaliser, la première des choses c’est que c’est une gestion clientéliste. C’est un constat et non pas une polémique. La Chambre a mis le doigt dessus. Aujourd’hui à la mairie de Saint-Denis, il faut montrer sa carte du Parti socialiste pour avoir un poste. Je suis pour la méritocratie parce que j’ai un parcours de vie personnelle où j’ai travaillé très dur pour avoir mes diplômes car je ne suis pas issue d’une famille très riche, mais quand on voit que la majorité actuelle place des personnes ne disposant pas des bonnes compétences aux postes stratégiques, c’est grave, parce que cela a des répercussions directes sur la gestion des grands projets. C’est aussi pour ça qu’on voit aujourd’hui que les grands projets qui devaient être menés comme la Nouvelle Entrée Ouest ou le Pôle/Quadrilatère Océan sont des projets qui n’ont pas abouti. Ça aussi la Chambre le dit, parce qu’il y a eu de mauvaises prévisions budgétaires. À chaque fois qu’un grand projet doit être mené, on engage des frais pour les études et on parle de millions d’euros. On ne peut pas casser les grands projets qui ont déjà débuté, nous c’est quelque chose que nous ne voulons pas faire. On fera un audit de ces grands projets: s’il y a la possibilité d’optimiser les dépenses on le fera. Par contre on ne va pas casser pour tout refaire, c’est du gaspillage d’argent public.
On peut également reprocher à l’équipe actuelle de ne pas savoir travailler avec ses partenaires, mais elle n’est pas la seule dans ce cas, cela concerne pas mal de collectivités. Il n’y a pas de cohérence aussi bien dans la vision du territoire que dans les différents projets. Quand on regarde le centre-ville, il se meurt. Clairement, les commerçants ne vont pas bien, c’est très difficile de garder un commerce en centre-ville de Saint-Denis. La commune dit qu’elle veut garder son centre-ville dynamique et attractif mais elle n’arrive pas à sortir un Espace Océan qui serait un moteur d’attractivité. Dans le même temps elle libère du foncier pour sortir des centre-commerciaux de terre.
Il y a aussi un aspect qui est très important, c’est la gestion des SEM (NDLR: société d’économie mixte) dionysiennes. On entend que la Sodiac a sorti des milliers de logements mais que sait-on de la stratégie de commercialisation de ces logements ? Il suffit de regarder ce qu’il y a dans l’Espace Leclerc dans la rue Maréchal-Leclerc, c’est scandaleux ! On a des locaux qui sont vides, et donc de l’argent gaspillé pour construire des locaux qui ne sont pas mis à disposition de gens qui en auraient besoin. C’est complètement opaque. Aujourd’hui, la mairie continue d’investir en augmentant le capital de la Sodiac alors que ça fait des années que les comptes de cette dernière ne sont plus présentés en conseil municipal. Quand ils nous parlent (la mairie, ndlr) de sérieux et de compétences, on peut s’interroger nous sur leur capacité à le faire.

De nombreux candidats à la mairie de Saint-Denis pointent un manque de cohérence de l’équipe sortante. Seriez-vous disposée à travailler avec eux ?

Il y a deux choses: la posture politicienne de ces gens là et ce qu’ils incarnent, mais aussi les projets. Sur les projets, il y a eu des choses bien de faites ou lancées et nous allons poursuivre ces projets pour ne pas gaspiller l'argent public. Après sur la posture même, on sait qu’au sein de toutes ces collectivités comme les mairies, les intercommunalités, le Département ou la Région, il y a du clientélisme, ce que nous combattons. On ne peut pas dire que l’on soit en accord avec ces personnalités politiques là parce que sinon on serait clairement avec elles.

Depuis la création de Croire et Oser et les bons scores glanés à chaque scrutin, ces mêmes personnes ont-elles tenté par le passé de vous approcher ?

Frédéric Maillot (membre fondateur de Croire et Oser et colistier de Vanessa Payet-Pignolet) : Au début de Croire et Oser les gens nous voyaient kom bann’ kassèr lé kui. On était jeunes et l’ambition paraissait grande pour un jeune de 24 ans avec une liste composée à 95% de gens qui avaient moins de 30 ans. Certains voyaient dans notre démarche une manière de chercher un poste ou un mandat. Au soir du 1er tour en 2014, nous n’avions pas souhaité négocier la confiance des gens, c’est l’ADN de Croire et Oser. Pour nous, l’expression "consigne de vote" c’est quelque chose qui nous est étranger. C’est le professeur qui adresse une consigne aux élèves et nous ne sommes ni le maître ni l’élève. Quelque chose de vital pour nous à Croire et Oser c’est l’émancipation: nous souhaitons voir les gens voter en leur âme et conscience. Six ans après, on continue de s’inscrire dans cette voie. Une élue du PS à l’époque avait déclaré "ces jeunes là, un élection mi donn pas zot". Depuis, nous avons fait les municipales, les cantonales, les législatives…avec à chaque fois des scores de plus en plus encourageants. Pas parce que nous sommes bons ou parce que nous  parlons bien, mais parce que nous sommes en cohérence avec ce que nous prônons. Moi je travaille dans le social et quand ils parlent de social, ils parlent pour un certain nombre de personnes. Ce ke nou koz nou viv'.

Vanessa Payet-Pignolet: On ne veut pas faire un projet en faisant rêver les gens. Là il y avait le Pôle Océan, on pourrait dire aux gens qu’on ne fera pas le Pôle Océan mais un port ou autre chose à la place…Ce n’est pas ce que nous voulons. Nous souhaitons un projet qui soit sérieux, concret, réalisable mais surtout en corrélation avec les réalités de chaque Dionysien. Il n’y a pas de cassure entre ce que l’on propose comme projet et la réalité de ceux qui pratiquent ce projet là. Certains veulent faire de Saint-Denis un petit Singapour ou un petit Paris: nous on veut faire de Saint-Denis un grand Saint-Denis, avec les spécificités de Saint-Denis, avec les quartiers de Saint-Denis, avec la jeunesse de Saint-Denis. On ne veut pas que Saint-Denis ressemble à une ville extérieure, on veut que Saint-Denis soit au contraire moteur. Avant de faire rêver les gens avec des projets pharaoniques, commençons déjà par répondre à leurs réalités concrètes, il y a à améliorer le quotidien du Dionysien immédiatement.

Quel est selon-vous le gros point noir à Saint-Denis ?

Il y a beaucoup de points noirs mais je dirais que la première réalité des gens quand ils se réveillent le matin c’est de prendre leur véhicule pour aller travailler. Le coma circulatoire est quelque chose de dramatique à Saint-Denis et il va falloir trouver de réelles solutions. Concernant l’activité économique, il y a de grands centres d’activités et on ne pourra pas changer les centralités mais il faut repenser l’accès à ces centralités là parce que c’est vrai que malheureusement, le Dionysien est parfois oublié sur son propre territoire. Souvent il habite et travaille sur son territoire et il passe plus de temps à se déplacer que quelqu’un qui viendrait d’une autre ville. Un autre problème à Saint-Denis mais aussi à l’échelle de La Réunion et voire même au national, c’est la déconnexion entre la population et les élus. Cela s’est manifesté lors des mouvements populaires de 2018. Les gens ont besoin d’élus qui soient proches d’eux, qui aient une posture exemplaire et ce n’est clairement pas le cas aujourd’hui.

Justement quels sont les grands axes de votre programme ?

Nous avons cinq grands axes avec pour fil conducteur la volonté de faire les choses en cohérence, de façon sérieuse et réaliste. Tout le détail est à retrouver sur notre site internet. Le premier axe, c’est le bon sens et la exemplarité. Comme je le disais précédemment, il y a une sorte de cassure entre les élus et la population, qui a l’impression que l’on se moque d’elle clairement. On prône un modèle que l’on va s’imposer nous-même si demain on est à la mairie, avec aucun élu avec un casier judiciaire ou pris pour clientélisme. Nous serons intransigeants sur ces points.
L’éducation est également un axe très fort pour nous à Croire et Oser. L’éducation permet de former une nouvelle génération et en lui donnant un esprit critique lui permettant d’être en capacité de rejeter le modèle dans lequel on s’inscrit trop longtemps. Il faut repenser un nouveau modèle de société et cela passe par l’éducation. Au delà de l’acquisition des savoirs fondamentaux, il faut donner envie à cette jeunesse de découvrir autre chose. Il y aussi un point qui est très important pour moi c’est qu’on peut pas vendre Saint-Denis comme un petit Singapour quand on est incapable de s’occuper de nos enfants dans nos écoles. Aujourd’hui, c’est un scandale qu’il n’y ait pas de préau dans les écoles ou encore de brasseurs d’air dans les salles de classe ou dans les dortoirs. L’équipe sortante, ça fait 12 ans qu’elle est là et elle n’a pas été capable de répondre à des besoins qui sont pour moi fondamentaux. De plus, il y a une vraie problématique de jeunes qui n’ont pas de formation.
Sur l’environnement, c’est un vrai challenge. Il faut mieux gérer les déchets et penser écologie sur à peu près tous les domaines, en mettant en avant l’économie circulaire.
Concernant le développement économique, il y a un postulat qui est extrêmement important, c’est que le maire n’a pas vocation à donner de l’emploi. Le maire est un facilitateur. Tous ceux qui font une campagne en disant "on va donner de l’emploi", c’est de la démagogie et du clientélisme. L’objectif pour le maire, c’est de créer toutes les conditions pour qu’il y ait de l’activité sur son territoire et de la création d’emploi. On veut redynamiser le centre-ville et ce qui se passe avec le Pôle Océan avec des commerçants qui tirent la langue est scandaleux. Il faut travailler avec les commerçants et les meilleures idées viendront d’eux forcément. Nous voulons faire du centre-ville un lieu de ballade aide rencontre familiale et pas seulement un endroit où on va juste faire ses courses. Sur la facilitation de la création d’emploi, il faut créer des espaces de co-working portés par des structures privées. Pourquoi la mairie ne libèrerait-elle pas du foncier pour pouvoir accompagner des créateurs sur leur volonté de créer des structures ?
S’agissant des déplacements, on ne va pas casser les projets. Il faut être sérieux et arrêter de gaspiller de l’argent public. Un exemple, un projet de téléphérique a déjà été lancé et un autre en réflexion. Peut-être que sur celui ci on va freiner un peu et rejuger de l’opportunité à moins qu’il y ait de l’argent déjà investi. Si des projets sont dans les tuyaux mais qui n’ont pas encore abouti sur des études qui coûtent des millions, ceux là, on va freiner un peu et finir ce qui a démarré et ensuite regarder comment on peut optimiser et mettre tout ça en cohérence.

Ces élections municipales sont également communautaires, avec en ligne de mire la présidence de la Cinor. Quel regard portez-vous sur la bataille autour de la communauté d'agglomération ?

Frédéric Maillot: Croire et Oser est le seul parti aujourd’hui qui a présenté des candidats dans toutes les villes membres de la Cinor. Cela n’a jamais été fait depuis 25 ans parce que forcément il y a des arrangements derrière la cuisine. Nous proposons un projet de grande métropole comme l’a déclaré notre secrétaire général Alexandre Laï-Kane-Cheong. On ne peut pas développer St-Denis sans penser comment développer Ste-Marie et Ste-Suzanne. Si domoun lé haut i blok de lo pur ici en ba nou va bwar de lo kanal. L’énergie de ces trois territoires doit créer une synergie pour un Nord-Est plus fort. Aujourd’hui St-Denis est une capitale égocentrique et cherche à devenir un petit Paris: tout est sur Paris, tout le monde vient sur Paris et au final on ne vit plus à Paris, on s’étouffe. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire à La Réunion et à fortiori à St-Denis.

Vanessa Payet-Pignolet: Cette concentration est même préjudiciable pour le Dionysien. En concentrant toutes les activités économiques sur St-Denis, on oblige les gens à venir dans le chef-lieu, l’étouffant encore plus. Si on répartissait de façon plus équilibrée sur les trois territoires les zones d’activités économiques, les logements ou autre, on aurait un mieux-vivre. Par ailleurs nous avons les taxes foncières parmi les plus élevées, équivalentes à certains arrondissements parisiens. À St-Denis, le prix du foncier augmente, les gens vont avoir de plus en plus de mal à se loger ou à payer des loyers. Aujourd’hui on est sur du T2/T3 en centre-ville avec 1 000 euros de loyer mensuel en moyenne. On ne veut pas devenir comme Paris.

Nous allons aborder la dernière ligne droite de ces municipales. Quel est votre sentiment  à un mois jour pour jour du premier tour de ce scrutin ?

Frédéric Maillot: Un de vos confrères en parlant de Vanessa, l’avait qualifié de "leurre", comme d’un appât artificiel. Nou la pa ni pou fé manz anou. Nou appartient à Croire et Oser depuis 2014. Nou lé lib, nou koné kosa nou fé, nou la decide créer nout parti par nou mèm. Nou lé le leurre de personne.

Vanessa Payet-Pignolet: Nous sommes très optimistes. C’est vrai que l’opportunité qu’on a eu de pouvoir participer à des débats a suscité une vraie adhésion de la population. Une population qu’on ne tient pas par le lien alimentaire. C’est vraiment des gens qui ont envie de croire et faire ce choix avec nous. Après je ne vous cache pas qu’une campagne est difficile parce qu’on a fait le choix justement d’être libres et de ne s’allier à personne ou à aucune grosse machine. On ne dispose pas des mêmes moyens mais à la limite tant mieux parce que nous trouvons parfois indécent l’argent qu’on gaspille pour faire campagne avec toute cette propagande électorale. On a aujourd’hui une liste qui est complète mais on a une vraie volonté de travailler avec la population. Nous avons une liste avec de vraies compétences et si des gens ont envie de nous apporter leur expertise, ils seront les bienvenus. Ce dimanche, nous serons au marché du Chaudron et nous invitons les gens à venir nous rencontrer.

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Épisode pluvieux sur une large moitié Est en fin de nuit et samedi matin, dimanche prévu plus sec et plus ensoleillé    

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Sur cette petite animation du modèle Arome on voit les nuages et les averses toucher Maurice ce soir et puis la moitié Est de la Réunion en cours de nuit et demain matin. MCIEL.METEO FRANCE.
Aujourd'hui vendredi 14 Février

➡️  La journée chaude reste lumineuse cet après-midi sur une large majorité de l'île. A 11heures pratiquement toutes les stations Météo France du littoral affichaient au moins 30°. Certes les maximales absolues ne tutoieront  pas les sommets de ces deux derniers jours au Port et la Saline mais les 32, 33° sous abri sont très probables.

➡️  Un vent modéré aère un peu le littoral Nord ainsi que vers la Possession et le Port. De l'autre côté de l'île il reste sensible mais modéré vers Saint Joseph.

➡️ La mer est agitée par le vent et reste faiblement houleuse le long des côtes du Sud sauvage.

Temps devenant humide en seconde partie de nuit sur l'Est et le Sud.

➡️ Les averses qui touchent Maurice en soirée arrivent aux portes des côtes Est et Sud réunionnaises en seconde partie de nuit.
Les régions littorales comprises entre Saint Joseph et Sainte Marie sont exposées. Les hauts du Sud et de l'Est sont également mouillés. Des débordements vers Saint Pierre et Saint Denis sont possibles.
Les pluies peuvent localement être d'intensité modérée.
Le temps reste calme sur une large moitié Ouest.
Ces averses se prolongent le matin de Samedi sur l'Est.

➡️ En cours de matinée le risque pluvieux diminue sur la moitié Est mais il augmente l'après-midi dans les hauts et l'intérieur avec le développement des nuages sur les pentes. Une évolution orageuse ponctuelle n'est pas exclue notamment dans les hauts du Sud-Ouest.

➡️ Dimanche des entrées maritimes touchent encore localement la moitié Est mais le soleil  est plus présent le matin avec quelques averses dans les hauts l'après-midi.
Le vent est faible à modéré sur le Nord et le Sud et les températures sont légèrement supérieures aux normales.


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Températures relevées sous abri rapportées par les stations de Météo France à 11heures.
Épisode pluvieux sur une large moitié Est en fin de nuit et samedi matin, dimanche prévu plus sec et plus ensoleillé

Un temps pluvieux touche Maurice en soirée et arrive aux portes des côtes de la Réunion avant la fin de la nuit.
Épisode pluvieux sur une large moitié Est en fin de nuit et samedi matin, dimanche prévu plus sec et plus ensoleillé


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Cerró Ediciones Boloña actuación en Feria del Libro con texto La Habana intangible   

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Con la presentación del texto La Habana intangible, del francés Pierre Lebret y el cubano Eduardo Angariga, cerró esta mañana Ediciones Boloña, de la Oficina del Historiador de la Ciudad, su programa de actividades en la XXIX Feria Internacional de Libro (FIL Cuba 2020).

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Blessure d’une israélienne par le jet des pierres sur la route d’al-Quds   

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Une israélienne est blessée cet après-midi suite à des jets de pierres visant sa voiture alors qu’elle traversait la région de Benjamin dans la ville d’al-Quds occupée.
          

Descubren seis fosas masivas en Burundi con seis mil cadáveres   

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NAIROBI, Kenia (AP) — Seis fosas masivas fueron descubiertas en Burundi con más de 6.000 cadáveres, el descubrimiento más grande en su tipo tras años de trabajo, informaron las autoridades el lunes.

El país de África oriental ha descubierto dichas tumbas de un pasado que incluye masacres por motivos étnicos.

La comisión para la verdad y reconciliación dijo que las fosas masivas más recientes están en la provincia central de Karusi.

La provincia cayó en crisis después de que fuera asesinado Melchior Ndadaye en 1993, el primer presidente hutu y electo democráticamente. Algunos burundeses dicen que familias tutsis fueron masacradas tras el asesinato de Ndadaye.

Pero la comisión del presidente Pierre Claver Ndayicariye dijo que los cuerpos eran de 1972, cuando muchos hutus fueron asesinados tras el fallido golpe de Estado contra el líder Micombero Michel.

Las personas enterradas en las tumbas fueron encarceladas y llevadas en camiones militares a los terrenos de ejecución, dijo Ndayicariye.

Algunos en Burundi han criticado el trabajo de la comisión y las fosas masivas que escogen para investigar. El mandato de la comisión abarca cubre los crímenes cubiertos entre la colonización alemana de 1885 a 2008, cuando el último grupo rebelde firmó un acuerdo de cese al fuego.

Emmanuel Nkurunziza, secretario de la organización tutsi, dijo que era “una vergüenza decir que miles y miles de muertos en Karusi eran hutus asesinados en 1972 cuando se sabe que en 1993 los tutsis fueron exterminados en Karusi”.

“No puedes tomar los cuerpos de los tutsis y llamarlos hutus”, agregó.

En un comunicado del lunes, una coalición de partidos políticos en exilio dijo que la comisión debería detener su trabajo porque no inspira confianza en todos los burundeses. El comunicado argumenta que la comisión fue creada para servir los intereses del partido gobernante.


          

Where is the present-day Monique Bégin in Justin Trudeau's Liberal party?   

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Image: Upstream/Facebook

The publication in 2018 of Monique Bégin's autobiography came at a useful time in Canadian politics. Entitled Ladies, Upstairs!: My Life in Politics and After​, the part of the book that raises an interesting question about the current minority Parliament has to do with her account of how the Canada Health Act finally came into being in the spring of 1984. I say "finally" because, as she fulsomely reports, it was not a foregone conclusion that the Liberal government of the day would act to deal decisively with the problem that a proliferation of extra-billing by physicians and user fees were posing to medicare only in its second decade.

Bégin has dealt in more detail with the prelude to the Canada Health Act in a previous book, Medicare: Canada's Right to Health, devoted exclusively to the issue of health care in Canada. In that book she credits the NDP, and the NDP health critic at the time, yours truly, with playing an important role in the House of Commons in keeping up the pressure on her and her Liberal colleagues to act. The newer account explains more comprehensively the nature and extent of the resistance within the Liberal cabinet and caucus to the idea of the Canada Health Act.

Part of the resistance was owed to perhaps an understandable desire to avoid the risk of opening up another front with the provinces over medicare, in a political term that was already characterized by federal-provincial tensions over the patriation of the constitution, the National Energy Program and other issues as well. Part of the problem was simply getting the prime minister's attention in those four years that came as Pierre Trudeau's second chance, following the election 40 years ago that returned him to power after he had already decided to leave following his 1979 defeat.

In this sense, the Canada Health Act is like everything else, including the Canadian Charter of Rights and Freedoms, that was accomplished between 1980 and 1984, which is to say that it might not have happened at all had it not been for the unusual circumstances pertaining to the defeat of Joe Clark's Progressive Conservative government in December 1979.  Another fortuitous circumstance was the re-appointment of Monique Bégin as minister of health and welfare, a re-appointment that enabled her to continue to work to save medicare, something she had been concerned about as the health minister before 1979 and during her brief tenure as opposition health critic.

The Tory minister of health in 1979, David Crombie, had set the stage for the Canada Health Act by commissioning Justice Emmett Hall to produce a second report on medicare, one in which he recommended penalties for those provinces who continued to permit extra-billing by physicians and user fees. It would take four years, and would almost have slipped away if some Liberals had had their way and left it as something to be promised going into the 1984 election. Bégin, wanting to get out of politics in any case, and convinced that the Liberals would lose the next election, pressed to have her legacy enacted rather than transferred to the promise bin.

It was widely believed at the time that Bégin wanted to act, but was having difficulty making it happen. I remember one time receiving a note from her after question period encouraging me to keep up the pressure because she needed it to succeed in the internal battle that she was waging.

We are at another crossroad in the future of health care in Canada as the case for a national pharmacare program becomes more and more persuasive. Promises have been made. Promises have been qualified, even weakened. Yet there is great hope that this minority Parliament might produce such a program. The NDP is strongly in favour of such an outcome, and using what leverage it might have to make it happen.

But who on the Liberal side wants to make it happen? Where is the present-day Monique Bégin, working to get her Liberal colleagues on board to do more than the covering-the-gaps limited vision that Finance Minister Bill Morneau has talked about? It's not obvious who the pharmacare advocate is, and until it is, we may have to unfortunately content ourselves with the observation that they don't make health ministers like they used to.

Bill Blaikie, former MP and MLA, writes on Canadian politics, political parties and Parliament.

Image: Upstream/Facebook

February 13, 2020

          

Antonio F. Morais, 79   

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FALL RIVER — Antonio F. Morais, age 79, of So. Dartmouth, passed away on Friday, February 14, 2020 at Charlton Memorial Hospital. He was the beloved husband of the Kathleen F. (Castonguay) Morais.Antonio was born in Faial, Azores to the late Eleuterio and Anna F. (Botelho) Morais. Antonio moved to the United States in 1956, where he had worked as a carpenter.He is survived by his wife, Kathleen; children, Pamela Henner and her husband Raymond, Alan St. Pierre and his [...]
          

Venerable Pierre Toussaint   

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Born in modern-day Haiti and brought to New York City as a slave, Pierre died a free man, a renowned hairdresser, and one of New York City’s most well-known Catholics.

Venarable Pierre Tousaint

Plantation owner Pierre Bérard made Toussaint a …

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